Madanight : Christian
Jaggi, bonjour! Pouvez vous nous présenter l’association Zazakely pour les internautes ?
Christian Jaggi : Bonjour. Je tiens tout d’abord à vous remercier
au nom de l’Association Zazakely pour l’intérêt que vous nous portez, car il est vrai que
sans publicité et sans média
la plupart des associations humanitaires auraient du mal à atteindre leurs objectifs.
L’Association Zazakely est née en 2002, mais aurait pu être ouverte au moins deux ans avant. En effet l’idée avait déjà germé dans l’esprit de mon amie Rose De Cicco ; Présidente de l’association ; et le mien en
2000 lors d'un séjour d'un mois sur le sol malgache. Pour elle Madagascar n’était pas
un pays inconnu puisqu’elle y est née et y a séjourné plus de douze ans. Par contre son retour au
pays trente ans après son départ a été un véritable calvaire ! Rien n’était resté intact et
elle a eu pendant quelques semaines l’impression que des bombes avaient détruit l’Île Rouge. Dès
notre retour en France nous avons ressenti le besoin d’agir en faveur de Madagascar, mais nous
avons préféré le faire à
titre "officieux" le temps de trouver des personnes motivées pour nous suivre.
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 Le bureau de l'association Zazakely |
Et qui aurait été plus à même de nous
seconder que deux des sœurs de Rose? L'aînée; Ginette;
a passé sa jeunesse et son adolescence dans ce
pays et Jannie; la cadette; y est également née. Leurs
meilleurs amis et souvenirs sont à Madagascar, alors c'est tout naturellement qu'elles
nous ont rejoint dans l'aventure. C'est ainsi qu'est née
l'Association Zazakely régie par la loi du 1er juillet 1901
et le décret du 16 août 1901.
Les membres du bureau sont donc:
- Présidente: Rose De Cicco, de nationalité
française née à Madagascar.
- Vice-Présidente: Ginette Vitry, de nationalité
française née à la Réunion.
- Secrétaire: Jannie George, de nationalité
française née à Madagascar.
- Trésorier: Christian Jaggi, de nationalité
suisse né en Suisse.
Nos statuts initiaux stipulaient l'aide et le
soutien aux enfants et écoles de Mada, mais nous attendons l'accord
de la sous-préfecture de Haute-Savoie concernant quelques
modifications que nous avons dû y apporter car ils ne correspondent
plus aux objectifs actuels. Depuis sa création et jusqu'au mois
dernier, toutes les actions de l'association ont été réalisées par
quelques bénévoles et l'ensemble des dirigeants. Maintenant nous
avons pris la décision d'accepter des membres (actifs ou adhérents),
car nous avons enfin une traçabilité réelle de chacun de nos envois
et il nous paraît normal que chaque personne puisse contrôler par
elle-même la destination finale de tout don. Nous attachons beaucoup
d'importance à la transparence de nos actions. |
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MN : Quel est l'objet de votre association et quelles ont
été vos réalisations ?
CJ : Au début nous
étions partis avec l'idée d'aider les enfants et les écoles, mais comment ne
pas s'impliquer plus en avant, c'est-à-dire aller à la source des problèmes
et chercher les raisons pour lesquelles les parents ne peuvent pas
laisser leurs enfants avoir accès à l'éducation.
Problèmes de revenus,
de rentabilité des sols, d'exode rural, tout est lié et peut être
un facteur de l'augmentation de l'an alphabétisation ou encore de la
recrudescence de la prostitution chez les mineurs.
En fermant les yeux sur ces données, l'aide humanitaire extérieure ne
pourra jamais cesser. Est-ce vraiment le but?
Il y a une véritable prise
de conscience à réaliser au niveau de chaque association, pour aider
le développement durable et rapide de Madagascar.
Notre premier souci une
fois l'association constituée a été d'avoir un relais directement
dans le pays car les priorités peuvent à tout moment changer (catastrophes
naturelles, famine, …) et il est très important pour nous d'en être informé
le plus rapidement possible. De même nous avions besoin de personnes sérieuses
et de confiance pour la réception de nos envois et la
mise en route de nos projets locaux.
Nous avons résolus ces tracas
en nous associant avec l'Association ANAS (Association des Natifs d'Ankadinondry Sakay) pour certains
projets. Cette association travaille comme nous dans le Moyen-Ouest. C'est avec ANAS
que nous avons mis en route un système de parrainage scolaire
qui devrait pouvoir s'intensifier en fin d'année.
C'est également grâce
à la Présidente de cette association que nous sommes devenus partenaire
des Mairies de Tsiroanomandidy et de Babetville-Sakay. |
 M Hygin Randrianary, sa femme et
Hélène |
Il y a deux ans nous avions
déjà conclu des accords avec Monsieur Hygin Randrianary (qui
à l'époque n'était pas encore Président de
l'Ordre National des Odonto-Stomatologistes) concernant la recherche et l'envoi de
matériel devant déboucher sur une couverture totale de Madagascar
en soins bucco-dentaires gratuits. Deux véhicules ont donc été envoyés en
2003 pour lancer le projet et normalement une caravane devrait bientôt
suivre la même voie pour être transformée en cabinet de
consultations ambulant. Nous sommes donc bien loin de notre objectif de départ,
puisque la première année notre aide se bornait à amener
et envoyer du matériel scolaire pour la région de Babetville-Sakay.
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Cette année grâce
à une information venant du Maire de Tsiroanomandidy, Monsieur
Eric Hermann Raparison nous avons bénéficié d'un transport maritime gratuit. Huit
tonnes de matériel humanitaire ont donc pu être envoyées à nos
partenaires. Un volume de 18 m³ environ! Parmi cet envoi
se trouve également près d'une vingtaine de gros cartons de livres de
tous genres devant servir à la réouverture de la Bibliothèque
Communale de Babetville selon le souhait d'Hélène la Présidente d'ANAS. |
 Babetville Sakay |
MN : Quelles sont les difficultés que vous
rencontrez sur le terrain ? Qu'est ce qui
selon vous serait à améliorer en priorité ?
CJ : Si vous
le voulez bien je vais diviser ma réponse en deux parties,
d'un côté Madagascar et de l'autre la France puisque ce
pays est également un terrain de travail pour
nous.
Pour
Mada:
Depuis le début de l'année nous ne rencontrons plus
de véritables difficultés sur le terrain. Les années précédentes nous
avouons que nous avons eu quelques désaccords avec certains élus
qui voulaient profiter de notre venue à des fins personnelles, mais
les éléments sont à présent rentrés dans l'ordre. Un point
pourrait toutefois être modifié: Les taxes de dédouanement
du |
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matériel humanitaire. Il faut voir les choses en face, les
transports maritimes entre l'Europe et Madagascar coûtent chers et beaucoup
d'associations ne peuvent pas se permettre de payer le transfert et le
dédouanement. Il existe bien entendu des moyens de demander des détaxations
au coup par coup, mais cela implique des démarches administratives souvent
lourdes et lentes.
Pour la France:
La grosse difficulté ici se situe directement au sein
du "monde humanitaire". Nous estimons que notre rôle est
également d'aider les autres associations travaillant pour Madagascar, ceci aussi bien au
niveau administratif (import et export de matériel ou véhicules) qu'au niveau expériences,
contacts et autres. Par exemple nous avons communiqué l'existence du
dernier transport gratuit dès que nous l'avons su. Nous avons mis plusieurs
messages sur des forums Internet différents pour qu'un maximum d'assos puisse
en profiter. Nous nous sommes même occupé du matériel de certaines
d'entre-elles jusqu'à Anvers.
Par contre
je trouve triste que certaines ne jouent pas le jeu
et gardent jalousement ces mêmes informations comme s'il y avait une compétition
ouverte ! Je pense que certains dirigeants prennent leurs titres un
peu trop au sérieux et devraient parfois mettre leurs intérêts personnels
au second plan.
La règle numéro
un de l'humanitaire est de ne rien attendre en retour, il n'est
donc pas question de faire pression sur tel ou tel gouvernement
pour en retirer un quelconque privilège privé sous prétexte que l'on
aide le pays.
L'on parle souvent de
corruption à Madagascar, alors il serait temps de réaliser que des
associations agissent de manière identique et sous couvert d'humanitaire, discréditant l'ensemble
par leur geste. |
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MN : Comment financez vous
vos actions ?
CJ : Jusqu'à
cette année tout l'argent de fonctionnement de l'association a été pris
sur nos fonds personnels. Depuis nous organisons des soirées (la dernière a
eu lieu le 12 Juin) et nous vendons de l'artisanat malgache
ainsi que des photos au cours de manifestations comme les marchés de Noël
ou les fêtes communales.
Nous recevons aussi des dons de particuliers ou d'autres associations.
L'association de la police de notre région nous a versé l'ensemble des
bénéfices de leur dernière soirée et une association de joueurs de
tarots nous a également donné la recette de leur stand lors de la
Fête de la Musique.
Maintenant que nous avons des partenariats avec des collectivités
nous allons être obligé de demander des subventions départementales pour pouvoir répondre aux
attentes de ces mairies.
Le financement est
toujours un point sensible et prend passablement de temps. On est
souvent sur la corde raide et se maintenir dans les chiffres positifs tient
de l'exercice de style.
Avec la progression de l'association cette
année il va falloir que nous passions à la vitesse supérieure, car nous
ne voulons décevoir personne.
Nous irons
donc taper à toutes les portes pour trouver les fonds nécessaires au bon
fonctionnement de nos projets. |
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MN : Vous oeuvrez aussi pour l'adoption des
enfants. Beaucoup de dérives ont été récemment constatées dans ce
domaine à cause de l'indélicatesse de certaines personnes: en ce qui
concerne l'association zazakely, comment gérez vous cette importante
responsabilité que représente l'adoption d'un enfant et quelles
garanties offrez vous ?
CJ : Très bonne question qui
va me permettre de donner quelques précisions concernant notre
position. Notre association n'a pas d'agrément et ne traite donc pas
les demandes d'adoptions directement. Depuis l'ouverture de notre
site, nous recevons des demandes concernant l'adoption. Des
questions se rapportant aux démarches administratives (encore l'administratif!) en vigueur à Madagascar ou
carrément des demandes de conseils sur les
établissements dignes de confiance. Notre rôle s'arrête donc à envoyer un
dossier regroupant |  Ecole publique -Babetville |
la paperasse obligatoire
pour une demande d'adoption et la mise en contact entre "adoptants"
et orphelinats. La
page Internet que vous pouvez voir sur notre site peut il
est vrai prêter à confusion. Elle n'est en fait qu'un
compte-rendu des conditions que nous demandons pour accepter de donner suite
à une demande et ceci des deux côtés (adoptants-orphelinats). Une fois
les deux partis mis en contact, nous nous éclipsons. Souvent
nous relayons les demandes vers des organismes nettement plus
compétents car notre but est juste d'aiguiller les gens dans la
bonne direction.
Nous pensons que la marge
entre légal et illégal en matière d'adoption est infime. En fait
c'est une porte ouverte à toutes sortes de magouilles. Nous
avons visité pas mal de centres d'accueil et orphelinats pour avoir
une bonne approche du domaine, mais malheureusement la majorité ne nous
a pas convaincu. C'est pour cette raison qu'à l'heure actuelle
nous ne soutenons plus que l'ONG Akany Tsimoka qui
bien que s'occupant d'un orphelinat n'œuvre pas dans la sphère de
l'adoption internationale. Dans notre dernier envoi une cinquantaine de cartons
contenant des vêtements ont été prévus pour cet orphelinat de la
banlieue d'Antananarivo. |
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MN : Vous avez vous-même contribué à relayer
l'appel à sauver la petite Ando. La petite est maintenant entre de
bonnes mains en France mais nous savons tous qu'il y a d'autres
enfants dans le même cas qu'elle: en ce sens, quel est votre
sentiment sur ces dramatiques situations et comment faire pour
essayer d'y remédier ?
CJ : Pour Ando l'appel a été
relayé par plusieurs webmasters. C'est justement l'un d'eux qui m'a demandé de continuer
la chaîne de solidarité. Je l'ai fait car cela rentrait tout
à fait dans l'optique de notre association. Nous avons par la même
occasion fait suivre un chèque pour contribuer à ses
soins. Savoir que l'on s'occupe d'elle à présent est un
soulagement.
Je n'ai malheureusement pas de solution miracle pour éviter ce genre de situation.
Peut-être qu'avec une meilleure répartition des budgets de l'Etat durant
les dernières décennies nous n'en serions pas là? Mais je ne veux pas
tomber dans un débat politique. Je trouve simplement navrant (et le
mot est faible) que l'on ait laissé le secteur médical sombrer ainsi.
Il y a encore bien à faire côté social
pour que chacun puisse avoir droit aux soins, c'est une
évidence. |  Orphelinat Akany Tsimoka |
Si l'on veut rester objectif, tout est
prioritaire pour le développement de Madagascar. Alors par où
commencer? Pourquoi privilégier tel dossier plutôt qu'un autre? On a
toujours un sentiment d'impuissance devant ce genre de réalité.
L'aide que les associations peuvent fournir paraît dérisoire, mais
ne dit-on pas que les petits ruisseaux finissent par devenir des
rivières ! En faisant abstraction de toute politique je dirais que
le développement est l'affaire de tous et qu'il serait temps de
retrousser ses manches. Chacun peut; à son échelle; amener quelque
chose à cette marche en avant. En ce moment plane un climat de
démotivation générale, c'est dommage d'autant plus que Madagascar a
le potentiel pour réussir à s'en sortir. Mais avec l'aide de tous … |
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MN : Passons à votre actualité. Quels sont
vos futurs projets et quels sont vos besoins ?
CJ : Notre
prochaine action est en route. Le 11 Août deux véhicules vont
partir pour Madagascar. L'un sera à la disposition de la
Mairie de Tsiroanomandidy et l'autre permettra à un particulier d'exercer
son métier. A l'intérieur de ces voitures voyagera du matériel
informatique. Deux ordinateurs pour l'ONG Akany Tsimoka (donnés
par l'Association Enfants d'Ailleurs basée en
Alsace) et le reste pour la Communauté Urbaine de Tsiroanomandidy.
Nous suivrons cet envoi de près puisque nous serons à Madagascar durant
tout le mois de Septembre. Nous en profiterons pour faire le
tour de nos partenaires pour connaître très exactement leurs besoins
et souhaits pour 2005.
Le projet de réouverture de la
Bibliothèque Communale de Babetville-Sakay verra certainement
le jour pendant ce mois et nous essayerons également de
remettre en état des locaux scolaires dans la même ville. Mais pour
ce deuxième point il nous manque encore énormément de fonds car
les dégâts causés par "Gafilo" ont été d'une ampleur que
nous ne soupçonnions pas.
Au mois d'Octobre nous organisons un concours
de pêche dans notre région car nous n'avons pas le temps
matériel pour nous attaquer à une manifestation plus grande si
proche de notre retour.
Nous préparons une table ronde
des associations humanitaires oeuvrant pour Madagascar en collaboration
avec l'Association "Ecoutes s'il pleut" basée
à Montauban. Si tout se déroule normalement, cette réunion aura
lieu en Novembre. Le but est de créer un collectif associatif avec
mise en commun des expériences, contacts, opportunités de transports et infrastructures
de chacun. Bien entendu chaque association restera indépendante quant à
ses buts et objectifs.
Nous aborderons aussi le
développement durable avec les filières agricoles et touristiques
en fonction des régions. Le programme
risque d'être chargé! Toutes les associations intéressées par ce forum
peuvent prendre contact avec moi pour avoir de plus amples informations. Les
derniers jours de l'an nous serons au marché de Noël de
Cranves Sales (ville de notre siège social) où nous tiendrons
un stand d'artisanat malgache.
Mais d'ici
là nous ne chômons pas, nous
préparons déjà les envois de matériel humanitaire de 2005! Côté
besoins, la liste est longue! Matériel agricole, matériel médical, matériel dentaire, matériel
à usage unique, matériel scolaire, matériel audio-visuel, matériel informatique, habits, couvertures,
livres, chaussures, … J'ai coutume de dire que l'on prend
tout, car tout manque.
Notre souhait serait de tomber un
jour sur un directeur de compagnie maritime qui aurait un peu
d'humanité et nous offrirait le transport d'un container par année,
l'espoir fait vivre … |
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MN : Pour les personnes qui souhaitent vous
aider, comment doivent-ils procéder ?
CJ : Je profite de
votre question pour remercier tous les bénévoles qui nous ont aidés tout au
long de l'année. Sans eux nous n'existons pas. Toutes les personnes qui veulent
nous aider sont les bienvenues, pour cela il suffit de prendre
contact avec l'association par mail à l'adresse zazakely@exotisma.com .
Je précise que pour
nous le mot aide ne veut pas fatalement dire argent !
Un simple mot d'encouragement est déjà une aide !
Mais nous sommes
aussi à la disposition des personnes qui auraient besoin de notre
aide, il ne faut pas hésiter à nous écrire. |  |
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MN : Si vous avez un message à faire passer
aux "gens qui nous gouvernent", quel serait-il ?
CJ : Question piège, mais je vais y répondre franchement.
Une association se doit de rester neutre vis-à-vis de
la politique si elle veut pouvoir exercer sous n'importe
quel régime. L'Association Zazakely est contente d'avoir trouvé des interlocuteurs directs ou
indirects qui l'écoutent. Il est important pour nous
de nous sentir appuyés et soutenus.
Notre contribution est
minime par rapport aux attentes de l'ensemble du peuple malgache,
mais pourtant les autorités ne rejettent pas nos demandes.
Sincèrement nous n'avons aucune raison de nous plaindre du
gouvernement actuel, ni des élus locaux. Pour ce qui est de mes
convictions personnelles, je les exprime librement sur quelques
forums sérieux bien connus des internautes.
MN : Et pour les internautes qui vous liront
sur Madanight ?
CJ : J'espère simplement en avoir convaincu un
faible pourcentage de l'utilité des associations comme la notre. Si
quelques-uns passaient de spectateurs à acteurs je serai content,
car Madagascar mérite vraiment quelques efforts.
Christian Jaggi, merci pour votre cette
interview.
Merci à vous de nous avoir consacré un peu de
votre temps
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