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Syndicalisme
.... ce n’est pas la fête pour les travailleurs malgaches
Dans un pays qui n’a pas une véritable tradition syndicale, la célébration de la fête du travail ne fait pas beaucoup de bruits. Si des organisations syndicales et certains partis politiques ont prétexté leur crainte de faire une manifestation dans les rues de la capitale, le défilé des travailleurs a tout de même eu lieu mais sur un trajet qui ne permet pas d’avoir la meilleure visibilité.
Le cortège est parti d’Antanimena pour rejoindre le gymnase d’Ankorondrano. Les banderoles ne manquaient pas, contrairement aux manifestants. Un groupe de dix personnes défilaient derrière chaque banderole. Le principal message est plus que pessimiste : « le travailleur malgache, complètement dans la souffrance ».
Il n’y a que le FISEMARE qui a rappelé que le 01 mai est avant tout une fête. 70 ans après sa création, le syndicalisme malgache n’a pas encore réussi à s’imposer dans le monde du travail.
Le syndicat est assez mal vu par les patrons. On l’associe surtout à quelques grandes entreprises ayant appartenu à l’Etat et surtout aux entreprises de la zone franche. La faible pénétration des syndicats s’explique par le fait que la proportion de travailleurs salariés dans une structure formelle est trop peu importante.
Avec officiellement moins de 8% de chômeurs, la situation de l’emploi à Madagascar n’est pas aussi rose que l’on pourrait le croire. Le secteur informel et le sous-emploi sont prépondérants. Le rêve inavoué des travailleurs malgaches serait la sécurité sociale. La sédentarisation des jeunes diplômés et autres personnes qualifiées dans les grandes villes, notamment à Antananarivo provoque un déséquilibre des ressources humaines dans le pays.
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Madagascar , Mai 2006
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