Allocution de SEM l’ambassadeur Jean Pierre
Razafy Andriamihaingo
"A la suite d’une longue entrevue que nous avons
eu avec le président de la république monsieur Marc Ravalomanana,
nous avons beaucoup de chose à vous dire et deuxièmement, parmi les
projets dont j’ai parlé au début de ma prise de fonction, j’avais
parlé d’une tenue régulière d’une conférence de presse en invitant
les organes de presse malgache de France et cela dans le souci de la
liberté d’expression que nous souhaitons tous de façon à ce que l’on
puisse dialoguer et que vous puissiez me poser toutes les questions
que vous souhaitez poser concernant l’ambassade, ses activités et
pourquoi pas les initiatives venant du plus haut niveau, c’est à
dire du président Marc Ravalomanana. C’est dans cet esprit que nous
sommes donc ici aujourd’hui.
Le Président de la République souhaite, et sur ce
point de vue je me fais son porte parole, en quelque sorte, faire
passer un certain message. Ce message c’est d’abord le salut très
fraternel qu’il souhaite adresser à la communauté malgache de France
mais également des communautés malgaches de mes pays de juridiction.
Il est vrai que lors de sa visite officielle de l’année dernière,
fin Avril 2003, vous avez pu avoir un contact très direct avec lui.
Et c’est précisément ce contact qu’il souhaite permanent, à travers
son ambassadeur que je suis.
Mais il y a aussi, je crois, un certain
nombre de mises au point à faire. C’est que, et vous en êtes
les témoins, comme moi même et nos mêmes à l’ambassade, d’un certain
climat, qui est, je dirai, artificiellement entretenu par certains
éléments que je qualifierai d’ "agités" de notre communauté d’ici, éléments
fort heureusement peu nombreux. Mais qui sont capable fort
effectivement de faire beaucoup de bruits et faire croire à
certaines réalités qu’ils prétendent faire valoir.
Je veux dire par là toutes ces campagnes de
dénigrement et d’insultes de bas étage. Bien entendu, nous faisons
le tri et nous ne nous laissons pas émouvoir outre mesure par ce
type de comportement. Mais là ou ça devient gênant et quelque fois
grave, c’est que des contre-vérités sont dites. Je l’ai dis, des
insultes sont proférées, qui nous donnes nous mêmes malgache une
image tout à fait déplorable. Et donc, bien entendu, tout cela, le
président de la République le sait et il le déplore à la mesure de
la gravité des actes . Car évidemment tout cela ne recouvre aucune
réalité et l’on sait très bien que moins il y a de la vérité, et
moins il y a une réalité et plus on amplifie les choses mais
seulement, il faut que les Malgaches de façon générale et au delà
même des Malgaches, toutes ces personnes qui sont des amis de
Madagascar, sachent que je n’ai jamais réagi à ces comportements et
à ces insultes. Je le fais maintenant parce que c’est le Président
de la République lui même qui me demande de le faire, pour que,
espérons nous, l’on mette un terme à tout cela et que désormais l’on
travaille ensemble dans la diversité, chacun a le droit d’avoir des
positions différentes comme chacun a le droit d’avoir des opinions
divergentes, voire même totalement opposées a celles que nous
souhaitons nous, servir et faire valoir, tout cela fait partie de la
liberté dont chaque individu est nanti.
Dans la suite de cette idée, il y a des gens qui,
à un moment ou un autre, ont eu des relations plus ou moins
privilégiées avec la personne du président de la république. C’est
la aussi non seulement leur droit mais moi personnellement je m’en
réjoui que certaines personnes aient des relations ou aient eu des
relations privilégiées avec le président de la république. Mais il
ne faut point prendre prétexte de ces relations pour la aussi faire
croire à certaines choses. C’est à dire qu’il y a des personnes qui
se comportent de telle façon qu’ils veulent faire croire à une
certaine communauté qu’ils sont investis de certaines missions par
le président de la République. Y compris dans ce qui est considéré
comme étant l’exercice de la diplomatie malgache.
Je le dis ici de façon la plus nette et la plus
définitive possible, parce que là aussi le président de la
république entend que le choses soient dites, entend que les
prérogatives soient respectées, je le dis donc de façon claire et
nette que de telles relations n’existent pas entre le président de
la république et telle ou telle personne ici présente en France et
qui prétendrait agir au nom du président de la république dans tel
ou tel domaine .
Le dernier point que je voudrais aborder est le
besoin de débats dans la vie politique. Débats sur des sujets qui
sont discutés à Madagascar ou ici, et à l’initiative des uns ou des
autres, cela fait partie des libertés fondamentales. Moi même, avant
d’être cet ambassadeur que vous connaissez, j’ai été expert auprès
d’un certain nombre d’organisations internationales, l’UNESCO, la
Commission Européenne, le CNUSED, l’agence intergouvernementale de
la francophonie, la région île de France dans le domaine des droits
de l’homme et dans le domaine juridique et judiciaire de façon
générale. Je suis donc compétent dans ce domaine là, pour savoir ou
doit se situer la limite de cette liberté d’expression. Pourquoi je
dis cela ? Parce que vous avez soit des partis politiques soit des
organisations privées réunissant un certain nombre de personnalités
privées qui essayent la aussi d’assener ce qu’ils considèrent comme
étant des vérités. Généralement, ils essayent de faire croire qu’à
Madagascar, il n’y a jamais eu de réconciliation entre les
malgaches. Bien. On peut en discuter, mais il faut être de bon aloi.
Quand on dit qu’il y a nécessité de réconciliation, cela veut dire à
la base qu’il y a eu, entre malgaches, une situation analogue à
celle que l’on trouve en Afrique ou à Haïti où il y a eu des tueries
entre différentes factions et ou il y a eu et il y a encore une
guerre civile soit déclarée soit larvée. A Madagascar, autant que je
le sache, il n’y a jamais eu cela. Donc quand on parle de
réconciliation nationale, il faut savoir ce que l’on veut dire et il
faut dire si oui ou non nous sommes sur le plan de la réalité ou de
la propagande. Donc la clairement il s’agit de propagande dans des
buts bien déterminés. Cela aussi fait partie de leur liberté mais
seulement, il faut être, quand on est responsable politique,
responsable effectivement et avoir un sens des responsabilités
suffisamment conscient pour ne pas dire, je dirai, des bêtises.
Parce que cela aussi induit en erreur. Non seulement au sein de
notre communauté malgache mais aussi chez nos amis étrangers.
Il y a cette notion de réconciliation nationale et
il y a aussi cette notion et je dirai que les deux sont
complémentaires, de cohésion nationale. La cohésion nationale est
une valeur que nos gouvernants, quelle que soit le niveau de leurs
responsabilités, ont toujours eu non seulement dans la conscience
afin de renforcer cette cohésion nationale. Qui peut sérieusement et
honnêtement faire croire que nous n’y travaillons pas ? On peut
faire des propositions et provoquer un débat d’idées mais la
également, il faut être honnête. Quand on fait de la politique, cela
ne veut pas dire que l’on est libre de faire n’importe quoi ! Au
contraire, quand on fait de la politique, il faut réfléchir
profondément avant de faire valoir certaines idées, certaines
propositions avant, en quelque sorte, d’ »ameuter le peuple ». Parce
que le peuple attend de ses responsables politiques, précisément ce
sens peut être pas inné mais en tout cas travaillé des
responsabilités. Pratiquer la vérité mais aussi la transparence.
Pourquoi je vous dis cela ? Parce que certaines
organisations s’amusent donc a véhiculer certaines idées qui sont
fausses et uniquement afin de déstabiliser le régime actuel qui a
besoin de cette stabilité là.
Il faut que toutes ces choses la soient dites et
je dirai qu’il faudrait que chacun soit absolument conscient et
sache où se trouve la réalité et ne pas se laisser aller, se laisser
convaincre par ce genre d’insinuations.
Voila ce que je voulais vous dire d’une façon
spontanée dans l’expression mais mûrement réfléchie dans la décision
de le faire.
Merci de votre attention.
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