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Danse urbaine
.... Ja’ Style
et Kronik Hype ou le hip hop narratif Sandjay
Le premier Dihy Danse de l’année culturelle
2005 a présenté deux compagnies de la scène
hip hop tananarivienne. Ja’ Style, un groupe
composée exclusivement de danseuses a montré
une autre facette de la femme dans sa chorégraphie
intitulée « F’âme ». Kronik Hype, a franchi
une nouvelle étape avec « Dingana », une chorégraphie
pleine de vie et d’humour, ponctuée de sensibilité.
Dihy Danse est le rendez-vous mensuel
des danses urbaines contemporaines à Mada présenté
par le Centre Culturel Albert Camus. La compagnie
Ja’ Style, la première à monter sur la scène
a présenté l’histoire de la femme depuis la
genèse. « F’âme » n’est pas une revendication
d’un quelconque statut mais un récit très imagé
de l’âme de la femme et de sa condition. Les
chorégraphes Rajaonarisoa Tafitaniaina,
plus connu sous le nom de Tania, et Séverine
Berthet n’ont pas manqué d’imagination et
parfois d’autodérision.
L’histoire de la femme a très mal commencée. Elle a été trompée par le serpent
et a perdu la pureté de l’âme. Si dans la chorégraphie
on voit les danseuses avec un balai c’est pour
suggérer que la faute originelle a été effacée.
La femme est aujourd’hui forte et épanouie.
Elle s’amuse bien qu’elle soit caricaturée par
la tâche ménagère. « F’âme » n’est pas un récit
monotone. Le rythme est cassé quand on passe
à une autre séquence. La compréhension n’est
pas des plus faciles. Le jeune spectateur malgache
amateur de hip hop se soucie moins de l’interprétation
du sens que la beauté et l’originalité de la
chorégraphie.
Fondée en 2002, Ja’ Style est une compagnie exclusivement féminine. Spécialisée
dans le ragga hip hop », elle est familière
des manifestations « Haintso Haintso ».
Fidèles collaboratrices de Shao Boana
et de Mc Crotal, les filles de Ja’ Style
ont dansé derrière les stars internationales
telles Positive Black Soul, Tragédie, Amasoul,
Princesse Aniès et Busta Flex. Le groupe
est composé de Tania et Séverine, les chorégraphes
et qui interprètent aussi les rôles principaux,
Razafindramanana Tahiana, Norine Fannia,
Josia Nadine, Razafindramanana Fara et Razafimandimby
Ony Mireille.
La chorégraphie de Kronik Hype alterne les mouvements d’ensemble purement
hip hop à des figures plus artistiques. Le thème
de « Dingana » rappellent les pas franchis
à chaque étape de la vie. L’être humain laisse
des traces et ces dernières mènent vers un but.
Cette quête est représentée par le jeu de la
marelle. Kronik Hype ne s’adonne pas à un hip
hop pur et dur. Les costumes des danseurs est
déjà l’affirmation d’une identité. Les figures
sont parfois très athlétiques. La présence de
la jeune fille au milieu des quatre garçons
du groupe donne une touche de sensibilité à
la chorégraphie.
Kronik Hype joue aussi sur la musique. Cette dernière n’est pas du tout monotone.
La compagnie ajoute même quelques notes de violons
jouées par deux adolescentes pour un petit intermède.
Cela permet aussi aux danseurs de reprendre
leur souffle. « Dingana » est un peu le reflet
du parcours de la compagnie depuis la création
de celle-ci en 2002. Un parcours dont les rêves
servent de point de départ et où chaque pas
marque une étape franchie dans la concrétisation
des désirs. Kronik Hype est composé de Razafiarison
Roger, Razanadimby Solonomenjanahary Olivier,
Randrianarisoa Ando, Rajaonarivony Sitraka et
Randrianarisoa Rado qui est aussi le chorégraphe.
La formation a eu le privilège de présenter
sa première pièce intitule « Tsikombakomba
» lors du Festival international de danse Sanga
3.
Comme une cerise sur un gâteau, un freestyle a clôturé le spectacle.
Une occasion pour tous les amateurs de hip hop
dans la salle de monter sur la scène. Le public
a même eu le plaisir de voir à l’œuvre Didi
de I am’s Boys, le désormais célèbre chorégraphe
de Pazzapa 2. Cette séquence improvisée
est toujours spectaculaire.
Maherizo
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© MADANIGHT.com., Madagascar, Janvier 2005
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