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Présentation des vœux à Iavoloha
.... une fête
dans la simplicité
Cette année, la Présidence de la République
a fait preuve de simplicité et de conciliation.
Il s’agit de mettre tout le monde sous le même
toit afin d’éviter les mécontentements de ceux
qui seront installés dehors. La cérémonie a
un peu perdu de sa superbe mais la fête était
quand même au rendez-vous.
L’année dernière, les Sénateurs ont boudé la cérémonie de présentation des vœux
puisqu’ils n’étaient pas parmi les invités de
… Marc Ravalomanana, pour faire partie des privilégiés
qui ont trouvé siège dans la grande salle du
Palais. Cette année, tout le monde a été traité
sur le même pied d’égalité. Les parlementaires
ont occupé l’aile droite du chapiteau sous un
toit de… gare routière. Le couple présidentiel
a été abrité par ce qui sera le toit d’un marché
ouvert. Le podium des artistes est monté sur
l’ossature d’un futur bureau de mairie. Le Président
de la République a profité de l’occasion pour
présenter les futures constructions préfabriquées
qui vont façonner le paysage des villes et autres
localités de Madagascar.
Les parlementaires n’ont pas été des spectateurs passifs. Ils n’hésitaient pas
à acclamer leur Président avec une « standing
ovation » en prime. Les députés et les Sénateurs
semblaient se réjouir des « attaques
» portées au gouvernement. Ils ont déchanté
quand la personne chargée du protocole n’a pas
dédié un buffet spécialement pour eux. Même
s’il a été dit que seuls les Chefs d’Institution
et leur épouse et le doyen du Corps Diplomatique
auront l’honneur de saluer le couple présidentiel,
cela n’a pas refroidi l’ardeur de certains élus.
L’équipe de Jacques Sylla a fait quant
à elle preuve de coquetterie avec le « lamba
» porté sur l’épaule gauche comme on le fait
à nouveau pour les grandes cérémonies. A noter
aussi le rang protocolaire des quatre chefs
d’église du FFKM qui sont considérés
comme des chefs d’institution.
Au menu : du riz, de la volaille et de la viande de porc. Un festin bien malagasy.
Pas de fioriture ni de grande gastronomie. Il
y en avait largement pour tout le monde. On
servait du whisky, du vin et bien sûr les boissons
« Tiko » inévitables pour pareille circonstance.
Au dessert, on a même eu droit à des cornets
de glaces de la même entreprise agro-alimentaire.
Pour animer la fête, des artistes traditionnels
ont présenté un petit concert. Ils ont chanté
devant des sièges vides qui leur tournent le
dos puisque l’assistance a été occupée à déjeuner.
Seul le groupe Vilon’Androy a vraiment
trouvé de l’audience.
Le nombre des invités a été fortement réduit à la baisse. 2500 convives,
c’est bien peu comparé à ce qui se faisait il
y a quelques années de cela. Il n’y avait pas
les représentants du « petit peuple ».
Même le porte-parole emblématique des quartiers
défavorisés, l’homme au « satro-bory »
n’a pas été invité, ce qui n’a pas manqué de
soulever un certain mécontentement. On a aussi
remarqué l’absence de troupe de « Hira gasy
» pour l’animation. Certains habitués ont été
écartés probablement pour des raisons politiques.
La cérémonie d’Iavoloha a aussi perdu son côté
« people » et jet set au grand dam des
photographes. Par contre, les photos-souvenir
avec la façade du Palais comme arrière-plan
font toujours recette.
Le Président Ravalomanana se mêle toujours à la foule et serre la main aux invités
qu’il rencontre ou qui viennent à lui. Il se
passe même de protocole pour une convivialité
et une bonne humeur partagée. Après le déjeuner
champêtre, le président a rencontré les chefs
de région afin de partager sa « vision 2005
». Il est reparti bien après que presque la
totalité de ses invités ont quitté les lieux,
et non sans accomplir un dernier protocole.
Après avoir salué le drapeau national et les
militaires qui lui ont fait honneur, Marc Ravalomanana
est monté dans sa Mercedes dont la plaque porte
l’inscription « Filoha » et dans laquelle se
trouvait déjà son épouse. Avant que la voiture
ne démarre, il fait coucher le siège avant vers
lui. Allez savoir pourquoi !
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