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7ème jeux des Iles de l’Océan Indien
.... quand Madagascar se sent obligé
C’est désormais officiel même si rien n’est toujours moins sûr, les 7ème jeux des Iles de l’océan Indien auront bel et bien lieu à Madagascar en 2007. A quinze mois de l’échéance, la grande Ile se montre fébrile quant à sa capacité d’organiser des jeux internationaux même à petite dimension. La partie malgache a dû revoir fortement à la baisse ses ambitions de faire de cet événement une « vitrine de Madagascar ». L’enthousiasme du départ lors du dépôt de candidature en 2003 a fait place à un sentiment d’obligation.

Après une période d’incertitude, le doute est enfin levé sur l’éventualité du report de l’organisation des 7ème Jeux des Iles de l’Océan indien. Madagascar va accueillir ce rendez-vous sportif du 09 au 19 août 2007. Le gouvernement, du moins le ministère de la Jeunesse et des Sports, ne compte pas déployer les grands moyens. Les Jeux de 2007 seront à la dimension de Madagascar. Il ne sera pas grand, car ici on ne parle pas de taille mais de capacité. Le ministre Tombo Ramandimbisoa a déjà fait comprendre que Madagascar ne va pas organiser des jeux qui sont au dessus de ses moyens. Bref, c’est avec pessimisme que le pays va s’acquitter de son obligation d’organiser à son tour les jeux. Autrefois, un grand rendez-vous de la jeunesse de l’Océan Indien, l’événement a perdu de sa superbe.
Il n’en faut pas plus pour que le président du Conseil international des jeux des îles (CIJ), le Seychellois Antoine Gopal soit satisfait de l’engagement du gouvernement malgache. Cet organe a un nouveau secrétaire général, en la personne de Mamy Rakotoarivelo, le président du comité olympique malgache. Antoine Gopal mise sur l’expérience de Madagascar en la matière même si la situation ne se présente de la meilleure des façons. En tout cas, Madagascar ne va pas se plier en quatre pour accueillir ses hôtes. Le lycée technique et industriel d’Alarobia sera aménagé pour devenir le village des Jeux. Dans un état de délabrement qui pourrait pousser les élèves à étudier dehors, le vieil établissement scolaire se fera une beauté.
Quoiqu’il en soit, le lycée d’Alarobia va rester une école et non pas une structure d’accueil de sportifs. Tant pis pour le confort. Espérons que les athlètes trouvent les lieux paisibles à défaut d’être accueillants. Situé à quelques mètres d’une grande rue, le bâtiment pourrait avoir besoin d’un double vitrage. Nos amis les sportifs devront traverser pour aller au réfectoire. Ce dernier pourrait être abrité par l’Ininfra. Les locaux de cet institut spécialisé dans les infrastructures ne sont pas prédéterminés à vivre une telle animation. Pour se rassurer, l’on va dire que l’important n’est pas la salle à manger mais la qualité de la cuisine !
Comme aucune construction n’est prévue, pour ne pas dire possible, la grande Ile aura donc juste à réhabiliter les installations existantes. Les plus récentes vont fêter leurs dix ans puisqu’elles datent des 3ème Jeux de la Francophonie qui ont laissé de très bons souvenirs. Une population de 2000 âmes est pourtant attendue dans le village des jeux qui auront cette fois-ci l’air d’un pensionnat de collégiens. Le comité d’organisation des Jeux des Iles semble dépassé par les événements manquant cruellement de moyens. Sous la direction provisoire du ministre de la Jeunesse et des Sports, elle ne dispose toujours pas d’un budget. Rien n’est donc prêt, sauf peut-être la mascotte, une plante ravinala humanisée qui a été imaginée par le webmaster Serge Rakotofiringa.
Les Mayottes pourront participer aux Jeux sous certaines conditions. Sur le plan sportif, l’on peut regretter le rejet du CIJ d’intégrer le badminton parmi les disciplines retenues. Très peu populaire à Madagascar, ce sport est très prisé aux Maldives et aurait pu leur procurer de sérieuses chances de médailles. Au final, on aura 15 disciplines : Athlétisme, Football, Boxe, Natation, Basket-ball (hommes et dames), Tennis, Volley-ball (hommes et dames), Judo, Karaté, Lutte, Taekwondo, Pétanque, Cyclisme, Haltérophilie et Tennis de table. Les athlètes sont désormais les seuls à pouvoir faire de ces 7ème Jeux des Iles un événement exceptionnel. Dommage que pour le gouvernement malgache et le Coji, la fin justifie les peu de moyens. Est-ce le coup de sifflet final est proche pour ce rendez-vous des jeunes de l’océan Indien ? Il y en a qui croit que ce n’est qu’un jeu.
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Madagascar , Mai 2006
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