Fano. Invité
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Posté le: Mar Mar 09, 2004 23:49 Sujet du message: Zana-dambo |
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Auteurs: Fano.
Date: 10-03-04 00:31
Miarahaba.
Ny lambo dia lambo, tsy mihemotra. Ny ZO ao anatiny FAHAMARINANA no takiana.
Ary iza daholo no nangalatra ny volan'ireo mahery fo ?
Ary maninona ianareo ao @ Tim ao (Dago, Frantsa) no tsy miteny, tsy mivolana mombany zana-dambo ?
Sa izay tapaky ny Filoha dia MARINA daholo ?
Mahafaty anareo angaha ny mijoro sy maneo ny hevitrareo fa toa vitany takoritsika fotsiny ? Fantatray fa mankasitraka ny hetsika ataony zana-dambo ianareo fa manao adiny kanosa.
Samy mpanohana sy mpiaradia itsika fa mba LEHILAHY. Rehefa tsy mahavitazy dia MIALAHA fa mahamenatra.
Vu sur Le Courrier international
ANTANANARIVO, 8 mars (AFP) -
En 2002, il s'était battu pour installer au pouvoir l'actuel président de Madagascar Marc Ravalomanana. Aujourd'hui, Georges Randimbiarijaona, 47 ans, porte-parole des réservistes, descend dans la rue pour avoir des indemnités conséquentes.
Depuis environ un mois, les réservistes, se sentant oubliés par leur ancien "chef", manifestent régulièrement dans la capitale Antananarivo pour faire entendre leurs voix et demander un minimum de gratitude de sa part.
Georges Randimbiarijaona travaillait à la Poste lorsque la crise a éclaté entre les deux candidats à l'élection présidentielle de décembre 2001, le président Didier Ratsiraka et le maire d'Antananarivo Marc Ravalomanana.
Les deux candidats affirmaient avoir remporté le scrutin dès le premier tour. Un bras de fer politico-militaire, long de six mois, s'est alors engagé entre les deux hommes. Le maire de la capitale en est sorti vainqueur et s'est installé dans le fauteuil présidentiel, à la mi-2002.
George soutient M. Ravalomanana dès le début. "Je pensais qu'avec lui, nous serions libres, j'avais de grands espoirs", explique-t-il dans un entretien avec l'AFP.
Le 6 avril 2002,obiliser des volontaires, qu'on appellera réservistes. Quelque 2.500 hommes répondent à l'appel, comme Georges qui reçoit son uniforme le 9 mai. Il devient 2è classe, mais n'est pas armé.
Avec ses camarades, il est chargé d'installer les ministres de Marc Ravalomanana dans les ministères repris à Didier Ratsiraka et de protéger la Banque centrale en faisant un bouclier humain.
"Je n'ai jamais eu peur pendant ces opérations, car nous étions sûrs de nous, le peuple nous donnait beaucoup de courage", confie-t-il.
Son fait d'arme : la prise de la Primature (siège du gouvernement), toujours occupé par Tantely Andrianarivo, le Premier ministre de Didier Ratsiraka.
A 02h00 du matin, un dimanche, Georges et une cinquantaine d'autres réservistes, seulement armés de huit kalachnikov, prennent le palais par surprise.
"La seule fois où j'ai craqué, c'était lors d'une mission à Manakara (port sur la côte est). On devait intercepter un navire plein de pétrole dans le port. Mais les miliciens qui tenaient le barrage à l'entrée n'avaient même pas 18 ans. Je ne pouvais pas me battre contre des gosses" explique Georges.
Après le départ en exil en France de Didier Ratsiraka, en juillet 2002, et la reconnaissance internationale de Marc Ravalomanana, les réservistes voient leur mission prolonger par décret présidentiel.
Georges effectue alors des opérations de protection des raffineries, des ports, des convois de vanille. Mais sa solde de 5.000 ariary (2,8 euros) par jour tombe à 3.000 ariary (1,6 euro) par jour et elle est versée de façon irrégulière.
"Nous, on se considère comme des militaires à part entière, on devrait avoir les mêmes droits qu'eux", affirme Georges qui est devenu le porte-parole des réservistes lorsque Marc Ravalomanana a décidé de les démobiliser le 31 décembre 2003.
Aujourd'hui il ne travaille pas. Il passe toutes ses journées à organiser des rassemblements et des manifestations avec le millier de réservistes en colère.
Ils ont reçu une "prime de gratitude" de 200.000 ariary (112 euros) de la part du président, mais ils estiment que ce n'est pas assez.
Georges n'a pas encore restitué son uniforme, comme l'exige le ministre de la Défense. Il veut se battre juste qu'au bout pour obtenir les indemnités qu'il mérite, selon lui.
"Beaucoup d'hommes politiques de l'opposition nous ont contactés depuis le début de la grogne, mais nous ne sommes pas récupérés par des politiciens, affirme-t-il, nous voulons seulement de l'argent". |
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