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elman Madanaute expert(e)

Inscrit le: 20 Nov 2002 Messages: 4765 Localisation: madagascar
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Posté le: Mer Sep 03, 2003 0:51 Sujet du message: la Cotona a remboursé 11 milliards fmg |
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| Citation: | "La COTONA devra s’exécuter d’ici un mois"
Comme d’habitude, le Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, Andriamparany Benjamin Radavidson, s’est chargé une fois de plus d’apporter des éclaircissements sur les « mesures présidentielles » entonnées lors des discours du President dans ses tournées nationales. Hier, au siège social de la l’Assurance Aro à Antsahavola, le cas COTONA a été l’objet de la rencontre avec la presse.
Ainsi, faute de volonté de négocier de la part de COTONA, l’Etat a pris la décision d’imposer à cette société un délai de trente jours pour rembourser un emprunt contracté auprès de la société d’assurances ARO de près de 11 milliards fmg. De plus, cet emprunt a été déjà exigible depuis 2001. Selon le ministre, l’Etat est habilité à exiger ce paiement étant donné qu’il est l’actionnaire majoritaire de ARO et dans le cas où d’ici un mois la COTONA ne s’exécute pas, des « mesures adéquates seront prises ». C’est dans ce sens que Andriamparany Radavidson a confirmé les propos de Marc Ravalomanana à Ambatondrazaka, avant d’ajouter que ce cas marque le commencement d’un « assainissement de la relation entre le public et le privé ainsi qu’une politique de recouvrement des dettes ». Actuellement, ARO totalise 46 milliards de fmg de créances vis-à-vis des entreprises dites défaillantes. Quant à sa mission au Kenya, le ministre a rapporté qu’il venait de signer un accord de partenariat avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) pour un montant de 6 millions de dollars. Cette somme sera affectée à l’adduction d’eau et l’assainissement dans les villes de Manjakandriana et d’Ambalavao. Concernant la politique de détaxation, qui est effective depuis hier, le ministre a affiché son optimisme et encourage davantage les investisseurs à faire preuve de créativité « commerciale » pour faire face à une concurrence qui s’annonce rude. En effet, ne tenant pas compte des stocks existant avant septembre, il exhorte chaque commerçant potentiel d’intégrer le marché et de saisir l’opportunité au cas où certains s’obstinent à maintenir des prix élevés. Il a aussi posé la règle du jeu régi par la loi de l’offre et de la demande et perspective de l’enlèvement de toute barrière tarifaire en 2008 dans le cadre de la mondialisation. De plus, le ministre s’engage à maintenir le prix à un niveau raisonnable sans aller à la déflation qui pourrait constituer un facteur de blocage pour les investisseurs, a-t-il précisé. En gros, le ministre lance un appel au bon sens de chaque citoyen pour épauler l’Etat dans cette voie d’autant plus que « c’est la première fois à Madagascar qu’un gouvernement a eu le courage de prendre une décision d’une telle envergure ». |
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Dernière édition par elman le Jeu Sep 11, 2003 10:59; édité 5 fois |
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Posté le: Mer Sep 03, 2003 0:51 Sujet du message: Publicité |
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madagascar Madanaute expert(e)

Inscrit le: 30 Juil 2003 Messages: 284 Localisation: Antananarivo
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Posté le: Jeu Sep 04, 2003 9:34 Sujet du message: |
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Dans un encart publicitaire, paru hier dans la presse, la direction générale de la Cotona a confirmé à l'opinion publique l'existence d'une « convention de prêt hypothécaire » d'un montant de 11 milliards environ entre elle et la société d'assurances Aro. Mais, contrairement à ce qui a été avancé officiellement par l'Etat, elle a révélé que cette convention porte la date du 24 janvier 2003 (et non en 2001) "établie sur cinq ans avec des échéances précises et des garanties réelles". Dans un encart publicitaire, paru hier dans la presse, la direction générale de la Cotona a confirmé à l'opinion publique l'existence d'une « convention de prêt hypothécaire » d'un montant de 11 milliards environ entre elle et la société d'assurances Aro. Mais, contrairement à ce qui a été avancé officiellement par l'Etat, elle a révélé que cette convention porte la date du 24 janvier 2003 (et non en 2001) "établie sur cinq ans avec des échéances précises et des garanties réelles". Bien plus transparent, le communiqué a indiqué que « toutes les échéances prévues dans cette Convention ont été respectées à ce jour ». Ce communiqué payant est perçu par bon nombre d'observateurs politiques comme une sorte de répliques de la Cotona aux attaques publiques, portées contre elle à Ambatondrazaka, par le président de la République. De mauvaises langues supputent que Cotona viendrait là de " mettre à sa place" le Chef de l'Etat, dans la mesure où la convention. établie entre elle et Aro a été faite selon les règles en vigueur, et qu'aucune échéance n'a sautée à ce jour. En tout cas, des observateurs avertis estiment que Cotona aurait, par le truchement de cet encart publicitaire, fait valoir sa ferme volonté de ne point se plier qu'à la réglementation en vigueur et inhérente à la théorie générale des obligations. Néanmoins, elle n'a pas écarté, toujours par le biais de ce communiqué, la possibilité de trouver avec Aro « une évolution de cette convention ». Tout en ayant clairement spécifié que cette évolution possible fait suite « à la demande des pouvoirs publics et de Aro ». Et, bien évidernment, nullement à la sienne. • Interférence et ingérence directes !
La théorie générale des obligations (LTGO) édicte, dans son article 123 al l, que « le contrat légalement formé s'impose aux parties au même titre que la loi ». A ce titre, les deux parties contractantes, dans le cas d'espèce Cotona et Aro, « doivent l'exécuter de bonne foi, dans le sens qu'elles ont entendu lui donner » (al 2). Ainsi, l'on voit mal placée la présidence de la République, bien que l'Etat soit actionnaire majoritaire de Aro, interférer comme tel, et directement, dans l'exécution de ladite convention. D'éminents juristes jugent qu'elle a piétiné la plate-bande de la Justice, en ayant sommé Cotona d'effacer cette ardoise de 11 milliards dans un délai de 30 jours étant donné que, si révocation ou modification devait être apportée sur cette convention, seules les parties contractantes peuvent le faire mais « de leur consentement mutuel ou pour les causes que la loi autorise » (al 3). D'autant plus que, cette sorte d'ingérence directe d'Ambohitsorohitra (institution de l'Etat) dans la gestion interne d'Antsahavola (société anonyme) pourrait étre très mal vue par les investisseurs qui, surtout internationaux, ont pourtant été invités à venir en masse dans le pays. Ceci, dans la mesure où, la sécurisation des contrats et autres conventions (surtout faits avec des sociétés où l'Etat est actionnaire majoritaire) n'est plus assurée.
• En suprématie des... suprématies !
Néanmoins, une autre frange de l'opinion estime que le Chef de l'Etat est dans son bon droit en ayant ainsi sommé à ce que cette convention soit vidée de sons sens d'ici un mois. En effet, une société d'assurances de l'Etat, octroyant un prêt de 11 milliards à une société privée déjà milliardaire, irait à contre sens de la politique présidentielle sur la bonne gouvernance. Pis, cette convention de prêt, hypothécaire ou pas, foule au pied la théorie de développement initiée par Marc Ravalomanana misant sur le « hampanana ny tsy manana ary tsy hikitika ny efa manana » (enrichir les démunis et ne point toucher aux richesses des mieux lotis). Quoi qu'il en soit, à bien analyser cette décision présidentielle, force est de reconnaître que le maître d'Ambohitsorohitra n'a guère attaqué la forme ou le principe juridique de la convention dont il s'agit, mais qu'il aurait trouver excessif, voire même scandaleux, le montant du prêt ainsi alloué. D'ailleurs, dans ses explications fournies à la presse, le ministre Benjamin Radavidson Andriamparany a laissé entendre ce caractère exorbitant du prêt octroyé. Bref, sécurisation des contrats ou non, cette frange de l'opinion publique juge nécessaire et utile cette intervention du président de la République qui, des termes de la Constitution, garantit, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics. Néanmoins, au nom justement de cette bonne gouvernance tant scandée, la même frange de l'opinion estime que le Chef de l'Etat aurait dû saisir directement le gouvernement, tout au moins les instances dirigeantes de Aro (avec prise de sanctions pouvant en découler), pour avoir réparation de la faute (si faute il y avait) au lieu de s'ériger, en public comme tel !
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Quid des arriérés fiscaux de Tiko ?
Cette affaire de 11 milliards de Cotona, ayant fait couler beaucoup d'encre et de salive, remet en mémoire l'autre affaire d'arriérés fiscaux de Tiko qui a également défrayé la chronique en son temps. Rappelons effectivement que, en mi-2001, le pouvoir Ratsiraka diligentait un contrôle fiscal auprès de Tiko. Un contrôle qui a fait sortir un chiffre effarant, en centaines de milliards de nos francs, déclaré être le montant de redressement fiscal devant être acquitté par cet empire de l'yaourt. Ayant voulu mener jusqu'au bout ses opérations « assassines », ce pouvoir Ratsiraka avait même déjà décidé la fermeture définitive de l'établissement Tiko. Heureusement pour ce dernier, ses portails n'ont pu être fermés et, consécutivement aux événements politiques que l'on sait, ce fut ce pouvoir Ratsiraka qui a été, en définitive, contraint de mettre la clé sous le paillasson.
N'empêche, au nom de la transparence et de la bonne gouvernance tant haranguées actuellement, l'Etat a l'obligation de rendre public la manière avec laquelle il a traité ces (soit-disants ?) arriérés fiscaux de Tiko. Ceci, non seulement pour que toutes les sociétés privées soient traitées sur le même pied d'égalité, Cotona ayant déjà eu sa « part » de traitement, mais également et surtout pour que les contribuables puissent savoir de quelle facon l'Etat gère-t-il les deniers publics. Par la même occasion, l'Etat doit également s'expliquer sur les raisons exceptionnelles qui l'ont amené à prolonger de 30 mois les exonérations totales accordées à Tiko qui en a pourtant déjà bénéficié durant cinq années.
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Qui dit vrai ?
A la lumière du communiqué de Cotona paru dans tous les médias (presses écrites) d'hier, il semblerait que cette usine textile n'a rien à se reprocher concernant la mise en demeure du président de la République à son endroit. Ceci a trait, rappelons-le, au prêt de 11 milliards de FMG contracté par Cotona auprès de l'agence d'assurance ARO, et qui n'aurait pas été remboursé dans les délais impartis.
Qui dit vrai et qui prêche le faux dans tout ceci ? Sûrement qu'on ne mettra pas en doute les propos d'un Président de la République, qui plus est, la déclaration a été, on ne peut, officielle. Dès lors, le Président a-t-il été induit en erreur par des conseillers peu au fait du dossier ? Toujours est-il que le communiqué émanant de la Cotona n'est pas non plus, assorti d'un certain flou, notamment dans son troisième paragraphe étant donné qu'il y parle de "sa volonté de tout mettre en oeuvre pour trouver avec ARO une évolution possible de cette Convention". Affaire à suivre car le comportement de la Société Financière Internationale autorise des doutes. La signature de convention de financement entre elle et la Cotona prévue hier, a été reportée sine die. _________________ Madagascar only ! |
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madagascar Madanaute expert(e)

Inscrit le: 30 Juil 2003 Messages: 284 Localisation: Antananarivo
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Posté le: Sam Sep 06, 2003 18:11 Sujet du message: Affaire Cotona |
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| Citation: | Andriamparany Radavidson : "La Cotona n’a pas respecté ses engagements"
Le ministre des Finances, de l’Economie et du Budget, Benjamin Andriamparany Radavidson, intervenu hier soir sur la chaîne de télévision Rta a fait le point sur l’affaire de la société Cotona, sommée de payer ses dettes de 11 milliards de FMG, contractées auprès de la compagnie d’assurance Aro. Une affaire qui a fait et fait encore couler beaucoup d’encre.
Le ministre a expliqué que les responsables de cette société ont déjà rencontré le vice-Premier ministre Narisoa Rajaonarivony à l’époque et les deux parties sont parvenues à un accord sur la manière dont l’entreprise débitrice allait s’acquitter de ses dettes. « Actuellement, l’Etat se manifeste parce que la société Cotona n’a pas respecté ses engagements. Ceci dit donc que la créance de Aro n’a pas encore recouvrée ».
Quant au report de la signature de l’accord de financement du projet Cotonline prévue mercredi dernier et dont le bailleur de Fonds est un membre du Groupe de la Banque Mondiale, le membre du gouvernement de déclarer que l’Etat n’y a rien à voir. Si la Banque Mondiale n’a pas signé l’accord, elle a ses raisons à elle, a-t-il poursuivi. |
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elman Madanaute expert(e)

Inscrit le: 20 Nov 2002 Messages: 4765 Localisation: madagascar
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elman Madanaute expert(e)

Inscrit le: 20 Nov 2002 Messages: 4765 Localisation: madagascar
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Posté le: Lun Sep 08, 2003 13:51 Sujet du message: |
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Après une éclipse de trois mois, Pety Rakotoniaina, ancien PDS de Fianarantsoa et membre du KMMR, refait surface et réapparaît dans la capitale.
En effet, après les meetings dispersés du KMMR de début juin, il a gardé le silence et n’a pas donné signe de vie. Nous l’avons interrogé hier sur les derniers développements de la vie nationale.
(c) La Gazette de la Grande Ile
- La Gazette de la Grande Ile: Les chefs du KMMR sont de plus en plus critiques à l’endroit de Marc Ravalomanana. Partagez-vous leur position ?
- Pety Rakotoniaina : Oui, car Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Tous les deux aiment donner des ordres sans en référer à personne. Didier Ratsiraka tient cela de la vie de caserne, et Marc Ravalomanana de ses fonctions antérieures de PDG. Ce dernier pense qu’il sait tout et ne veut consulter personne. Il prend des décisions irréfléchies qui peuvent aboutir à des heurts tribaux, comme dans le cas de Tantely Andrianarivo.
La Gazette : Que pensez-vous des récentes détaxations ?
- P.R : C’est une mesure intéressante car les prix vont baisser, mais de quelle manière va-t-on combler le manque à gagner au niveau des impôts ? L’Etat d’ailleurs agit de façon déloyale à l’endroit des opérateurs qui ont un stock d’ordinateurs ou de réfrigérateurs taxés, et qui seront contraints de vendre à perte. L’Etat devrait les dédommager car ils sont vraiment lésés. Le comportement de Marc Ravalomanana ne se soucie pas de l’intérêt national, mais vise à handicaper les opérateurs karana. Je constate d’ailleurs que tous les produits sont détaxés, sauf ceux importés par les concurrents de Tiko, comme l’huile. Comme Tiko est exonéré, ces mesures semblent le favoriser.
- La Gazette : L’affaire Cotona fait des vagues actuellement…
P.R : L’Etat a tort de réclamer le paiement dans un délai aussi court car tous savent l’impact de la crise de 2002 sur la trésorerie des entreprises. Je m’étonne qu’on s’attache à séduire par tous les moyens les investisseurs étrangers, alors qu’on brime ainsi ceux qui ont déjà fait leurs preuves. A mon avis, on s’attache à écarter Aziz Ismael qui dirige aussi les Pêcheries de Nosy Be, car Ravalomanana veut pénétrer sur le marché juteux de la pêche.
- La Gazette : Est-ce que la cession de terres aux étrangers trouve grâce à vos yeux ?
P.R : Je n’aurais pas soutenu Ravalomanana s’il avait déclaré avant les élections qu’il allait vendre des terres aux étrangers. On aurait d’ailleurs dû commencer par d’autres conditions plus intéressantes pour les investisseurs, comme le rétablissement de la sécurité. A quoi cela sert d’appeler les investisseurs alors que les banques sont dévalisées, que les dahalo règnent dans les campagnes et que les kalachnikov pullulent ? _________________ Envie de rencontre d'homme et de femme malgache ?
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elman Madanaute expert(e)

Inscrit le: 20 Nov 2002 Messages: 4765 Localisation: madagascar
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Posté le: Jeu Sep 11, 2003 10:52 Sujet du message: Accord Cotona - SFI |
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| Citation: | Confirmation, hier en fin de soirée, de l'accord intervenu dans la journée entre les dirigeants du groupe Cotona et la Société financière internationale (SFI, groupe Banque mondiale pour les opérations avec le secteur privé) pour la mise en place d'une ligne de crédit de 5 millions de dollars (environ 34 milliards Fmg), afin de permettre l'extension de "Cottonline", la dernière unité textile ultramoderne du groupe, à Antsirabe.
Cet accord marque et renouvelle la confiance de cette institution financière internationale, par ailleurs actionnaire symbolique de la Cotona, envers ses dirigeants, le sérieux de leurs réalisations et de leur programme de développement de l'industrie textile du pays. |
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elman Madanaute expert(e)

Inscrit le: 20 Nov 2002 Messages: 4765 Localisation: madagascar
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Posté le: Jeu Sep 11, 2003 10:58 Sujet du message: |
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| Citation: | Affaire Cotona : De convention en convention
La Cotona n’a pas respecté ses engagements. C’est ce qu’a déclaré le ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, Radavidson Andriamparany, lors d’une de ses interventions concernant l’affaire des 11 milliards de prêt consenti par Aro à la Cotona. Une affaire qui continue de faire couler beaucoup d’encre et qui fait poser des questions au public. Quels sont les engagements qui n’ont pas été respectés par la Cotona pour que l’Etat devienne aussi exigeant sur cette affaire qui est passée de convention en convention.
En tout cas, aussi bien le gouvernement que la Cotona ont intérêt à clarifier l’opinion publique sur les tenants et aboutissants de cette affaire dans la mesure où certains politiciens ont actuellement tendance à traiter cette affaire uniquement dans son aspect politique et en profiter pour dénigrer le régime actuel. Et pourtant, il y a certainement une explication purement technique à cette affaire qui, pour le moment, est au stade d’un prêt hypothécaire d’un peu plus de 11 milliards de Fmg à honorer par la Cotona.
Accord de prêt
De sources auprès de Aro et selon les documents qui sont en notre possession, cette affaire a commencé plus exactement le 11 janvier 2001 à travers la conclusion d’un accord de prêt à court terme entre la compagnie Aro (Assurances, Réassurances Omnibranches) qui avait consenti à Cotona un prêt à court terme de 5 milliards de Fmg pour le financement partiel de ses besoins en exploitation. Cette première convention devant expirer le 21 décembre 2001 où la Cotona devait rembourser le principal en une seule fois. Une autre convention de même nature et de même montant était également signée le 15 mai 2001, portant le principal des dettes de la Cotona vis-à-vis de Aro, à cette date à 10 milliards. Cette dette avait-elle été remboursée ? la question se pose.
Tout comme celle qui concerne l’autre convention signée cette fois-ci en début 2002 entre Aro et Cotona, sur un montant de 10 milliards de Fmg. Une convention qui, pour sa part, devait expirer le 23 décembre 2002. Notons que ces prêts sont assortis d’une convention de nantissement de marchandises dans laquelle Aro, au moment où la créance serait exigible, aurait le droit, à défaut de paiement, de faire vendre les marchandises, conformément aux dispositions légales et notamment, aux articles 91 et suivants du code de commerce.
Prêt hypothécaire
Et c’est dans le cadre de cette convention de 2002 que les problèmes ont commencé à se poser car probablement dans les difficultés d’honorer les échéances, la Cotona a demandé à Aro le rééchelonnement et la transformation de la convention à court terme. C’est ainsi qu’a eu lieu la convention de prêt hypothécaire devant transformer la convention du 15 février 2002. Dans ses préalables, ladite convention de prêt hypothécaire stipule : « A la date de la présente, les encours de la Cotona, au titre de la convention à court terme en date du 15 févier 2002 s’élèvent à 11.009.861.111 Fmg en principal et en intérêts. Par sa lettre en date du 13 décembre 2002, la Cotona évoquant le protocole d’accord avec les banques créancières, a donc demandé à Aro le rééchelonnement et la transformation de la convention à court terme. Cette convention de prêt hypothécaire a entraîné la consolidation des encours.
Cas similaire
Par cette convention hypothécaire en tout cas, Aro a consenti à Cotona un prêt hypothécaire de 11.009.861.111 Fmg pour une durée de 5 ans dont 2 ans de différé de remboursement, avec un intérêt de 6% l’an. Et comme il s’agit d’un prêt hypothécaire, la Cotona, à titre de sûreté et de garantie de paiement, a affecté en hypothèque de premier rang au profit de Aro, des propriétés qui lui appartiennent pour un montant total de 13.404.505.903 Fmg. Bref, la Justice qui aura probablement à trancher sur cette affaire éclaircira l’opinion.
L’éclaircissement est d’autant plus nécessaire quand on sait que selon certaines sources un autre cas similaire à celui de Cotona et de Aro pour un montant de 10 milliards existe.
Signalons également que l’Etat a accordé à la Cotona le bénéfice d’une cession d’antériorité, au profit des banques signataires du protocole d’accord, de la totalité des créances en quasi-capital qu’il détient sur la Cotona.
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madagascar Madanaute expert(e)

Inscrit le: 30 Juil 2003 Messages: 284 Localisation: Antananarivo
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Posté le: Ven Sep 26, 2003 12:01 Sujet du message: |
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| Citation: | Coton La nécessaire privatisation de Hasyma
Le contexte mondial de l'agriculture en général et du marché cotonnier en particulier milite pour la nécessité urgente de la privatisation de la firme Hasyma (Coton Malgache).
L'agriculture a connu un déclin continu au cours des quatre dernières décennies et, dans leur ensemble, la situation des exportations agricoles n'est pas particulièrement satisfaisante. Ce déclin a pour origine de multiples facteurs dont plusieurs sortent du domaine du commerce et des régimes de stimulation. Ce sont, par exemple, la faiblesse des infrastructures de transport, la dégradation des ressources naturelles, les risques élevés auxquels sont soumis la production agricole, le manque d'intrants modernes, l'accès limité aux crédits et les droit de propriété mal définis. Le contrôle du gouvernement sur les industries du coton, qui s'est traduitpar leur subvention, constitue un des facteurs affectant directement l'efficacité du secteur agroalimentaire.
Un élément essentiel
L'industrie du coton est un élément essentiel du futur développement de l'industrie textile, particulièrement dans le cadre de l'AGOA, qui en 2004, exigera l'utilisation d'intrants locaux dans les produits textiles finis pour bénéficier de l'accès préférentiel aux marchés des USA. Non seulement ilsera nécessaire de privatiser l'HASYMA, mais aussi de lever son monopole d'achat du coton fibre auprès des producteurs et de mettre fin aux subventions à l'industrie de la filature.
A présent, l'industrie cotonnière est forcée de fournir une fraction de sa production aux filatures nationales à des prix inférieurs à ceux du marché mondial, ce qui abaisse sa rentabilité. Sur le marché de New York, la livre de coton s'est vendue à 65,70 cents le 15 septembre. Depuis juin dernier, les cours connaissent une toute petite embellie encore tout en dents de scie. Mais ils ne dépassent pas les 67 cents/livre. L'échec de la conférence ministérielle de Cancun au Mexique, n'arrangera pas la situation des pays pauvres producteurs. En effet, les subventions agricoles et notamment sur le coton vont se poursuivre dans les pays riches. Ces derniers n'ont pas pris en compte "l'initiative coton" présentée conjointement par le Mali, le Tchad, Le Burkina Faso et le Bénin. Ces quatre pays tirent 30% de leurs exportations de la filière coton qui fait vivre 10 millions de personnes. Or, les Etats-Unis accordent des subventions annuelles de 3,3 milliards US$ à leurs planteurs, soit 130.000 US$ par planteur. Ce qui se traduit par des revenus divisés par 4 pour les producteurs africains. |
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madagascar Madanaute expert(e)

Inscrit le: 30 Juil 2003 Messages: 284 Localisation: Antananarivo
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Posté le: Mer Oct 01, 2003 1:37 Sujet du message: |
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| Citation: | Quinze jours avant l'ultimatum la Cotona a remboursé 11 milliards fmg à Aro
Quinze jours avant l'expiration de l'ultimatum public d'un mois lancé fin aôut à Ambatondrazaka par le président Marc Ravalomanana et arrivant à échéance ce 1er octobre, les dirigeants de la Cotona se sont acquittés le 15 septembre dernier de la totalité de leur dette envers Aro, a précisé hier la direction générale de cette société d'assurances, à la demande de son ministère de tutelle, celui de l'économie, des finances et du budget.
C'est en 2002, a précisé cette même source, que la Cotona avait obtenu de son actionnaire Aro un prêt de 10 milliards Fmg sur 10 ans, avec un différé de 2 ans, mais pour lequel le chef de l'Etat avait souhaité en janvier 2003, et obtenu à la suite d'un accord verbal, selon une explication fournie par Antaninarenina sur une radio, un remboursement anticipé.
La Cotona a donc remboursé à Aro la somme de 11.125.000.000 Fmg,
représentant le capital et les intérêts moratoires sur la durée considérée.
"Affaire classée", a conclu la direction générale Aro. Certes, mais après avoir quand même troublé et inquiété les milieux d'affaires du pays, tant nationaux qu'étrangers. |
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