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Air
Madagascar / Tourisme
.... de
nombreuses améliorations et quelques incertitudes
Le tourisme a
vraiment décollé en 2005, même si
l’altitude visée n’est pas aussi haute
que l’on ne pense. Grâce à une campagne
de promotion plus que positive, le bilan dressé par le
ministère du Tourisme et de la Culture montre une croissance
sur toutes lignes. La compagnie Air Madagascar est l’un des
artisans mais aussi un bénéficiaire de ce boom de
la destination Madagascar.
Les statistiques
communiquées par le ministre du Tourisme font
état de trois premiers trimestres très
prolifiques. 202 000 touristes ont été
enregistrés entre janvier et septembre 2005, soit une hausse
de 21% par rapport à la même période en
2004. Avec une moyenne de 22 400 touristes par mois et
surtout le retour de la haute saison notamment en décembre,
il est pratiquement sûr que l’objectif de 280
000 touristes en 2005 est atteint. Le secteur Tourisme est
par ailleurs le premier pourvoyeur de devise à
l’Etat avec une recette de 104 millions de DTS pour les trois
premiers trimestres, soit une hausse de 37% par rapport à
2004. De même, la somme dépensée en
moyenne par un touriste a aussi augmenté de 19% et
frôle désormais le 1,5 million d’ariary.
Pour 2006, le ministère table sur un
objectif de 350 000 touristes.
La compagnie Air
Madagascar a transporté quelque 181 000 passagers
entre janvier et novembre 2005, soit 17 000 de plus que pour la
même période en 2004. Elle détient les
51% du marché sur les vols régionaux et long
courrier. Pour la ligne Paris-Antananarivo, l’augmentation du
nombre de passagers est malgré tout encourageant vu la
concurrence. Elle est de 15,6%, ce qui est très peu par
rapport à l’évolution de 69,9%
enregistrée sur la ligne reliant Johannesburg. Les vols
régionaux sur Maurice et La réunion ont connu une
croissance respectivement de 22,4 % et 18,3%. Chez Air Madagascar, on
se félicite des résultats d’un ensemble
d’actions marketing et communication, comme
l’opération Bogof (Buy one and
get one free ; soit un billet acheté, un autre offert),
l’organisation de l’événement
Parfums de Madagascar sur
Saint-Germain-des-Près à Paris... La
compagnie a aussi amélioré sa
coopération avec les revendeurs, notamment les tours
opérateurs et les agences de voyage.
Malgré un taux
de remplissage respectable de 75%, le bilan d’Air
Madagascar a été quelque peu assombri
par certains contretemps. Le taux de ponctualité est certes
de 75%, sauf que le retard d’un vol a un effet domino sur les
autres qui doivent être assurés par le
même appareil. Mieux vaut tard que pas sûrs, cela
peut résumer la philosophie de la compagnie qui ne fait
aucun compromis sur la sécurité de
l’appareil et celle des passagers. Malheureusement, les
révisions et la maintenance sur un appareil peut aboutir
à l’annulation d’un vol. Air Madagascar
a renouvelé cette année une partie de sa flotte
justement dans le but de réduire les coûts, en
temps et en budget, des réparations, assurer la
sécurité et le confort des passagers. La
compagnie a par ailleurs souffert de la hausse des prix du
kérosène qui est de 2,7 dollars le gallon
acheté à Antananarivo contre 2,1 dollars
à Paris. Dernière mauvaise nouvelle, la
ligne reliant Antananarivo et Milan sera suspendue à partir
de fin janvier 2006.
Les Français
sont toujours les plus nombreux à venir à
Madagascar. Les asiatiques commencent à manifester leur
intérêt pour la grande Ile. Les
américains demeurent une minorité. 63% des
étrangers qui visitent Madagascar viennent dans un but
purement touristique. Le sud est la partie de l’Ile la plus
visitée car il accapare 38,4% des touristes contre seulement
7% pour la région centrale. Or, c’est dans cette
dernière que se trouvent les 40% des infrastructures. Il est
donc tout à fait logique que les tours opérateurs
doivent refuser des réservations car la capacité
d’accueil n’est pas suffisante sur les sites
touristiques. Cette année, quelque 79 nouveaux
établissements ont renforcé le parc
hôtelier de Madagascar qui est désormais de 1010
enseignes.
Malgré le fait
qu’il soit l’une des principales sources de devise
pour l’Etat et non moins un secteur prioritaire dans le DSRP
(Document de stratégie pour la réduction de la
pauvreté), le tourisme ne bénéficie
pas d’un budget conséquent. Selon le ministre Jean
Jacques Rabenirina, on attend encore « une
décision claire de l’Etat pour montrer la
volonté de faire du tourisme un levier du
développement ». [NDLR : mais
l'Etat n'est c'est pas le ministère ? :-) ] Voir
aussi Air
Madagascar
Maherizo -
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Madagascar, Décembre 2005
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