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OMS
.... un bilan satisfaisant pour le Dr André Ndikuyeze
Le Dr André Ndikuyeze a été l’un des acteurs de l’amélioration de la santé publique sous l’ère Ravalomanana. Après avoir été le représentant de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) à Madagascar durant un peu moins de quatre ans, il part avec un sentiment d’optimisme pour ce qui est l’un des volets prioritaires de la politique nationale. Comme les ambassadeurs de pays étrangers, les représentants d’un organisme international à Madagascar se voient recevoir une distinction de l’ordre national quand ils quittent la Grande Ile pour un autre poste.
Au sein de la communauté de l’OMS, Madagascar s’est distingué par la campagne de vaccination contre la rougeole menée en 2004. Le président Ravalomanana s’y est impliqué personnellement. Les résultats lui font honneur : plus de huit millions d’enfants et d’adolescents âgés de 0 à 15 ans ont été vaccinés. Cette campagne de masse est une référence en Afrique que ce soit dans la préparation, dans l’exécution et surtout pour le leadership des responsables politiques. La mobilisation de la population a été tout aussi exemplaire.
L’OMS est une organisation rattachée au système des Nations Unies. Contrairement à une idée reçue chez nombre de malgaches, elle n’est pas un bailleur de fonds spécialisé dans le secteur santé. Au contraire, elle bénéficie plutôt des fonds qui proviennent de la contribution des Etats membres vis-à-vis de l’ONU. Cette institution technique est chargée de définir les normes et les standards pour améliorer la santé des populations dans le monde.
Le système sanitaire de Madagascar a beau évolué. Il en demeure que beaucoup d’efforts restent à faire pour que le commun des malgaches puisse un jour bénéficier d’un système de soin aux normes internationales. Les premiers résultats sont la création ou la réhabilitation de centres de santé de base. Le problème des ressources humaines n’est pas pour autant résolu, car les établissements de santé manquent toujours de personnel qualifié pour pouvoir assurer un soin de qualité.
La grande étendue du territoire ne permet pas d’avoir une couverture satisfaisante en matière de centre de santé. Le problème du transport complique encore plus le problème de l’accès au soin. De nombreuses localités sont enclavées. Les malades sont portés sur un brancard de fortune et sont amenés à un centre de santé après de nombreuses heures, parfois des jours, de marche. Bref, tout comme les autres aspects du développement, il y aura toujours une partie de la population qui ne seront pas concernés à cause de ce problème géographique.
Certaines mœurs et coutumes d’un autre temps sont encore pratiqués alors qu’ils mettent en danger la santé des individus. Par exemple, de nombreux malgaches aussi bien en ville que dans les campagnes vivent en proximité avec les animaux. Certaines croyances poussent les gens à laver les morts dans un cours d’eau alors que ce dernier sert aussi pour la lessive, la cuisine, la toilette… Face au danger du sida, un rite initiatique des jeunes hommes dans certaines régions du sud de l’Ile est toujours d’actualité. Il s’agit du passage à l’état d’homme en attrapant une maladie sexuellement transmissibles, une preuve irréfutable que l’individu en question n’est plus puceau. Pour ce qui est de l’usage des préservatifs
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Madagascar, Février 2006
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