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Interview de Kolo Malagasy

Publié le 22/02/2004 16:31 par elman

 
Bonjour, Kolo Malagasy. Une petite présentation pour les internautes ? 
Bonjour Madanight et merci de nous recevoir. Kolo est une association culturelle pour les Malgaches vivant à l’étranger. Un de ses objectifs est de transmettre la langue malgache aux jeunes et aux enfants. Pour être efficace, Kolo est restée une petite association avec seulement quelques membres mais beaucoup d’amis et de partenaires qui partagent le même idéal.
 
Quelles ont été vos manifestations ?
Nous nous sommes aperçus très vite que pour pouvoir transmettre quoi que ce soit, les adultes (nous mêmes) avaient besoin d’une sérieuse remise à niveau. D’où l’idée de la dictée malgache. La première édition a eu lieu le 8 mars 2003 avec le soutien de la section Malgache du Département Afrique de l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales). Cette première édition a été pourvue de prix prestigieux avec, entre autres, des tableaux des peintres Jean Andrianaivo Ravelona et Hazavana. Les textes sont des inédits de Aina dont nous reparlerons sûrement.
 
Nous avons ensuite lancé l’enquête "Tsy hiteny malagasy intsony ve ny zanatsika ?" avec le magazine Rue Tsara B et les sites internet de la communauté malgache. Nous remercions Madanight d’avoir joué le jeu. Cette enquête s’est terminée par une conférence-débat le 18 octobre 2003 à Paris avec les Professeurs Rajaonarimanana (INALCO), Ramamonjisoa Niry Lanto (INALCO) le sociologue Rabeherifara Jean-Claude (Université Paris X) et le Père Peltereau-Villeneuve, aumônier Catholique de la communauté malgache en France. Nous tenons à souligner que l’ensemble de ces manifestations ont été parrainées par Madame l’Ambassadeur de Madagascar auprès de l’UNESCO. Elles ont également le soutien de l’Ambassade de Madagascar .
 
Interview Kolo Malagasy
Jarisoa Rakotoarivelo - Kolo Malagasy - Février 2004
 
En janvier dernier, nous avons mis en place avec la section Malgache et le service formation continue de l’INALCO un cours de malgache pour adultes. Ils sont 14 à suivre ce cours actuellement tous les mercredi soirs jusqu’en Juin.
 
Lors de votre étude en Octobre 2003 sur l'état de la langue malgache, vous en avez retiré les chiffres suivants :
57% "mahazo"
37% "miteny"
6% "Tsy miteny Tsy Mahazo"
 
Que peut-on déduire de ces chiffres ? Quel est l'état des lieux ?
Ces chiffres détrônent quelques idées reçues que nous avions. Il y a quand même une très grande majorité de jeunes qui comprennent le malgache (94%). Le principal effort est donc de les faire parler. Ce qui n’est pas aussi simple. Il ne suffit pas de dire que c’est la faute aux parents. Il faut dire qu’en majorité nous avons cherché à nous intégrer dans la langue française et le jeune n’a fait que nous suivre en « zappant » la langue malgache. La clé c’est que nous devons d’abord être fiers d’être malgaches et donc parler notre langue à la maison.
 
Quelles seraient à votre avis les mesures à mettre en place pour améliorer ces chiffres, comment faire pour que la langue malgache se développe ou tout du moins ne disparaisse simplement pas au sein de la diaspora ? Selon vous, en plus de votre initiative, quels sont les volets éducatifs les plus importants à mettre en place au sein de la diaspora.
Les « mesures » nous paraissent un mot assez fort.
Nous voulons plus donner envie car chaque membre des « zanaka am-pielezana » a sa propre histoire. Cela passe par la littérature, la radio, les sites internet mais aussi les associations ou congrégations religieuses. Pour la survie du malgache (et donc la survie des associations malgaches) nous devons promouvoir les livres, les émissions, les chants en malgache. Et cela commence à poindre si nous regardons de l’actualité du premier trimestre (Soratononina, sortie du recueil de poèmes de Aina, Anniversaire de Rado etc.)
 
Au niveau de la France, les manifestations comme les RNS en prennent conscience. Pour chaque parent, la conférence a juste rappelé qu’il n’y a pas à avoir peur de parler malgache à son enfant dès son plus jeune âge. Les autres langues lui viendront naturellement par la suite.
 
Interview Kolo Malagasy
Mamy Andrianarivony - Kolo Malagasy - Février 2004
 
Parlons de votre actualité. L'édition 2004 de la dictée "Soratononina" aura bientôt lieu, le 20 Mars 2004 prochain. Comment doit-on procéder pour y participer? Comment faire pour s'entraîner et se préparer à cette édition 2004 ?
Pour Soratonon’2004, nous combinerons l’événement avec la sortie du recueil de poèmes de Aina. Ce sera un concert de Bessa et Lola, Rivo Ramanantoanina, Datita Rabeson et Soafara. Bessa, entre autres compositeurs, a mis en musique nombreux poèmes de Aina comme « Tojo anao ». Les participants peuvent remplir un formulaire sur www.kolo-malagasy.org ou envoyer un mail avec leurs coordonnées téléphoniques. Il y aura trois niveaux de difficultés (« sokajy » en malgache).
 
Sokajy 1 sera le plus difficile avec les personnes ayant appris la matière malagasy à l’école, 4 ans ou plus (exemple 6ème à 3ème).
 
Sokajy 2 sera pour ceux qui l’ont appris moins de quatre ans.
 
Sokajy 3 est réservé à ceux qui n’ont jamais appris le malgache à l’école. Nous y attendons surtout les jeunes nés en France qui ont commencé à apprendre.
 
Pour les personnes ne disposant pas d’internet, trois numéros de téléphone sont à leur disposition (01.48.80.66.03, 06.15.95.23.82, 06.62.34.68.10) ainsi que des formulaires papiers à nous renvoyer que nous diffuserons cette semaine (Ambassade de Madagascar, Foyers etc…). La dictée et la sortie du recueil de poèmes « Farango Sosona » se dérouleront le 20 mars à la Faculté de Chirurgie Dentaire de Montrouge.
 
 
Vous avez donc le soutien de l'UNESCO et de l'Ambassade Malgache à Paris. Dans votre démarche d'éducation et de sensibilisation, quel rôle jouent ces institutions ?
Nous sommes très heureux de travailler avec les représentants en France du Gouvernement malgache. Ils nous appuient et nous ouvrent leurs portes pour les différentes démarches car la langue malgache est une préoccupation nationale.
 
Leur rôle principal est de faire connaître les enjeux à tous les malgaches. Cela peut se faire par de longs discours mais eux ils ont choisi de parrainer Kolo et faire travailler toutes les bonnes volontés ensemble. Cela commence à être visible.
 
Sur un autre plan, selon vous, quel rôle peut jouer les nouvelles technologies, sites Internet, Média, publications, ecommerce, etc. dans cette démarche d'apprentissage de la langue malgache ? Quelles sont les bons plans, les bons sites et les bonnes adresses que vous recommandez ? Quel type de site nous manque-t-il ?
(rires) Madanight a un très grand rôle à jouer [NDLR : ]. Plaisanterie mise à part, lors de la conférence d’octobre nous avons fait appel à toutes les bonnes volontés pour étudier l’apprentissage du malgache par Internet. Nous avons mis en place un prototype sur http://www.i-teny.org/ . Beaucoup reste à faire. Trois type d’intervenants sont nécessaires, les professeurs pour le contenu pédagogique, le tuteur qui assure le « cours » et les techniciens du net. Les supports existent mais il faut toujours mettre l’accent sur le contenu adapté à nos jeunes qui vivent en Europe.
 
Pour les férus de littérature, il faut visiter http://www.haisoratra.org/ mais de nombreux livres existent aussi à Madagascar à faire connaître avec un début de mise en ligne de la librairie de Madagascar ou l’Académie Malgache.
 
Le célèbre poète Rado va bientôt fêter ses 80 ans. Une demande qui nous revient souvent sur Madanight est la demande d'apprentissage du kabary, Haisoratra, Hainteny. Que répondre et comment satisfaire ces demandes?
Pour les Kabary, haisoratra et hainteny les livres existent aussi. Ils sont souvent méconnus même à Madagascar. Nous tâcherons de les trouver pour le 20 mars prochain. Quelques Mpikabary (orateurs) aguerris nous ont contacté pour faire une démo et un apprentissage du Kabary. A suivre donc…
 
Un message à faire passer à ceux qui vous liront ?
Soyons fiers de notre identité malgache et de notre langue.
 
Kolo Malagasy, merci de nous avoir accordé cette interview. Nous vous laissons le soin du mot de la fin.
Rendez-vous le 20 mars à Paris pour manifester notre amour de la langue malgache. Si nous ne la connaissons pas encore parfaitement, c’est le moment ou jamais. Nous vous offrons ces quelques lignes du poète Aina.
 
… hay moa misy aina
tsy niala na nandao.
Hay mamitsaka ao,
tsy nety nobangaina …
 
AINA
 
N’ayons pas peur, la langue malgache est bien vivante. Samia velon’aina e !
Interview réalisée le 22 Février 2004  



Google
 



 

Association très intéressante, j'aimerais les contacter mais le lien hypertexte ne fonctionne plus, avez-vous une autre adresse ? Merci. 26/01/09

#1 écrit par Del le 26/01/2009 18:03

je suis Chief Ewoukem francois du cameroun.j,aimrai qu, un volontaire de votre association m,aide a trouver une bonne ecole ou faculte de journalisme pour ma fille.mon adresse;françois.ewoukem@aes.com tel;237 77765283:237 76323470 mreci a tous.

#2 écrit par Invité le 30/01/2009 12:52
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