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Telma
.... déployer des nouvelles lignes en attendant la convergence
Telecom Malagasy est aujourd’hui une entreprise privée dont l’actionnaire majoritaire est le groupe Distacom qui détient 68% du capital. C’est en septembre 2004, que l’opérateur en téléphonie fixe a établi ses plans d’action à court et à moyen terme. Après les événements 2002, le processus de privatisation a connu quelques chamboulements. En 2005, la machine est bien lancée.
« Au début, il n’ y avait pas grand-chose, les moyens étaient inexistants, les outils introuvables » a rappelé l’Administrateur Délégué de Telma. La donne a changé et des nouvelles mesures ont été prises. Telma bénéficie d’un monopole de 4 ans sur la licence en téléphonie fixe. En contre partie, son actionnaire principal Distacom s’engage à investir pour la relance du secteur et à garantir l’accès universel dans toute l’île. C’est aussi Telma qui va se charger du déploiement du réseau fédérateur ou backbone en fibre optique.
 En 2005, c’est avec la technologie CDMA, « le fixe sans fil » qui est une technique plus performante que le filaire classique, que Telma a conquis le marché de la téléphonie. « Nous sommes en route pour atteindre le cap des 100 000 clients, 18 mois après » souligne Eugène Beckers. Ce dernier a annoncé l’achat et l’installation de 5 000 publiphones à Madagascar. La mobilité figure parmi les priorités de Telma qui dispose d’une licence GSM. « Nous n’avons pas encore commencé à déployer le service » précise l’Administrateur délégué. En tout cas, il assure que Telma va intégrer les avantages de la téléphonie fixe et mobile dans une logique de convergence.
L’opérateur historique a donc pu sauver sa situation de monopole mais doit faire face à des attentes diverses. Tout d’abord, l’Etat exige que Telma participe au développement économique du pays notamment dans le déploiement des réseaux de télécommunications et dans la mise en place d’un service universel. L’opérateur doit tripler le nombre de lignes en 5 ans. Telma doit aussi répondre aux attentes des opérateurs économiques qui espèrent de nouvelles opportunités grâce aux TIC. Il est tenu à fournir des outils de communication et un service de téléphonie de base à la population. Enfin, Telma doit désormais rendre des comptes à des actionnaires qui veulent une entreprise pérenne et profitable.
« Avant la fin de l’année, Telma commencera la construction de son réseau en fibre optique, son TGV ou Télécom à grande vitesse, afin de permettre aux entreprises d’avoir accès aux mêmes outils que dans d’autres pays » déclare Eugène Beckers. Ce dernier annonce la construction d’un réseau métropolitain autour d’Antananarivo et qui sera connecté aux autres grandes villes. Le réseau terrestre aura la forme d’un grand « Y » : le point central se trouve à Antananarivo avec un déploiement vers l’Est (Toamasina), vers l’Ouest (Majunga) et enfin vers le sud (Tuléar). Telma favorise la solution qui consiste à déployer sous terre la fibre. La solution des poteaux électriques a été abandonnée vu que l’on observe de nombreux foudres qui frappent les installations électriques. Le backbone national serra raccordé à une infrastructure internationale via Tuléar.
Pour le futur de l’Internet à Madagascar, Telma entend bien se limiter à son rôle d’opérateur d’infrastructures. Il encourage les ISP et les investisseurs à développer des services à valeur ajoutée. Eugène Beckers parle de la construction d’une autoroute qui va nécessiter l’installation de nouvelles stations services. Le tandem Telma/DTS est l’illustration de cette complémentarité. Toutefois, l’exploitation de l’infrastructure Telma est accessible pour les autres opérateurs du secteur. Sur une autoroute, ce serait mal de voir toutes les stations services avec la même enseigne. Vivement 2007.
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Madagascar, Octobre 2005
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