Joro Invité
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Posté le: Lun Jan 03, 2005 10:07 Sujet du message: Ce qui arrive à Mada ressemble au Tsunami |
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Souvent au nom d'une certaine conception de l'efficacité, les compagnies du groupe Tiko appartenant au chef de l'Etat se voient accorder des contrats publics, parfois de gré à gré, ou des avantages fiscaux dont ne bénéficient pas toujours leurs concurrents. D'autres firmes "amies" du nouveau régime sont traitées de manière identique, tandis que des sociétés jugées proches de l'ancien régime sont sujettes aux tracasseries administratives.
Exemptions
La société Tiko Oil (ndlr : jusqu'à fin novembre, nous n'avons pas encore eu connaissance de l'existence officielle de cette entité), qui avait déjà obtenu une exemption de taxe controversée au milieu des années 1990, devrait encore bénéficier dans le budget 2005 d'une taxe à taux zéro sur la matière première qu'elle importe afin de fabriquer son huile raffinée. Par contre, l'importation par ses concurrents, d'huile déjà raffinée sera taxée à 20%.
Cette disposition va renforcer le monopole de Tiko-Oil sur ce produit de consommation courante. De même, la société Malagasy Grossiste (Magro), appartenant à Ravalomanana, a été exemptée de taxes pour l'importation de 19 000 tonnes de riz et monopolise leur commercialisation dans les provinces de Mahajanga et Tuléar. Magro en a commercialisé une grosse partie dans la région d'Antananarivo grâce à des camions Mercedes loués à l'armée et du carburant payé par la commune urbaine d'Antananarivo (CUA) dont le maire, Patrick Ramiaramanana, est un proche collaborateur du chef de l'Etat.
Privilèges
Le maire d'Antananarivo privilégie les sociétés du groupe Tiko de plusieurs façons, par exemple en réservant les panneaux de 12 m2 du stade municipal de Mahamasina pour leur publicité, les autres firmes n'ayant droit dans ce stade qu'à des panneaux de 3 m2. L'épouse du chef de l'Etat, Lalao Ravalomanana, supervise la conception des publicités de Tiko, payées en général 50% moins cher que le prix du marché, selon un sous-traitant.
Plusieurs firmes publicitaires se sont cassées les dents face aux décisions administratives de Ravalomanana et de ses collaborateurs. Quand Andry Rajoelina (ndlr : mais non pas Rajaoelina comme il a été écrit dans La Lettre), le Pdg d'Injet, a voulu investir dans des panneaux publicitaires modernes, la CUA lui a fait savoir qu'ils n'étaient pas conformes aux normes malgaches. La CUA s'oppose toujours à Rajoelina à propos de l'installation des panneaux au carrefour d'Antanimena, pour un motif inavoué : ils feraient de l'ombre à ceux de dimensions plus modestes accueillant les publicités du groupe Tiko.
Rétorsions
Des sociétés bien vues par le chef de l'Etat, telles Urban Graphic qui est dirigée par une Suédoise ou NYR Image, obtiennent des marchés publicitaires dont d'autres firmes sont écartées. Synergie Communication, de Elia Ravelomanantsoa, avait par exemple présenté à Ravalomanana le projet d'une campagne de lutte contre le Sida financé par la Banque mondiale, mais après deux mois de travail, les services de la Présidence lui ont fait savoir que le chef de l'Etat ne voulait pas travailler avec elle.
La même histoire s'est répétée pour la campagne sur l'Ariary (nouvelle monnaie malgache) : Synergie a reçu un coup de téléphone d'un ministre lui attribuant le marché, puis un autre appel du même ministre, le lendemain, précisant que l'appel d'offres avait été annulé. C'est ensuite Urban Graphic qui a hérité du contrat.
Gré à Gré
Dans le secteur de l'imprimerie, la fille du président malgache n'hésite pas à monter au créneau pour rafler des marchés en se présentant en personne au dépouillement de certains appels d'offres. L'imprimerie de Madagascar Broadcasting System (MBS, du groupe Tiko) a mis la main sur le marché des étiquettes de produits et s'est lancée dans l'importation de papier, au grand dam de la société Papmad.
Quant à la filiale BTP du groupe, la société Alma, dirigée par Heriniaina Razafimahefa (président du conseil d'administration d'Air Madagascar) et ayant pour directeur technique Gédéon Rajaonson (ancien directeur de cabinet de Ravalomanana), elle a réussi à obtenir des marchés sans appel d'offres de la part de l'Agence d'exécution des travaux d'infrastructures publiques d'Antananarivo (Agetipa) et de la CUA.
(Source : LOI n° 1115
du 18 décembre 2004) |
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ELIARAVELO Invité
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Posté le: Dim Jan 09, 2005 9:48 Sujet du message: TSUNAMI à MADA?? |
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:)AODY RAHAVAKO!
aleoko mamaly mivantana ny lahatsoratra nalefanao joro, rehefa voan'ny tsindry azolena dia mitsiky fontsiny sisa, raha mba marina koa moa ny nolazain'nilay LOI fa "akaikin'ny mpitondra taloha" aho, indrisy fa angamba efa nitshatra tsy nifofotra toa izao. Mampihomehy satria t@ tonga i Zafy dia roa taona izy tsy niasa taminay fa lazainy fa Ratsirakiste izahay.Kanjo nony fantany fa GRAD Iloafo dia notsarainy ny fijeriny.Tonga indray Ratsiraka avy teo dia toa izany ihany, Zafiste hono ka tsy azo hiaraha-miasa..., dia notohizanay ny asa sy fampahalalana ny tanindrazana teto Dago sytany am-pita @endriny rehetra. Tonga saina ihany dia tsy nanohitohina ny asanay na tsy nanampy iray segondra aza.Porofo ny tany Maorisy ireny. Ity indray, mba nantenaiko be raha izaho manokana, koa mbola ny fanao ihany no miverina. Tsy tiako ranona tsy tiako izatsy, aleoko mitsiky dia manontany hoe: fa mba firy milliards loatra ny malagasy no ireo, olona, fahaizana, "expériences" mba hanan'ny terarany malagasy izay angovo voalohany hanarenana ny tsy vita no atao an-kilabao "arbitraire" fontsiny? Aoka aloha dia ho lazaina fa tsy misy haka carte de partie eto, na t@ andron'dry zareo AREMA na ity andron'ny TIM. Satria tanindrazana no tompoina ka asakasak'izay tsy mahahavaka ny tena mifofotra sy ny tsy manao afatsy ny miandry mahazo...tsy aleo ve mitsiky am-pahendrena? |
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