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Tenant du trophée,
le Club R sera le grand favori à sa succession. Tiré dans
un groupe facile, il est déjà assuré d’entrer dans le dernier carré.
L’île de la Réunion demeure l’équipe à
battre. Qui pourra arrêter La Réunion lors de cette compétition de
football ? C’est la question que tout le monde se pose tellement les
footballeurs de l’île soeur font figure d’épouvantail. Les
Réunionnais seront les grands favoris pour la médaille d’or.
D’ailleurs, ils sont plus que jamais déterminés à remporter un
troisième titre de champions de l’océan Indien, comme le démontre
leur excellente préparation finale en France. |
Médaillée d’or sur ses
terres en 1998, la Réunion défendra son acquis. Pour parvenir à ses
fins, Jean-Pierre Bade conduira un amalgame de
jeunes et de joueurs expérimentés. Du reste, ceux qui ont connu la
gloire de 98 composent pas moins de la moitié de l’effectif. À n’en
point douter, la formation de l’île soeur, médaillée de bronze et
d’argent en 1990 et 1993 respectivement, vient chez nous uniquement
pour conserver son titre. “Le but sera bien sûr de préserver notre
suprématie sur la région. On aura du pain sur la planche, mais on
fera tout pour garder le titre. On s’est préparé en conséquence. Je
dispose d’un bon groupe en qui j’ai une grande confiance”, explique
l’entraîneur réunionnais, Jean-Pierre Bade. Pour cette édition 2003,
le coach national a bâti sa formation autour des joueurs cadres,
comme Hernan Trulès, Jimmy Bade, Josélito Goneville et Abdou
Rafion entre autres. Ajoutés à cela, des jeunes éléments de
valeur, comme Teddy Pèdre, Peddy Andichy et le virevoltant
Franco-ivoirien, Salomon Kéhy . Si la
Réunion est considérée, en toute logique, comme la favorite, c’est
surtout du fait qu’elle dispose du championnat le plus relevé de la
région. C’est un signe qui confirme la bonne santé du football
réunionnais. On en aura la preuve lors de cette compétition et on
devra s’attendre à voir l’équipe de l’île soeur en finale comme en
1985, car elle ne compte que les Comores comme adversaire en groupe
B. |
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Double vainqueur en 1990 à domicile et en 1993
aux Seychelles, Madagascar est une nation de football qui répond
toujours exact à ce rendez-vous. En effet, les Scorpions ont
toujours fait forte impression en football, comme en témoignent
leurs deux places de finalistes en 1979 et 1998. A tous les coups,
il faudra compter avec les Malgaches lors de cette présente édition.
En compagnie de La Réunion, Madagascar fait figure d’épouvantail,
comme cela a toujours été le cas dans le passé.
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N’empêche que cette équipe malgache reste un
point d’interrogation dans la mesure où nul ne sait sous quel visage
elle se présentera. Pour la première fois, les Scorpions arrivent
comme un ogre imprévisible, tant leur préparation finale a été
parsemée d’embûches.
Appelé à la rescousse
pour le poste de mentor national après le limogeage de Hans
Heiniger il y a deux mois, Maurice
Andriamandranto a eu toutes les peines du monde pour bâtir
une équipe. Il a, du reste, provoquer des chamboulements majeurs, en
rappelant des joueurs qu’ils considère expérimentés, alors que ses
détracteurs voient plutôt en eux des vieillards. “Chacun peut dire
ce qui lui plaît, mais j’ai confiance en les joueurs que j’ai
retenus et on en reparlera après les Jeux”, affirme l’entraîneur
malgache. Après la mésaventure des éliminatoires de la CAN 2004,
l’équipe de Madagascar a changé d’allure avec la mise à l’écart de
plusieurs joueurs cadres comme Jean-Chrysostome, Mamisoa et
Norbert pour faire de la place à des vieux briscards, à
l’instar de Harry, Nahoda, Dominique ou encore
Fernand Angelo, qu’on connaît bien avec l’USBBRH.
“J’ai rappelé ces éléments, puisque ce sont des joueurs cadres des
clubs réunionnais et ils nous seront d’un grand support”, explique
Maurice Andriamandranto. Toutefois, l’entraîneur
malgache ne pourra pas compter sur ses deux expatriés,
Jambay et Oumouri, qui évoluent en France, pour
cause d’indisponibilité. Dans le groupe en compagnie de Maurice, les
Scorpions débutent leur compétition le Jeudi 27 Aout contre les
Seychelles et ce ne sera pas de tout repos. Mais les
Jean-Jacques, Ruphin, Amisy, Rado et Néné restent à
surveiller et surtout à craindre. |
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Seul pays à n’avoir pas
remporté l’or alors que les Jeux avaient été organisés chez lui en
1993, les Seychelles seront, comme toujours, confinés au rôle
d’outsider. Fidèles à leur habitude, les joueurs de l’archipel se
positionnent comme le quatrième larron pour la conquête de la
médaille d’or. Contrairement aux précédentes éditions, les
Dallons nourrissent, cette fois, l’ambition de mieux
faire. D’ailleurs, ils ont placé la barre très haut, en se fixant
l’or comme objectif. |
Ce but est certes fort
ambitieux, mais n’est certainement pas hors de portée eu égard aux
progrès réalisés pendant ces quatre dernières années. Outsiders, les
Seychellois pourraient, cette année, jouer un rôle plus déterminant.
Si les Dallons affichent d’aussi belles ambitions, c’est surtout par
rapport à leur parcours aux éliminatoires de la CAN 2004. Prenant le
flambeau à Dominique Bathenay, Christian Nees est
parvenu à donner de la confiance à un groupe qui s’est requinqué.
Son équipe ayant été tiré dans le groupe A avec Maurice et
Madagascar, l’entraîneur allemand reconnaît que ce ne sera pas une
tâche aisée, tout en soutenant qu’il ne craint personne. “C’est un
groupe peu aisé, mais nous devons être prêts à affronter n’importe
quelle équipe pour espérer gagner une médaille. Maurice et
Madagascar ne seront pas facile à manier. Toutefois, je n’ai peur
d’aucune équipe parce que j’ai confiance en mes joueurs. Ils seront
prêts pour affronter leurs adversaires et ils ont démontré de signes
positifs à l’entraînement”, affirme Christian Nees. Démarrant la
compétition demain face à Madagascar, les Seychelles n’ont pas droit
à l’erreur s’ils caressent le rêve de faire mieux qu’en 1979 et 1998
lorsqu’ils avaient décroché l’argent et le bronze respectivement. Si
la Réunion a été une terre qui leur a porté chance, les Dallons se
méfient du sol mauricien puisqu’en 1985, c’est la seule année où ils
se sont fait éliminer au premier tour. Cette année sera-t-elle la
bonne pour cet outsider qui a peaufiné sa préparation en Allemagne?
Seul l’avenir nous le dira. En tout cas, il faudra compter avec les
Nelson Sopha, Philip Zialor et autres Henny
Dufresne qui ne seront pas que de simples figurants.
N’empêche que le forfait de Wilnès Brutus pèsera lourd dans la
balance. | |