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Poopy
.... un Che
Bel Canto sous le signe de l’amour
La cinquième édition du spectacle Che Bel
Canto, avec Poopy comme vedette principale,
n’a pas déçu le public venu en masse au Palais
des Sports et de la Culture de Mahamasina. Saint-Valentin
oblige, le thème principal du concert est l’amour.
Njakatiana, Lôla, Tovo J’Hay, Andry du groupe
Hirah et Sitraka de Pazzapa 2 ont chanté les
chansons de Poopy aux côtés de celle-ci.
Le concept en général est toujours le même. La chanteuse Poopy chante
ses chansons avec les artistes masculins à l’affiche.
Cependant, cette cinquième édition de Che
Bel Canto a apporté quelques nouveautés.
Le spectacle est mis en scène comme une comédie
musicale. L’un des chanteurs chante d’abord
en solo en s’adressant à Poopy. Celle-ci écoute
son cavalier lui déclarer sa flamme. Parfois
elle paraît impassible, d’autre fois, elle se
montre conquise. En tout cas, c’est selon le
texte de la chanson. Ainsi, le public est amusé
quand le prétendant se fait rejeté ou la dulcinée
le fuit tout simplement. Après la première chanson,
Poopy fait un duo avec son partenaire de la
même séquence.
Le spectacle est composé de quatre actes. On a ainsi vu Poopy chanter en duo
une chanson de son partenaire. Ce qui est nouveau
dans le concept Che Bel Canto. Le public a été
entièrement conquis par l’interprétation de
la chanson « Namako » du groupe Hirah
plus agréablement surpris par l’interprétation
de Poopy que par celle de Andry lui-même.
Poopy s’éclipse momentanément de la scène laissant
un des chanteurs interpréter une chanson à elle,
aidé aux chœurs par deux de ses camarades. Durant
cet acte, Poopy chante seule mais accompagnée
par les danseurs du groupe Itsingory.
Au dernier acte, les artistes ont mis l’accent
sur le recueillement. On a presque oublié que
Poppy est l’interprète de nombreuses très belles
chansons évangéliques. Le concert qui aura duré
trois heures s’est terminé par la chanson «
Fotoana mamy » dont le clip a servi pour
la promotion de Che Bel Canto 5.
Poopy l’avait dit. Ses chansons auront une nouvelle vie quand elles seront interprétées
par un homme. Elle a été bien servie par Media
Consulting qui a choisi de l’associer aux
monstres sacrés que sont Njakatiana et
Lôla, à l’incontournable Tovo J’Hay
et à deux jeunes talents que sont Andry et
Sitraka. Le prix des groopies, s’il en existait,
aura été attribué à Andry. Avec son look à la
Jon Bon Jovi, le jeune rocker a été surpris
par cet engouement du public à son égard pour
une fois qu’il fait une digression dans la variété.
Lôla mériterait le prix du meilleur interprète
masculin. Njakatiana était beaucoup plus sobre
que l’on a l’habitude de le voir dans ses propres
concerts. Sitraka est encore intimidé, du moins
timide, mais il est assuré de la sympathie du
public. Tovo J’Hay, toujours aussi exubérant,
avait relativement moins de succès que d’habitude.
Sa présence à toutes les éditions de Che Bel
Canto finirait-elle par lasser le public.
Pour le spectacle Che Bel Canto 5, Poopy était accompagnée par ses musiciens.
Le public était surpris par l’absence d’une
guitare basse alors qu’on en distinguait bien
le son. En réalité, c’est l’auteur-compositeur
Naivo, qui jouait au bassiste avec son
clavier basse synthé. Le groupe Itsingory a
enflammé la salle avec sa chorégraphie certes
mais aussi quand une danseuse montre une belle
partie de son anatomie ou quand l’un des danseurs
perd ses lambeaux, paraissant juste habillé
d’un mini-short en cuir noir.
Avant le spectacle, il y avait quelques animations dont une très mauvaise interprétation
d’une chanson connue, c’est toujours très apprécié
par le public. Il y avait aussi les séquences
de vidéos-gags et des interviews en direct de
spectateurs. Par des entretiens enregistrés,
l’on a appris que Andry est un garçon sympa
et cool mais il n’arrive jamais à l’heure. Lôla
a eu son surnom grâce à son petit frère qui
avait du mal à prononcer « Roland » et
qu’un jour il est monté sur un arbre de letchi
et n’avait pas pu en redescendre à cause d’une
… indigestion. Ces animations avait pour but
de faire patienter le public. Certains spectateurs
dormaient tout simplement, allongés sur le sol.
Craignant ne pas avoir une place, ils sont venus
très tôt. Or, le Palais ne s’est rempli qu’à
un quart d’heure du début du spectacle. La raison
en est que le public fait désormais confiance
au système de réservation.

Maherizo
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© MADANIGHT.com., Madagascar, Février 2005
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