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Haut débit - Adsl - Fibre optique à Madagascar

Publié le 13/09/2003 21:53 par elman

La technique du cablage sous-marin / Fibres optique Atlantis, SAFE et SAT 3
Depuis 1994, France Télécom a développé une nouvelle stratégie sur la pose des cables maritimes, a base de fibres optiques. Plutôt que construire un câble dédié à l’Afrique, coûteux et sans commune mesure avec les besoins des télécommunications africaines, les équipes de France Câbles & Radio ont suscité des collaborations tous azimuts pour construire un gigantesque puzzle de câbles sous marins encerclant l’Afrique mais non dédiés à desservir uniquement ce seul continent : c'est tout d'abord le câble SEA-ME-WE 3, près de 40 000 kilomètres reliant l’Europe du Nord à l’Australasie, longeant et touchant l’Afrique en Méditerranée et en Mer Rouge entre les détroits de Gibraltar et de Bab-el-Mandeb, puis Atlantis 2 : 12 000 kilomètres entre l’Europe du Sud et
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l’Amérique du Sud et touchant l’Afrique de l’Ouest (Sénégal et Cap Vert), SAFE : 18 000 kilomètres entre la Malaisie, l’île Maurice, l'île de La Réunion et l’Afrique du Sud et enfin SAT 3 : 16 000 kilomètres reliant l’Afrique du Sud et la plupart des pays de la côte occidentale d’Afrique à l’Europe du Sud.
Un réseau total de plus de 80 000 kilomètres qui constitue une gigantesque boucle autour de l’Afrique mais qui, au final, dessert cinq continents.
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Le projet SAFE

Le câble SAFE est un câble sous marin optique dont le positionnement a été imaginé en Juin 1996 par Telkom South Africa et la Malaisie. Il est maintenant opérationnel depuis le 4 Juin 2002 et fait partie intégrante de l’ensemble SAT3/WASC/SAFE né de la fusion en 1998 du projet SAFE (South African and Far east) et SAT3/WASC (South Africa
Telecommunications -West African Submarine Cable). L’accord final de maintenance et de production du consortium a été signé à Prétoria le 17 Juin 1999. La longueur totale de l’ensemble est de 28 000 km pour un coût total de 639 Millions de US Dollars. Il a été construit par Alcatel Câble pour la partie SAT-3/WASC et Tycom Submarine Cable System pour la partie SAFE.

La capacité sur le segment SAFE est de 10 Gbps initialement pouvant évoluer vers 130 Gbps et de 20 Gbps initialement pouvant évoluer vers 120 Gbps pour le SAT-3/WASC.
Le Sénégal, une nation branchée...
Depuis le 22 mai 2001, le Sénégal est relié à l'Europe par fibre optique. Le câble sous-marin qui relie le Portugal à l'Afrique du Sud a été connecté au réseau de la Société Noationale des Télécoms du Sénégal (Sonatel). Installé par la firme française Alcatel, ce câble sera ensuite relié aux réseaux de télécommunication gabonais, béninois, ivoirien, camerounais, angolais, réunionais et sud-africain. Une quarantaine d'opérateurs privés participent à ce projet, d'un coût global de 600 millions de dollars, (près de 700 millions d'euros) qui devrait dans un second temps relier l'Asie. Ce réseau sous-marin portera la capacité du système à 120 gigabits/seconde, soit 1,5 millions de communications simultanées.
Le câble est constitué de 4 paires de fibres en technologies d’amplification optique et DWDM (multiplexage en longueur d’ondes de différentes couleurs de laser sur une même fibre). La portion SAFE du câble relie l’Inde à L’Afrique du sud en passant par l’Ile de la Réunion et Maurice. Le SAFE s’inscrit dans l’ensemble plus vaste SAT-3/WASC/SAFE qui permet d’assurer une connectivité mondiale via l’Europe et les câbles transatlantiques SAT-3/WASC/SAFE en détail sur http://www.safe-sat3.co.za/ (en anglais) Depuis, Mauritius Telecom (M.T.) a effectué une augmentation de la capacité dont elle dispose sur le câble sous-marin à fibres optiques South Africa Far East (SAFE) d’une capacité de 10 gigabits par seconde (10 Gb). L'exploitation du câble remplace en grande partie celle des liaisons satellitaires qui assuraient auparavant à elles seules la connexion entre Maurice et le reste du monde.
La saga SAFE dans l'Océan Indien
Madagascar n’a pas perdu tout espoir de se raccorder au câble SAFE à partir de la Réunion. Cette connexion, déjà envisagée avant la crise politico-économique traversée par la Grande Ile en 2002, redevient aujourd’hui d’actualité. Mais le scénario est un peu compliqué. Le coût est colossal (33 millions de dollars) et nécessitera au minimum dix mois de travaux.

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Selon la Mission économique française à Tananarive, qui dépend directement de l’ambassade, la Banque africaine de développement est disposée à en financer le tiers à condition qu’un opérateur historique malgache du secteur des télécoms participe au capital de Fermatel. Cette société, appartenant à hauteur de 65% au groupe français Iliad, vient de se voir attribuer par l’Omert (Office malagasy d'études et de régulation des télécommunications) la prolongation jusqu’en juillet 2003 de la licence qu’elle détenait sur les transmissions de données par fibre optique. En sus de l’argent de la Bad, pour lever les quelque 22 millions de dollars nécessaires au projet, Fermatel doit restructurer son capital et se transformer en société anonyme. Toujours selon la Mission française, Iliad serait en passe de céder 95% de ses parts dans Fermatel à des investisseurs français et étrangers, dont 25 à 30% au conseil régional de la Réunion. Ce dernier, en outre, “garantirait les investissements des actionnaires réunionnais de façon à favoriser leur obtention de crédits sur les marchés”. Parmi les actionnaires réunionnais sont cités Outremer Telecom et Groupe Bourbon, qui auraient “manifesté leur intérêt sans avoir confirmé leur engagement”
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Pose d'un cable sous-marin a Maurice
Un atout vital pour le développement

Il restait donc à intégrer l’opérateur local, qui devra obligatoirement posséder au moins 34% de la nouvelle société anonyme. Telma devait logiquement être celui-là, d’autant que Fermatel se disait prêt à céder ces 34% pour un franc symbolique. Mais, dans l’imbroglio des télécoms malgaches, personne ne savait plus à qui appartenait vraiment Telma, dont le processus de privatisation a suscité la colère des salariés et fait couler beaucoup d’encre. Pour résumer, à l’origine, en 1995, France Câble et Radio (Fcr, filiale de France Télécom) détenait 34% et l’État malgache 66% du capital de Telma. Début 2002, la société Distacom (aux capitaux hong-kongais) s’était vu adjuger provisoirement les 34% de Telma mis sur le marché par l’État, au grand dam de France Télécom (allié pour l’occasion à Mauritius Telecom). L’opérateur français avait alors soupçonné des irrégularités et certains observateurs estimaient que le prix payé par Distacom (12,6 millions de dollars) était bien éloigné de la valeur réelle de son acquisition.
Par la suite, suivant le cahier des charges, Distacom devait racheter les parts de Fcr à la même valeur que celles achetées à l’État pour devenir actionnaire majoritaire, mais la crise politico-économique de 2002 est venue bloquer la finalisation del’opération et le contrat de cession définitif non validé. Dans cette configuration, le projet de connexion par câble entre la Réunion et Madagascar — que tout le monde s’accorde à reconnaître comme un atout vital pour le développement de la Grande Ile — est donc restée lettre morte tant que la situation de Telma n'était pas clairement définie par le gouvernement. On connait maintenant ce qu'il en est advenu : Distacom a repris TELMA pour 12,6 millions USD
Perspectives
Le ministre malgache des Postes et des Télécom, Haja Nirina Razafinjatovoa reconnait que Madagascar a certes laissé filer l'opportunité de la fibre optique au sud du pays mais que nous avons encore les possibilités offertes par le NEPAD. Bien que les études techniques ne demandent qu'un semestre, on craint fort qu'il ne faille attendre environ 5 ans pour sa concrétisation. Dès lors, Madagascar doit chercher d'autres moyens, d'autre consortium - car Fermatel a échoué- , et surtout les financements indispensables pour nous connecter sur un terminal de fibre optique, dont le coût est d'environ de 30 à 40 millions de dollars. M Haja Nirina Razafinjatovo (ci-contre) participera prochainement en Afrique du Sud au forum organisé par Microsoft sur les TIC et a promis d'œuvrer dans ce sens pour que nous puissions disposer de cette technologie à gros débit. On se souvient que cette technologie des fibres optiques a déjà été évoquée à La Réunion entre le président Ravalomanana lors de sa visite officielle dans cette Région française et les autorités françaises. Si le partenariat dans le domaine de l'Enseignement à distance entre la CNTEMAD et le CNAM a été conclu, la connexion par fibre optique à partir de La Réunion quand à elle ne donne aucun signe de vie.
Le point de vue des politiques
Le ministre malgache des Postes et des  Télécom, Haja Nirina Razafinjatovoa
"Avec le développement des NTIC (nouvelles technologies de l'information et de la communication), Madagascar est en train d'élaborer sa politique sous l'égide du ministère des
Postes, des télécommunications et de la communication. Des études ont été lancées en vue de la mise en place du "backbone" ou fibre optique dont on attend la législation et la réglementation. On pourrait donc envisager un accès universel aux Ntic dans l'objectif de désenclaver les zones régionales. Le développement des Ntic est une des priorités pour l'Etat. Le ministère sera représenté prochainement à la grande conférence organisée par Microsoft à Johannesburg, et la fibre optique (back bone) est un sujet de recherche et de financement à tous les niveaux. "
Haja Nirina Razafinjatovo
Cas d'utilisation des fibres optiques sous marin : l'exemple de la société PCCI (Premium contact center international) à Dakar, Sénégal

A 5 heures d'avion de Paris, le centre d'appels de PCCI, à Dakar, entend être l'interlocuteur des entreprises françaises. Ouvert depuis avril 2002, ce centre profite du décalage horaire pour fournir une prestation hors horaires ouvrés. Enième délocalisation ? L'ouverture de PCCI (Premium Contact Center International), en avril 2002, à Dakar (Sénégal), y ressemble fort. La logique de réduction des coûts prime ici à l'instar d'implantations au Maghreb et autres eldorados d'une main-d'oeuvre à bas prix. D'entrée, Dominique Berthelot, Dg France de PCCI (ex-directeur du développement Europe de Call Center Alliance et ex-D-ga de Convergys), donne le ton : « A Dakar, l'heure de production est 40 % moins chère qu'en France. »

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S'y ajoute le fait que Dakar représente un vivier de jeunes diplômés francophones dont les débouchés professionnels ne sont pas à la hauteur des diplômes. Ils ont ainsi été quelque 2 000 étudiants d'écoles de commerce, de marketing ou d'informatique à répondre à l'offre d'emploi... « Aucun problème d'accent », assène, sans complexe, Abdoulaye Sarre, l'un des fondateurs. Qui voit également dans PCCI l'opportunité pour certaines entreprises françaises « d'accéder à des compétences rares dans l'Hexagone. L'université de Senghor forme ainsi des pharmaciens dont le savoir pourrait être utilisé dans une cellule dédiée à l'univers médical ». Quant à l'infrastructure télécom, PCCI est connecté à deux câbles sous-marins à fibre optique (Atlantis 2 et Sat 3) qui relient l'Europe à l'Amérique. Pour convaincre, PCCI s'engage aussi sur les résultats. Sa campagne de réabonnement pour un magazine français de vulgarisation scientifique, par exemple, PCCI l'a gagnée en acceptant d'être payé au prorata des ventes effectuées. Un choix offensif qui fait craindre à certains l'attribution de missions dans le "dur". A ceux qui font de la proximité une priorité, Dominique Berthelot rétorque par la mise en place d'un système de visioconférence. Et, pour les autres qui craindraient "un décalage culturel" entre téléacteurs français et sénégalais, il répond que l'encadrement opérationnel est assuré par des cadres expatriés.
Un bureau à Paris

Il ne s'agit pourtant pas d'une délocalisation classique : car, derrière le sigle PCCI se dissimulent, en fait, trois investisseurs sénégalais. Les fondateurs, Abdoulaye Sarre (Dg), Abdoulaye Mboup (Dga) et Yerim Sow (président du conseil d'administration), détiennent en fonds propres 66 % du capital (4,5 ME). Trois banques, dont la Bank of Africa, financent les 1,52 ME restant. Les trois comparses se connaissent depuis l'âge de 11 ans. Issus de familles aisées de la capitale

PCCI a Dakar

sénégalaise, ils ont fait leurs études entre les Etats-Unis et la France. Les deux premiers sont vite devenus des apporteurs d'affaires pour de grands groupes, tels Siemens. Le dernier préside aux destinées du réseau cellulaire Telecel, filiale de Vodaphone, pour l'Afrique. « Nous aurions pu rester chacun dans nos métiers. Se contenter d'investir en bourse nos bénéfices. Mais, avec l'accession au pouvoir du président Wade, on pouvait envisager de faire quelque chose », explique Abdoulaye Sarre. Car, pour le Sénégal, l'implantation de ce premier centre à vocation internationale représente une belle opportunité. Alain Frossard, conseiller économique de l'ambassade de France, rappelle que « l'économie informelle totalise 60 % du PIB. Le secteur salarié, lui, n'en représentant que 5 % ». Si PCCI tient son plan de développement sur deux ans, la société deviendra le premier employeur du pays avec 3 000 positions et 7 000 salariés. Aujourd'hui, avec 300 positions ouvertes, et un potentiel de 1 000 ouvrables rapidement, PCCI Dakar se lance dans la mêlée. Embauchée pour une période d'essai de six mois, la quarantaine de téléacteurs - dont c'est souvent le premier emploi salarié - reçoivent 120 000 F CFA (183 E) auxquels devraient s'adjoindre des primes leur permettant de doubler leur salaire. Soit l'équivalent de 5 fois le salaire minimum. Les actionnaires ont ouvert une représentation commerciale à Paris, dirigée par Dominique Berthelot et Jean-Jacques Doucet, anciens de Convergys. PCCI devra toutefois trouver une dizaine de partenaires pour atteindre l'objectif de 7 ME, fixé pour son premier exercice.
L'avenir du haut débit à Madagascar

Madagascar attendra-t-il encore longtemps pour prendre enfin le train des nouvelles technologies et plus particulièrement celui du haut débit? Une volonté de changement est perceptible avec l'ouverture par exemple dernièrement du réseau ADSL mais le cablage sous marin n'en offre pas moins des perspectives et opportunités économiques interessantes, comme nous le voyons à travers l'exemple de la société PCCI. Cela suppose certes de lourds investissements de départ mais le retour sur investissement ne peut être que bénéfique à moyen et long termes : réseau téléphonique a prix réduit (pour une qualité numérique), vulgarisation de l'internet
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à haut débit (plus de services, plus d'opportunités commerciales, plus de business, plus d'emplois, etc.). L'occasion est sans doute très belle pour nouer de nouveaux partenariats financiers (et techniques) à l'occasion de ce forum Microsoft en Afrique du Sud et à laquelle Madagascar est invité. Et pourquoi pas, de séduire le CEO de Microsoft lui-même ?

En tout cas, les Malgaches n'ont pas à rougir de leurs talents dans le domaine du génie logiciel et nos coûts de production, à l'instar des entreprises installées dans la zone franche, sont plus qu'intéressants. Affaire a suivre.



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Inona no mahasamihafa ny backbone sy ny fibre optique?

#1 écrit par Invité le 19/02/2007 09:27

za koa ary mba tsy mahay ko!
Fa inona marina e?
Le mamaly manaraka mba mahay azafady fa tsy ohatranay. OKAY?

#2 écrit par Invité le 19/02/2007 09:34

lol lol lol! Mampihomehy be ny fitarainanao ry se a!

#3 écrit par lova le 11/06/2008 16:59

ny backbone re otran ny oue adsl sy ny karazany fa mbola avo lavitra no reny ny debit-any fa ny fibre optique .. aii zany izy oue fibre... ligne afahana mahazo an le backbone. ra tsotsotra zany ann

#4 écrit par iza ary le 14/07/2008 18:54
Votre nom :

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