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Danse sportive
.... du salon au gymnase, il n’y a qu’un pas
Le 2ème Open de danse sportive de Madagascar a été un franc succès. Cela fait longtemps que l’on n’a pas retrouvé un tel engouement populaire en même temps que la performance sportive dans le Palais des sports de Mahamasina. L’après-midi du samedi 25 février dernier pourrait être le tournant décisif pour l’Association des Professionnels de Danse de Salon à Madagascar (APDSM). Les concurrents malgaches ont agréablement surpris le public qui a été habitué à voir des exhibitions pas très convaincantes. La danse sort donc du salon pour rejoindre le palais des sports.
Il s’appelle Haritovo Rakotoandriamasinoro (19ans), sa partenaire Mialy Rivoarivelo (16ans), tous deux sont élèves du lycée moderne d’Ampefiloha. Leur tandem a triomphé d’une trentaine de couples inscrits dans la catégorie jeune. Les deux jeunes danseurs vont pouvoir parfaire leur technique lors d’un stage de formation en France C’était une victoire disputée mais méritée, devant Andry-Haingo de l’Esca et Narindra-Francia du Lycée JJ Rabearivelo. Des élèves des établissements d’Antananarivo et de province ont participé à une formation dans la Danse sportive Academy mise en place dans le cadre de l’Open. Cette discipline a la particularité de pouvoir être pratiquée dans divers endroits. Il suffit d’une piste de danse de 100 m² au minimum et il peut y avoir du sport.
Après une première sélection, les meilleurs couples ont été pris en main par le formateur malgache Rijamanitra Randrianarisoa et par le président de la Fédération Française des Sports de Danse, Claude Germain lui-même. Ce dernier devait expliquer au public les critères des juges quand celui-ci a manifesté son mécontentement lors de la proclamation des résultats. La danse sportive est un sport de précision qui requiert la maîtrise de la technique, du rythme, de la musique… Les pas de Haritovo et Mialy ont été réglé comme un horloge lors du jive et sur le cha cha cha. Bref, ce n’est pas forcément le couple le plus charmant ou le plus attractif qui gagne. Claude Germain trouve beaucoup de potentiels chez les danseurs malgaches même si ces derniers devraient s’appliquer davantage sur la technique. Il compte aider l’APDSM à monter une fédération sportive dès cette année.
Dans la catégorie adulte, la victoire ne pouvait échapper à Rico Randriamihalana (28 ans) et Fahafahana Rafenomanana (26 ans) grâce à leur rumba endiablée, la troisième épreuve des grands après le jive et le cha cha cha. L’avenir de la danse sportive à Madagascar dépend de la prolifération de la danse de salon. Selon les explications de Claude Germain, la première est comme une discipline grand public, alors que la deuxième est réservée à des compétiteurs. Certaines danseuses malgaches n’ont pas une constitution de sportive. Ce qui ne les empêche pas d’avoir de la grâce et le sens du rythme. Cela ne manque pas de charme et a le mérite de persuader les femmes de se débarrasser de certain complexe et de se lancer dans la danse de salon.
En tout cas, le pari d ’André Resampa, le président de l’APDSM est réussi car l’ Open de Madagascar a attiré l’attention et l’intérêt des jeunes. Dans les clubs de danse, il faudra plutôt persuader les garçons. Les filles sont tellement plus nombreuses qu’elles se jettent littéralement sur les danseurs libres pour avoir un partenaire. Avis aux amateurs.
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de la danse sportive à Mahamasina
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Madagascar, Mars 2006
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