La KOBAMA face a la presse



 
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madagascar
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MessagePosté le: Dim Sep 14, 2003 1:19    Sujet du message: La KOBAMA face a la presse Répondre en citant

La Gazette de la grande ile a écrit:
APRES COTONA

Kobama dans le collimateur

A bien des égards, le régime Ravalomanana affiche une détermination sans faille de s’attaquer aux délits économiques. En faisant « des mesures » d’assainissement - à sa manière et à son style - bien qu’elles fassent l’objet de critiques – le chef de l’Etat entend donner un gage de garanties aux bailleurs de fond quant à la lutte contre la pauvreté et la lutte contre la corruption.

Ainsi, après la « mise en demeure » de la Cotona, voilà qu’une autre grande entreprise se trouve dans le collimateur des dirigeants. Il s’agit de la Kobama, la principale minoterie de Madagascar, dirigée par un jeune et dynamique industriel, Edgar Razafindravahy qui émerge de plus en plus dans le monde des affaires. En effet, suite à une « enquête » menée par des hauts responsables, des actions publiques seraient en cours pour que l’Etat recouvre ses créances auprès de la Kobama. Toutefois, on ignore à quel département est confié cette tâche. Elle serait laissée soit à la direction de la lutte contre la grande délinquance financière et économique (rattachée au ministère de la Sécurité publique), soit à la cellule d’investigation, de poursuite, de surveillance et du recouvrement (au ministère de l’Economie, des Finances et du Budget). Tout cela ressemble à une chasse aux sorcières, version économique…

D’après certains responsables, l’action en recouvrement des créances commerciales n’est éteinte qu’au-delà de dix ans, contrairement aux créances fiscales dont le délai de prescription est de trois années. Des indiscrétions font, en effet, savoir qu’on est en train d’éplucher des documents financiers sur les paiements faits par la Kobama auprès de l’Etat. Car, du temps de la RMMF (Régie malgache des monopoles fiscaux) en 1996, un contrat fut établi avec la Kobama pour la transformation de blé en farine et une partie des prix de vente devait revenir à la RMMF. Soit les prix de cession.

Au début, la Kobama a demandé une échéance de paiement. Ce qui fut fait.

Reste à savoir si la société a réussi à honorer entièrement ses engagements auprès du Trésor public. Comme la RMMF fut libéralisée en 1997, une enquête serait en cours sur la suite des actions. S’il y eut vraiment non recouvrement des créances publiques, cela présente un important manque à gagner à l’Etat.

A part cette question de paiement de prix de cession, on s’interroge aussi si la Kobama a déjà payé les loyers de la minoterie de Toamasina. Celle-si est un bien de l’Etat, et la Kobama n’est que locataire.

Une autre affaire, apprend-on, est aussi évoquée à propos de cette société et elle porte sur le processus de sa création. Le doute persiste sur le montage financier effectué entre des responsables de la compagnie d’assurances Aro et sa filiale Fiaro. Un véritable gymnastique financier. En fait, Fiaro a vendu officiellement les actions d’Aro à la Kobama alors que la maison mère (Aro) n’était pas d’accord. On parle même d’un emprunt d’environ 11 milliards de Fmg à l’ex-BTM. Et dont son remboursement reste à vérifier.

Facétie du hasard ou pure coïncidence ? Cotona et Kobama, ont tous deux, des liens contractuels avec la compagnie Aro

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Dernière édition par madagascar le Mer Sep 17, 2003 0:29; édité 3 fois
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Posté le: Dim Sep 14, 2003 1:19    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Lun Sep 15, 2003 7:57    Sujet du message: Kobama porte plainte Répondre en citant

Citation:
A propos de “collimateur” (voir article ci dessus)

“Kobama SA ” porte plainte contre “La Gazette de la Grande Île”

Vis à vis de la Financière Aro (Fiaro), pour les conditions et les modalités d’acquisition de ses parts dans la Kobama; de la BTM, pour un prêt intégralement remboursé; de la Régie Malgache des Monopoles Fiscaux (RMMF), pour une créance en nature sur un stock de blé; et, enfin, de l’Etat, propriétaire du terrain et des murs du silo de Toamasina, la minoterie Kobama Sa est parfaitement en règle et le prouvera devant les tribunaux.

Cet article entièrement allusif, sans que jamais aucune source ne soit citée, revêt un caractère délibérément mensonger et malfaisant dans le but de nuire, donc diffamatoire, de nature à porter un préjudice moral et financier certain à cette société privée et à ses dirigeants.

Pour ces raisons, “la Kobama Sa a décidé de porter plainte en diffamation contre le quotidien “La Gazette de la Grande Ile”, afin de demander réparation à la justice du préjudice subit”, a expliqué à la rédaction, pièces à l’appui, la direction de la minoterie, samedi en fin de matinée.

L'Express de Madagascar

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MessagePosté le: Mar Sep 16, 2003 7:42    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Kobama: "C’est l’Etat qui nous est redevable" selon le PDG

Réagissant face aux articles parus ces derniers jours dans le quotidien La Gazette de la Grande Ile, le PDG de Kobama, Edgard Razafindravahy a organisé hier un point de presse au cours duquel il a donné un certain nombre d’explications, preuves à l’appui, sur sa société.

La Kobama, un des fleurons de l’industrie locale n’a rien à se reprocher a-t-il notamment expliqué en annonçant par exemple que sur certains points, c’est l’Etat qui est redevable à cette société.

En tout cas, selon son PDG Edgard Razafindravahy, l’acquisition de la Kobama a été effectuée en toute régularité. « En 1989, l’Etat s’est- engagé dans la privatisation de la Kobama, dont les actions majoritaires ont été cédées à Fiaro. Par la suite, nous avons racheté les actions de Fiaro, une entreprise privée qui a fait une offre publique » a expliqué le jeune PDG de la Kobama pour faire entendre que, d’une part la Kobama n’a rien à voir avec Aro et que d’autre part, l’acquisition de la Kobama a été réalisée sur la base d’un contrat entre opérateurs privés.

Sur ce contrat d’ailleurs, il devait expliquer que Fiaro ayant exigé un paiement au comptant du prix de cession, il devait emprunter à la banque pour y faire face. Avant d’expliquer que la BTM est déjà remboursée. Edgard Razafindravahy a par ailleurs expliqué que, concernant la minoterie de Toamasina, un solde débiteur de l’Etat dans les comptes de la Kobama, après une opération d’installation par ses soins d’une nouvelle minoterie en remplacement de la vieille minoterie russe sur un terrain appartenant à l’Etat.

Edgard Razafindravahy a également affirmé que les personnalités citées comme Pascal Rakotomavo, Nirina Andriamanerasoa, ou encore Naivo Ramamonjisoa n’ont pas des relations avec la Kobama. « Pascal Rakotomavo, qui est pour moi un Raimandreny, est une personne à respecter puisqu’il ne faut pas oublier qu’il était le premier promoteur de la Kobama quand cette dernière était encore une société d’Etat » En tant qu’opérateur économique nous travaillons avec le régime qui est en place comme nous l’avons toujours fait avec tous les pouvoirs qui se sont succédé.

Notons que Kobama a porté plainte pour diffamation contre la Gazette de la Grande Ile

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MessagePosté le: Mar Sep 16, 2003 12:40    Sujet du message: Répondre en citant

La Gazette DGI a écrit:


KOBAMA: Une autre « affaire » ?

L’article 102 de l’ordonnance du 14 septembre 1992, définit la diffamation comme toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne à laquelle le fait est imputé.

La jurisprudence exige un fait précis dont la preuve puisse être aisément rapportée.

Et sur l’atteinte à l’honneur ou à la considération, l’article 102 de l’ordonnance du 14 septembre 1992, qui, définissant la diffamation, exige une atteinte effective à l’honneur de la personne visée. En fait, si l’actuelle société KOBAMA avance que tout est en règle, aucune loi ne s’oppose à ce que les informations antérieures ne soient évoquées. Plus, en diffusant des informations sur l’actuelle KOBAMA, l’auteur de l’article s’est bien documenté. Mieux encore, il a enquêté et, ce faisant, a obtenu une information d’une personne habilitée en ce domaine, comme quoi une action publique est en mouvement à l’encontre de la KOBAMA.
Par ailleurs, l’ouvrage de Serge Zafimahova, intitulé « Le jeu de Fanorona » est particulièrement net à cet égard. On peut y lire des analyses informatives relatives à la KOBAMA et ses partenaires.
En second lieu, il est constant que l’actuelle KOBAMA a eu connaissance des affaires de la KOBAMA de l’époque. De nombreuses déclarations à la presse s’en sont suivies. Par exemple, en 2000, il a été rapporté que « quant à la minoterie KOBAMA, la baisse progressive de sa part de marché (estimée à 60% en 1997 et à 30% environ pour cette année) et une production nationale de blé, qui n’a jamais décollé, pose des problèmes d’échelle économique quant à la transformation locale ».

L’actuelle KOBAMA ne peut donc se prévaloir d’une atteinte à son honneur car elle ne saurait à la fois approuver la conduite de ceux qui ont dirigé avant elle la KOBAMA de l’époque et affirmer que cette imputation la déshonore. Elle ne peut non plus se plaindre d’une atteinte à sa considération.

L’atteinte à l’honneur ou à la considération est un élément constitutif du délit de diffamation publique. Il fait défaut en l’espèce. Et si un procès devait intervenir, il y a lieu, en conséquence, de relaxer le prévenu des fins de la poursuite. Il s’en suit que la partie civile doit être déclarée irrecevable en ses demandes, fins et conclusions.

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MessagePosté le: Mer Sep 17, 2003 0:27    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Les attaques successives portées par" "La Gazette de la Grande île" (éditions 156 et 157) à l'endroit de la Kobama Sa ont finalement amené le Pdg de cette dernière, Edgard Razafindravahy, à sortir de la réserve qui lui est bien connue, pour expliquer aux quelques journalistes qu'il a rencontrés, les raisons qui l'ont poussé à poursuivre ce quotidien devant les tribunaux pour diffamation

En effet, pendant cette rencontre, il a repris point par point toutes les allégations de "La Gazette" pour les réfuter - pièces à l'appui et portées à la connaissance des journalistes présents - et démontrer le caractère mensonger et diffamatoire de ces articles.

Ainsi, concernant les conditions et modalités d'acquisition des parts de la société Financière Aro (Fiaro) dans la Kobama en 1995, Edgard Razafindravahy a expliqué que c'était une opération financière privée qui s'est faite en bonne et due forme, étant donné qu'il est entré dans le capital de la Kobama en tant qu'actionnaire (majoritaire) privé. A ce titre, il n'a rien à voir dans ce qui s'est passé entre Fiaro et Aro, en 1988-1989, quand Aro avait vendu à Fiaro, les actions de la Kobama qu'elle détenait, dans le cadre de sa privatisation.

Le Pdg de la Kobama a même ajouté que le processus de privatisation de cette unité industrielle peut être considéré comme un modèle, car elle tient encore debout aujourd'hui, ce qui est loin d'être le cas de nombreuses sociétés d'Etat, après leur privatisation.

PRÊT INTÉGRALEMENT REMBOURSÉ

Quant au mode d'achat de la Kobama, le journaliste de "La Gazette" a émis quelques doutes sur le montage financier qui a permis de le financer. L'actionnaire majoritaire de la Kobama ne réfute pas, au début, l'existence d'un prêt bancaire souscrit auprès de la Btm car Fiaro avait exigé d'être payé au comptant. Mais il a prouvé qu'à ce jour, ce prêt est intégralement remboursé. La preuve en a été fournie par la présentation des différents actes et attestations de non-engagement (main-levée d'hypothèque, main-levée de nantissement de matériels et outillage ...) délivrés par la Btm elle-même.

En ce qui concerne la soi-disant créance en nature sur un stock de blé de la Régie malgache des monopoles fiscaux (Rmmf), Edgard Razafindravahy a rappelé qu'avant la libéralisation de la filière, seule la Rmmf avait latitude d'importer du blé. A cette époque là donc, la Kobama était payée pour usinage à façon. C'est seulement après la libéralisation de la filière blé/farine que la Kobama a pu importer directement la matière première qui lui était nécessaire pour tourner. Lors de la libéralisation de la filière, les parties prenantes ont signé une convention (du 7 août 1995) qui les engageait, chacune de son côté, à promouvoir la filière en question. Aussi, dans l'un des avenants de la convention, l'Etat "s'engageait à prendre les mesures politico-économiques nécessaires en vue de soutenir les acquis de la filière". Parmi ces engagements, on peut citer "l'effacement des dettes de la Kobama envers la Rmmf". En contrepartie, la Kobama s'est engagée "à maintenir le prix de la farine à un certain niveau sur le marché local".

PAS DE DIFFÉREND AVEC L'ÉTAT

Tous ces accords ont été mis noir sur blanc avec la signature de l'État (Avenant N°2 du 17 novembre 2000).
Enfin, en ce qui concerne la minoterie de Toamasina, Edgard Razafindravahy a précisé que si l'Etat est bien propriétaire du terrain et des murs, le matériel qui y est installé lui appartient bel et bien. A ce titre, les travaux qui y sont effectués doivent-être rémunérés. La compensation entre les frais de location du local et les travaux effectués présente un solde en sa faveur qui est actuellement estimé à plusieurs milliards de francs. En fin de compte, et sur la base de la facture dernièrement présentée à l'Etat, c'est ce dernier qui doit de l'argent à la Kobama, et non le contraire.

Mais comme il l'a dit lui-même, il n'existe pas le moindre différend entre lui et l'Etat ou ses représentants. Et d'ajouter que "toute provocation visant à en créer ne marchera jamais avec lui". Il en est fortement convaincu dans la mesure où il se positionne uniquement en tant qu'opérateur économique, sans la moindre visée politique.
Et dans le même esprit, il considère que l'Etat est un "raiamandreny" pour les opérateurs économiques".

A ce titre, il doit les aider étant donné que l'Etat fait appel aux investisseurs étrangers pour le développement économique de Madagascar, pourquoi ne commencerait-il pas par les investisseurs nationaux, s'est-il demandé.

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