triste Invité
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Posté le: Sam Mar 22, 2008 19:05 Sujet du message: adieu Charles Andriantseheno et Lovasoa Randrianarison, |
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Charles Andriantseheno et Lovasoa Randrianarison, le couple malgache qui a péri dans un incendie à Paris lundi, a pu sauver trois ressortissants marocains avant de mourir. Le couple a été prisonnier dans sa chambre.
Le couple malgache se trouvait dans une chambre au dernier étage d’un immeuble dans le 8e arrondissement.
Charles Randriantseheno Sombiniaina et Lovasoa Randrianarison, le couple malgache qui a péri dans un incendie à Paris le lundi 17 mars, ont pu sauver trois personnes avant de mourir. Des témoins racontent les circonstances du drame du lundi survenu au 5 de la rue Roquémine, dans le 8e arrondissement de la capitale.
Un pasteur et son épouse habitant le temple de l'Eglise réformée de France (ERF), juste en face de l'immeuble, ont été témoins du sinistre.
« La nuit du lundi 17 mars, vers minuit quinze, nous avons entendu des cris à l'extérieur. Nous n'avons pas réagi car nous pensions qu'il s'agissait de noctambules ivres.
Mais l'alerte de notre enfant nous a fait changer d'avis. Il avait été réveillé par des odeurs de brûlé qui l’étouffaient », raconte le pasteur François Clavairoly, joint par téléphone.
Le pasteur et son épouse ont pu voir par les fenêtres des flammes de deux mètres de haut. « Je n'ai jamais vécu une nuit si agitée et horrible de ma vie », raconte le pasteur, la voix chargée d'émotion.
Pris au piège
Il ajoute que malgré l'intervention des pompiers arrivés sur les lieux huit minutes plus tard, les flammes sont arrivées au 6e étage où habitait le jeune couple. « A ce moment là, nous avons crié haut et fort aux pompiers qu'un couple habitait à cet étage », souligne-t-il.
Au même instant, à l'intérieur, les deux malgaches se démènent pour tenter de trouver une issue. Ils ont le temps d’alerter depuis leur fenêtre un couple de Marocains et leur enfant. Ces derniers ont ainsi pu échapper à la mort.
« Sur la douzaine de personnes habitant l'immeuble, seuls Sombiniaina et Lovasoa n'ont pas pu s'échapper des flammes, empêchés par les grilles de leurs fenêtres », se désole le pasteur.
Il raconte qu'au moment où le couple a ouvert la fenêtre, un vent violent a attisé les flammes qui ont gagné tout leur appartement. L'escalier prévu pour les sauver s'est enflammé également.
« J'ai même ouvert le temple pour permettre aux pompiers d'intervenir rapidement, mais en vain. Ils sont restés jusqu'à 7 heures du matin pour tout éteindre », affirme le témoin qui connaissait le couple depuis quatre ans.
Encadré
Rapatriement difficile
Jointe au téléphone, Nirisoa Sentelly, soeur de Lovasoa arrivée en France depuis deux semaines, explique que le rapatriement des corps s'avère difficile.
« Cela va prendre un mois car la police française attend encore les résultats des tests d'ADN des proches. En attendant, des levées de fonds sont organisées pour rapatrier les corps », affirme Nirisoa Sentelly.
Sa sœur travaillait comme baby-sitter tandis que Charles Randriantseheno Sombiniaina était employé dans le quartier du Sentier. Elle pleure la perte de sa soeur et remercie tous ceux qui lui sont venus en aide.
Le pasteur François Clavairoly souligne que les dépouilles se trouvent actuellement à l'Institut médico-légal de Paris. L'enquête de police est en cours. |
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