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CITIC
.... la cité de la technologie dans la Chinatown de Tanà
On connaît du quartier de Behoririka, la china town de Tanà, ses commerces florissants notamment pour ce qui est de l’habillement et des accessoires de maison. Pour changer, des investisseurs chinois ont choisi un secteur beaucoup plus « valorisant » : les TIC. La CITIC, une cité dans la cité, a pour ambition de permettre aux consommateurs et usagers des TIC de trouver tout sur un même lieu. C’est une sorte de vitrine géante derrière laquelle les entreprises commerciales rivalisent de motivation pour offrir le meilleur des services et le meilleur prix. Pour comparer, l’acheteur n’a qu’à traverser un couloir et passer ainsi d’une boutique à une autre.
A l’ouverture de la CITIC, le samedi 30 avril 2005
dernier, le public a répondu présent. Certains sont venus par curiosité et voir les nouveautés, d’autres n’ont pas voulu rater la promotion à l’occasion de l’ouverture des magasins. La téléphonie mobile et l’informatique tiennent une place prépondérante dans la cité. Les commerciaux ne se lassent pas de donner des explications techniques à des clients pas très avisés en la matière. A l’ouverture officielle de la CITIC, de nombreuses boutiques ne sont pas encore aménagées. Quelques unes le sont mais n’ont pas ouvert leur porte lors de la première journée. Ce qui donnait une impression de vide malgré le fait que, très vite, il y avait de l’affluence. D’ici le mois de juillet, CITIC sera entièrement occupée. En tout cas, ce premier centre commercial spécialisé de Madagascar risque de faire mal au portefeuille. Les plus grands revendeurs de produits TIC ne s’y trompent pas car ils ont tenu à ouvrir un autre magasin là où ils étaient sûr d’avoir comme voisin un ou plusieurs concurrents directs.
Entretien avec Naivo Rasamijaona, Responsable du Projet CITIC.
 MN : Rappelez-nous l’historique du projet CITIC et ce qu'il est ?
Naivo Rasamijaona : Ce projet est né quand le pouvoir a décidé d’appliquer la mesure de détaxation aux produits TIC. D’un autre côté, il y a eu des promoteurs immobiliers, des investisseurs chinois qui voulaient ériger bâtiment à vocation commerciale. Nous, de notre côté, conscients de la vitesse avec laquelle les technologies évoluent, on a voulu bâtir quelque chose de grand comme la CITIC. Ainsi, plusieurs entités venant de différents horizons sont rassemblés et ont fini par trouver un projet commun. Il a été alors décidé que l’on va mettre en place un centre commercial, mieux une cité, pour les technologie de l’information et de la communication.
MN : Qu’est ce que l’on peut trouver dans cette cité ?
Dans la CITIC, il y deux choses différentes. D’une part, il y a un espace commercial qui comprend 33 boutiques, d’autre part, il y a l’espace bureautique avec notamment un local technique et une salle de montage. Nous espérons aussi aménager une salle de formation dans la cité.
MN : Est-ce qu’il y a des critères ou des normes que vous appliquez pour sélectionner ceux qui vont tenir un commerce ou travailler dans la CITIC ?
Pour la norme, cela va de soi. Quand nous avons fait notre prospection, on a constaté que les opérateurs économiques malgaches en matière de TIC ont une certaine maturité. Nous n’avons même pas à penser à des critères car jusqu’ici, les entreprises commerciales concernées ont tous la même préoccupation : proposer des produits de bonne qualité et au meilleur prix. Par ailleurs, elles sont prêtes à donner satisfaction aux consommateurs en en essayant de fournir le meilleur service. Il y a donc une bonne concurrence.
MN : A court terme, comment voyez-vous l’évolution du projet CITIC
Le centre commercial est déjà en train de se mettre en place, d’être occupé. A court terme, c’est-à-dire au mois de juin, Nous pensons inaugurer l’espace bureautique. Par la suite, on faire une descente dans les provinces pour étudier la faisabilité d’un projet similaire à la CITIC.
MN : Comment trouvez-vous l’appropriation des TIC par les malgaches de nos jours ?
C’est très positif. On même dire que les malgaches sont très au courant des nouveautés en matière de TIC. Malheureusement, le pouvoir d’achat est limité. Nous, à la CITIC, on essaie de toute manière de présenter aux malgaches l’évolution de la technologie, en particulier ce qui pourrait être utile selon le contexte local.
MN : Qu’est-ce que l’on peut attendre du fameux « 3P » ou partenariat privé-publique en matière de TIC ?
Ce que les opérateurs économiques de la CITIC, qui sont au total une cinquantaine, attendent du pouvoir concerne surtout la mesure de détaxation. Que cette dernière soit prolongée dans la durée ou que l’on applique une sorte de dérogation. La détaxation sera levée en septembre puisque la mesure n’est sensée durer que deux ans. Si on veut que les produits TIC parviennent aux citoyens, aux utilisateurs, il faut que les prix soient accessibles. Or, la taxe pénalise vraiment les prix.
Maherizo - Reproduction et diffusion, même partielle, interdits © Madanight.com., Madagascar, Mai 2005
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