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Crash Helicoptere Présidentiel
.... Après avoir frôlé le pire, le président dit avoir plus de courage et de motivation
Miraculés. Le président Ravalomanana, sa femme, et cinq autres personnes dont le ministre de la Décentralisation sont sortis indemnes d'un impressionnant crash d'hélicoptère dans la région d'Imerin'Imady, dans le district d'Ambositra. Extirpés de l'appareil sans aucune égratignure, le président n'est pas plus atteint moralement par cet accident. Au contraire, il affirme avoir plus de foi et de conviction que jamais. Lui-même et toutes les personnes qui l'ont félicité d'" être en vie " ont tous évoqué la bonté divine.
Plus de peur que de mal dirait-on quand on voit les images de l'appareil couché sur le côté et en proie avec quelques flammes. Pour le président, ce n'est ni peur ni mal. Marc Ravalomanana n'a pas été affecté par l'accident d'hélicoptère qui aurait pu être tragique. " C'est un accident comme un autre " a-t-il relativisé. Toutefois, une commission spéciale sous l'égide du ministère de la Défense nationale va étudier les circonstances du crash. La thèse du sabotage n'a pas été évoquée comme une éventualité et paraît quasi-improbable. En tout cas, cet accident rappelle des mauvais souvenirs des années 70 et 80. Des hautes personnalités de l'Etat ont perdu la vie lors de crashs d'aéronef. Selon Marc Ravalomanana, l'Eternel lui a accordé du temps supplémentaires qu'il va honorer en se consacrant au travail. "Je remercie Dieu de son amour car il est rare que l'on sorte indemne de telle crash " a-t-il conclu.
 C'est un Marc Ravalomanana radieux et illuminé qui a rencontré les membres du gouvernement ainsi que la presse au lendemain de son accident. " Je ne vais pas avoir peur "…" nous n'allons pas reculer face à la difficulté " a-t-il réitéré. Avec le sourire aux lèvres, il ajoute : " au contraire, cela m'a donné du courage, même un hélicoptère n'a pas réussi à me tuer (sic), je serai encore plus motivé à travailler ". C'est un président souriant faisant même preuve de sens de l'humour, dynamique et résolument positif qui a rencontré les membres du gouvernement qui, eux, semblaient tétanisés sur leur siège. A croire que ce sont ces derniers qui ont été victimes d'un choc émotionnel.
Très en verve, le Président à lancé une pique à l'endroit de l'opposition : " laissez faire de l'opposition ceux qui le veulent. Ils vont savoir à quoi et à qui ils vont s'opposer, ils vont voir s'ils en ont la force ". Marc Ravalomanana affirme n'avoir rien à craindre. Il est confiant quant au soutien des bailleurs de fonds et des pays partenaires. Interrogé sur les actions de l'opposition notamment sur le projet d'instaurer un gouvernement de transition, le Président a parlé d'une ignorance de la pratique universelle de la politique par ses opposants. Une élection présidentielle anticipée, qui figure parmi les revendications de l'opposition, n'est pas non plus envisageable. Marc Ravalomanana explique qu'il faut prendre en compte trois critères : l'opportunité de l'élection, l'existence d'une crise et l'existence des moyens. Des conditions qui, à ses yeux, sont loin d'être réunies.
Marc Ravalomanana a profité de ce Conseil d'après crash pour réitérer ses promesses pour une vie meilleure pour la population. " Je fais toujours ce que je dis " a-t-il affirmé. Il a fait part de son " défi intérieur " qui consiste à trouver comment améliorer le dessein de la population malgache, donner à celle-ci une vie meilleure. Le président voit un signe du succès quand le ménage arrive à faire des économies. Il souhaite donner à la population les moyens de produire en construisant des infrastructures comme l'électricité, l'eau et les barrages. Marc Ravalomanana estime que le niveau de vie des paysans s'est amélioré depuis la hausse du prix du paddy. Il veut aussi libérer les jeunes femmes de la corvée de la recherche d'eau en vulgarisant les points d'accès à l'eau potable. Marc Ravalomanana est admiratif de ces femmes qui travaillent dur. Lors de sa visite de la localité de Fandriana, il a arrêté le convoi - il était au volant- pour s'entretenir durant quelques minutes avec des femmes qui étaient en train de piquer des plantes de riz. Le président est descendu sur le bord de la rizière et a offert sa main pour saluer une dame d'un certain âge qui avait encore du mal à se tenir droit après avoir courbé le dos durant des heures. La paysanne, confuse, tenait un paquet de plantes dans la main gauche et a présenté son poignet droit qui a été plus ou moins épargné par la boue au président.
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Madagascar, Octobre 2005
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