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Interview
.... M Herz,
proviseur du Lycée Français de Tananarive (LFT)
Cette semaine, madanight accueille 2 stagiaires du nouveau lycée Francais d'Ambatobe. Nous souhaitons donc la bienvenue à Louise et à Magali sur le site. Lycée Francais dites vous ? Et bien, voici donc un sujet de reportage tout trouvé pour nos 2 journalistes en herbe!Interview de M. Herz, proviseur du Lycée Francais de Tananarive, sise à Ambatobe.
Madanight : M. Herz, bonjour et merci de nous accueillir aujourd’hui, au lycée Français d’Ambatobe
M. Herz : Bonjour !
 Madanight : Tout d’abord, le lycée français de Tananarive, en quelques mots, en quelques chiffres
M. Herz : Le lycée en quelques chiffres : 1508 élèves, 113 enseignants, 80 personnels de service, 100 internes, 650 demi-pensionnaires. Voilà pour les quelques chiffres statistiques. Ce qui peut être également intéressant est de savoir qu’il y a 95% de résultats positifs au baccalauréat, baccalauréat général, technologique, professionnel, 100% de réussite au brevet et au BEP, 92% de réussite au brevet des collèges. Nous avons donc ici un établissement qui nous donne de très bons résultats et surtout qui a un projet d’établissement qui permet la prise en compte de tous les élèves, de tous les publics et de trouver une solution positive pour chacun d’entre eux.
Madanight : De quelle année date le lycée ?
M. Herz : En ce qui concerne Ambatobe, la première installation date de 1997.
Madanight : Quelles raisons vous ont poussées, en quelques sorte, à déménager de l’ancien lycée?
M. Herz : Les locaux occupés par l’ancien lycée français n’étaient la propriété ni de la France ni de la structure, donc il convenait quelque part d’avoir un espace qui corresponde et qui appartienne véritablement au lycée français. Et d’autre part le manque de place car les effectifs moyens de l’ancien lycée tournait autour de 1100, 1200 élèves maximum, ici on a fait quand même un bond quantitatif.
 Madanight : Mais plus précisément, pourquoi cet espace d’Ambatobe?
M. Herz : Ambatobe, tout simplement parce qu’il fallait suffisamment d‘espace, il nous fallait un site agréable, pas trop pollué par rapport à la ville et finalement c’est ce site qui a été retenu.
Madanight : L’enseignement commence en sixième ici je crois. Pour le primaire, quels sont vos liens avec les écoles dite « primaires françaises » ?
M. Herz : Le lycée français fait partie du groupement des établissement en gestion directe de Tananarive qui comprend le LFT et 4 écoles : une un peu éloignée, Ambohibao sinon les trois autres sont relativement proches : Ampefiloha, Ampandrianomby et Analamahitsy.
Madanight : Quelles sont les conditions d’accès par exemple pour les gens qui viennent de France ? Que doivent-ils faire ?
M. Herz : Il faut qu’ils soient dans le système français, que l’on vienne de Madagascar, de l’étranger ou de France. Il faut déjà être issu du système français et à ce moment là, on a donc un passage automatique dans la structure. Sinon pour ceux qui ne viennent pas du système français, on leur fait passer un test de positionnement ou un examen qui nous permet de les situer et de les placer dans un niveau qui correspond à ce qu’ils sont capables de suivre.
Madanight : Parlons un peu des choses qui fâchent, au niveau des écolages comment çela se passe ?
M. Herz : Nous sommes dans un établissement en gestion directe ce qui fait que c’est l’agence de l’enseignement français à l’étranger qui arrête les écolages et qui les détermine. Ceux-ci sont faits tout simplement en fonction du coût de la structure avec tout de même une participation importante de la France en dehors des écolages. Les écolages représentent 25% du fonctionnement de la structure et 75% est donné par l’Etat.
Madanight : Prenons l’exemple concret d’une famille française qui vient de France et qui souhaite s’installer à Madagascar ; que doivent-ils prévoir pour un élève ?
M. Herz : Sur le plan financier en fonction des niveaux cela va tourner autour de 1000 et 1200 euros
par an, en fonction du niveau de l’élève.
Madanight : A propos du baccalauréat quelles sont les séries que vous proposez ?
M. Herz : Alors, et ça c’est un plus pour nos élèves, nous leur offrons un panel relativement intéressant : de la série littéraire, la série économique et sociale, la série scientifique, la série technologique et tertiaire, et depuis un an maintenant la série professionnelle de comptabilité toujours au niveau du baccalauréat et cela pour donner à nos élèves la possibilité de faire des études jusqu’au bac et ensuite s’intégrer dans l’économie du pays. On peut aussi dire que l’on a développé depuis trois ou quatre ans maintenant les options : on peut faire du latin, du grec. Nous avons aussi développé les langues vivantes renforcées ainsi que certaines options que l’on peut passer au bac comme le théâtre, la natation, la musique, les arts plastiques… on donne un coup de pouce sensible à ce niveau-là de manière à ce que les élèves aient un maximum de chance de passer.
Madanight : Du malgache peut-être ?
M. Herz : Effectivement, le malgache existe comme une langue vivante rare, c’est une option facultative, avec le coefficient 2, ce qui peut-être effectivement très intéressant. Le malgache est obligatoire de la sixième à la seconde ensuite il est facultatif.
Madanight : Parlons de l’après bac, est-ce que vous avez des éléments d’informations sur ce que deviennent vos élèves?
M. Herz : Oui, 95% des élèves poursuivent leurs études en France ou à la Réunion, quelques-uns poursuivent leurs études ici dans des structures de qualité, ou aux Etats-Unis, au Canada et certains en Angleterre.
Madanight : Avez vous eu des échos d’anciens élèves qui sont revenus et qui ont été amenés à exercer des postes à responsabilité ici à Madagascar?
M. Herz : Absolument ! D’ailleurs nous avons aussi une association d’anciens élèves à Paris avec un relais à Tana qui s’appelle Tera, qui nous montre un peu ce que deviennent nos élèves. Ce que nous savons statistiquement c’est qu’au bout de deux années, parce qu’on a beaucoup d’élèves qui font des classes préparatoires dans d’excellentes conditions et qui intègrent suivant les années, polytechniques, centrales, bref du très bon niveau, très haut niveau même.
 Madanight : On passe le bonjour à nos amis de Tera
( http://www.teralft.org
) qui d’ailleurs organisent la soirée annuelle des anciens du lycée en France le 22 avril 2005
prochain [NDLR : le bal annuel du LFT aura d’ailleurs lieu à la même date]. Passons aux infrastructures sportives : que proposez-vous ?
M. Herz : Nous proposons la natation et un mur d’escalade : l’association sportive est train de se développer de manière remarquable dans tout ce qui est sport co. Je pense d’ailleurs au foot, au basket où nous avons de très bon résultats là-dedans car on rencontre des équipes des établissements homologués de la capitale, et il y en a pas mal, mais également nos établissements partenaires parce que nous avons un vrai projet et une ouverture de l’établissement : il n’est pas question, même si on est à Ambatobe, bien que le site soit beau, de rester enfermé dans notre bulle. Nous sommes à Madagascar et la moindre des choses quand on est dans un pays autre est de s’ouvrir aux autres. C’est pour ça qu’on le fait dans différents domaines au niveau de l’adaptation des programmes en histo-géo, en lettres c’est fait, on attend la validation de Paris qui va venir et qui nous permettra de contextualiser davantage nos enseignements. Et puis en terme de coopération éducative on élabore et on travaille avec des collègues de gros lycées malgaches (Rabearivelo, Jules Ferry) sur par exemples la production de manuels de mathématiques, à l’intention de nos amis. Nous travaillons aussi sur des projets communs, comme le théâtre ou sur le rallye mathématiques…C’est un aspect que l’on développe de plus en plus ici, même si on est bien un lycée français, on est un lycée français à Madagascar.
Madanight : Beaucoup de projets donc ?
M. Herz : Ah oui !!
Madanight : Pour conclure l’interview, le mot de la fin pour les internautes et les personnes qui vont vous lire
?
M. Herz : Le mot de la fin, écoutez, je crois que c’est la réussite de l’élève, la réussite de TOUS les élèves, et pour nous c’est ça qui nous intéresse: nous n’admettons pas l’échec, que l’un de nos élèves soit laissé sur le bord de la route !
El Man -
Louise - Magali - Droits de reproduction et de diffusion interdits
© Madanight.com., Madagascar, Avril 2005
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