Le Coton à Madagascar |
Panorama 2003 |
Historique
Le coton est connu depuis fort longtemps à
Madagascar, probablement introduit par des émigrants venus d'Afrique
ou d'Inde. On trouve d'ailleurs en de nombreux endroits des
cotonniers pérennes (Gossypium punctatum et arboreum). Les
tentatives d'extension effectuées une première fois au début du
siècle (1903-1906) sur la côte Ouest puis, à nouveau, de 1926 à 1933
dans la région du lac Alaotra s'avérèrent infructueuses.
Ce n'est qu'en 1955,
avec l'intervention de la CFDT et à la suite des essais
satisfaisants conduits depuis 1950 par l'IRCT (Caisse de
Stabilisation des Prix du Coton et la Recherche cotonnière),
que l'utilisation d'insecticides de synthèse a permis un démarrage effectif
d'une production cotonnière limitée dans un premier temps à la culture pluviale ou
irriguée principalement dans le sud pour s'étendre par la suite au Nord-Ouest
où la culture prendra une grande extension
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Production/LocalisationIl y a
deux récoltes de coton à Madagascar. La production de coton
dans le nord est plantée dans les riverbeds en mars après que
les pluies s'abaissent, et moissonnée en Aout /septembre. Dans
le sud toute la production est plantée en novembre et
moissonné en mai/juin.
En 1970, 16 800 tonnes (sur une surface
de 9 000 ha) couvraient les besoins en textile local. 26 % de
la production était assurée par le paysannat, 18 % par les
fermes d'Etat, et 56 % par le secteur privé moderne. En 1998,
cette production atteint le chiffre de 27 000
tonnes .
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Compétitivité dans l'industrie du textile
Madagascar dispose de deux éléments essentiels de
compétitivité en matière d’industrie textile. En effet, la Grande
Ile est productrice de la matière première principale du textile, à
savoir le coton. Ensuite, le pays bénéficie d’un avantage comparatif
en terme de coût de l’énergie, fonctionnant avec le système
hydroélectrique, l’énergie à Madagascar se prêtant mieux aux
montages des unités de filature-tissage |
Le paysage industriel du textile Historique
Dans les
années 80, Madagascar comptait 6 grandes unités textiles: COTONA ou société Cotonnière
d'Antsirabe SOTEMA à Majunga SOMACOU
(Société Malgache de Couverture) à Antananarivo SUMATEX, basé à
Tuléar SAMAF (Société Anonyme Malgache d'Applications du Fil) à
Antananarivo
FANAVOTANA - FILATURE ET TISSAGE
Actuellement, Madagascar ne
compte plus que 4 sociétés de filature opérationnelles : COTONA,
SOMACOU, SAMAF, FANAVOTANA. La SUMATEX a fait faillite après
quelques années d'activité, et la SOTEMA a fermée ses portes en
1997. La SOTEMA, qui a employé plus de 2 800 personnes, a fermé ses
portes pour des difficultés financières importantes. Cette unité
industrielle était une société d'état mixte. Elle a été fondée en
1968. En 1996, son capital s'élevait à 3 510 675 000 Fmg. En Juillet
1997 l'Etat malgache a projeté de reprendre les activités de la
SOTEMA avant la fin de l'année. Les plans de reprise des activités
ont été mis à la dispositions des opérateurs intéressés auprès du
Ministère de l'Industrialisation et de l'Artisanat (MIA). Notons que
les créances de la SOTEMA sont évaluées à 130 milliards
Fmg. Les 16
milliards de la JIRAMA font partie de ces dettes. Le non
remboursement de ces 16 milliards a engendré un litige entre la
JIRAMA et la SOTEMA qui a abouti à la fermeture de cette dernière.
La SOTEMA a été reprise courant 1998 et racheté par le Groupe
SOCOTA (auquel appartient la COTONA), mais peu d'informations sont
encore disponibles sur la stratégie adoptée.
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La "success story" du Vakinankaratra
"On ne peut parler du
Vakinankaratra sans évoquer Cotona".
La Cotonnière
d'Antsirabe est, en effet, le "success story" de cette région
dont les artisans ne sont autres que la famille Ismail. |

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La Cotona a été créée en 1951 et reprise par la
suite par cette famille d'origine indienne et de
confession ismaélienne établie à Madagascar depuis trois générations.
Le groupe SOCOTA crée en 1957 a aussi été repris par la
famille Ismail en 1979 avec une participation de 50,25% de
l'État, mais la gestion est restée privée. SOCOTA groupe
deux divisions à Madagascar : le COTONA et le PNB. La Cotona
est l'un des principaux employeurs de l'île, mais elle est
victime de l'invasion de la fripe importée par bateaux entiers
au début des années 1990. |
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La Cotona en quelques chiffresLe marché local
des textiles s'élève en 1990 à 7500 tonnes dont 1900 tonnes
constituées d'importation.
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L'importation des textiles est croissante :
en 1988 : 850 Tonnes
en 1990 : 1900 tonnes en 1991 : 3000 Tonnes
- La COTONA employe aujourd'hui 3000
personnes.
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60 millions de mètres de textiles
sont produits par année.
COTONA domine le
marché de matière intérieur pour le coton et des matières
synthétiques, 20% sont consacrées à la consommation locale du
coton à Madagascar et 55% sont livrés à l'exportation.
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Le CCB a lui seul (Cultures de cotonnières
de la Bemarivo, faisant partie lui aussi de la COTONA ) a
produit en 1989 dans la région de Port-Bergé 7000 tonnes de coton
(sur 2300 ha de terrains). Cette récolte est complètement traitée
par la COTONA. |
L'actu de la COTONA |
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Ils ont dit
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"Cette verticalisation s'inscrit en outre
dans la logique promue par l'AGOA et la Convention de Cotonou.
Aujourd'hui, 30 % du marché textile est contrôlé par seulement dix
chaînes de distribution. Or celles-ci sont de plus en plus
demandeuses d'un service en quasi temps réel. C'est pourquoi, elles
attendent de leurs fournisseurs qu'ils leur proposent des offres
multi-produits. Dans ce contexte, la verticalisation apparaît
indispensable. Depuis que l'AGOA a été promulguée, les entreprises
franches des pays directement concurrents de Madagascar ont
considérablement accru leur chiffre d'affaires sur le marché
américain. " Sélim ISMAIL, Président de
COTONA Colloque sur
Madagascar
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"Cotona fait
partie du GEM..."
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COTONA (La Cotonnière d'Antsirabe) Pk. 169 Route
d'Ambositra B.P. 45 110 Antsirabe Tél.: (261-4) 494-22 / 257-93
Fax: (261-4) 492-22
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L'avenir du
textileLa
fabrication de vêtements à Madagascar se développe rapidement.
Madagascar a tiré bénéfice de son histoire commune
avec la France et d'autre part, la grande ile bénéficie
aussi d'une proximité géographique avec les îles Maurice.
Alors que le cout du travail à Maurice commencait a devenir
cher et rare, beaucoup de compagnies étrangère ont préféré se
tourner vers Madagascar. |
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| 110 entreprises impliquées dans la fabrication
de vêtement sont implantées aujourd'hui à Madagascar, dans
la zone franche . Leurs capacités courantes de
production sont estimées à 50 millions de pièces de
vêtements tissés (pantalons, chemises) et 70 millions de pièces de
vêtements tricotés (t-shirts, tricots et chandails). Tous ces
entreprise de la zone franche spécialisées dans l'exportation
sont situées autour de la capitale. Les ouvriers de la
zone franche gagnent en moyenne 50 EUR par mois, revenu nettement supérieur au
revenu moyen national. Dans le cadre de l'AGOA, les
exportations vers les USA ne cessent d'augmenter, offrant
ainsi d'excellentes perspectives de croissance pour des
entreprises comme la COTONA. |
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