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Rija Tahiana
.... gros
plan sur l’une des célébrités du petit écran
à Mada
Il est l’un des jeunes animateurs que la
chaîne de télévision Rta a propulsé au rang
de star. Rija Tahiana revient sur une année
2004 exceptionnelle qui a été marquée par l’émission
phare devenue un véritable phénomène de société
: Pazzapa. L’animateur a commencé comme journaliste
à la Rta avant de passer à la production. Actuellement,
il présente une émission de caméra cachée et
une autre sur l’actualité cinématographique.
MN - Rija Tahiana, bonjour ! 2004 a été une année exceptionnelle pour la Rta
!
Oui on peut dire comme 2003 ! C’était une année où l’on sortait de la crise.
Le grand événement de l’année a été Pazzapa.
Cette année, il y avait un défi à relever par
rapport à Pazzapa I, qu’est-ce qu’on peut améliorer,
est-ce que l’on va trouver des financements.
Tout cela s’est réalisé, le bilan est positif,
très positif. Je parle de Pazzapa en particulier
mais tout de même c’était une année où l’on
a réussi pas mal de chose. Personnellement,
j’ai commencé cette année « Sangy sary »,
une émission de caméra cachée. Au départ on
avait quelques doutes sur la réaction des téléspectateurs
surtout celle des victimes, est-ce que ces dernières
vont accepter que la séquence soit diffusée
ou pas. Cela fait presque un an que l’émission
existe et ça va continuer.
MN - Avec Pazzapa 2, cette année l’équipe de l’émission a fait vraiment très
fort, est-ce qu’on peut en faire encore plus
?
On pense que oui, on aimerait bien. Quand on a regardé les images de la finale
de Pazzapa trois mois plus tard, on a trouvé
pas mal de chose à améliorer ou des trucs qui
n’allaient pas. Quand on regarde aussi des émissions
étrangères genre Star academy, là on
est sur qu’on peut encore faire quelque chose
avec Pazzapa.
MN - Selon le projet de loi sur le code de la communication, les productions
locales doivent représenter au moins 30% des
programmes d’une chaîne de télévision. Est-ce
que c’est faisable ?
Oui, je pense que c’est faisable. Il y a une chaîne qui s’en approche. Mais
c’est assez difficile. La Rta est en train de
faire des efforts pour atteindre les 30%. Il
ne faut pas oublier que les émissions les plus
suivies sont des productions locales. On va
essayer d’en faire le maximum.
MN - Est-ce que tu peux nous raconter comment l’idée d’une émission est née
? Prenons un exemple, Sangy sary.
L’idée de Sangy sary ? C’était vers la fin de Pazzapa I, on a remarqué qu’il
y avait pas mal d’émission sur la musique, de
variété, on a donc un peu varié. On a cherché
d’autres concepts qui ne consisteraient pas
à diffuser uniquement de la musique ou des interviews
de gens célèbres. On est arrêté sur la caméra
cachée. On a cherché tout de même un nouveau
concept afin de ne pas trop ressembler aux autres
émissions de caméra cachée. La particularité
de Sangy sary c’est que le complice participe
activement au scénario et à la réalisation de
la blague. On ne l’aurait pas fait si on a pas
trouvé comme se différencier des autres.
MN - Est-ce qu’il y a eu déjà eu une plainte contre toi ou la chaîne ?
Non, pas encore. Il y a eu une émission qui n’a pas eu l’autorisation de la
victime et qui a n’a donc pas été diffusée.
MN - Ta carrière est montée comme une flèche, tu es arrivé là ou tu es en dix
fois moins de temps que les autres. A la fin
de tes études (Communication et journalisme),
est-ce que tu pensais y arriver si tôt ?
Moi je fonctionne par objectif. Chaque année j’essaie de m’en fixer un. J’avais
déjà prévu de faire une émission à la télé à
un certain moment. C’est venu tout de même un
peu plus tard que j’avais prévu moi.
MN - Est-ce que tu te considères comme journaliste ou comme un animateur ?
Les deux je crois. Je fais des recherches, je pose des questions aux gens. C’est
toujours lié à la communication. La perception
des gens du journalisme est un peu limitée à
l’écriture d’article.
MN - Comment tu vis ta célébrité ? Comment cela se passe dans la rue ? Dans
les magasins ?
J’ai des réductions dans trois magasins de Tanà où je m’habille, c’est déjà
pas mal. En outre, je suis habillé pour une
émission, je suis obligé de porter certaines
marques. Dans la rue cela se passe bien. Depuis
Sangy sary, on me fait pas mal de blague. Mais
pas filmé (rire) ; à chaque fois, je me fais
avoir.
MN - Si tu n’avais pas fait de la télé, qu’est-ce que tu aurais aimé faire ?
Pas mal de chose. Je travaillerais peut-être au sein d’une société en tant que
responsable de communication. Mon rêve de gosse
était de devenir steward.
MN - Tu es l’un des journalistes qui utilisent beaucoup l’Internet comme source
et comme moyen de communication avec le public.
Tu en parles beaucoup dans une de tes émissions.
Est-ce que tu a des ambitions dans ce domaine
?
L’Internet, je ne le vois pas comme un outil indispensable ni comme un métier.
J’ai eu l’opportunité de l'utiliser très tôt.
J’ai surfé sur des sites qui parlent de la musique
ou de cinéma, sans penser aux études ni à un
métier. Aujourd’hui, je pense que l’Internet
n’est pas un loisir, c’est quelque chose que
l’on utilise tous les jours, comme le téléphone.
MN - Parle-nous de ton site perso ?
C’était en 1999, quand je suis devenu un internaute. J’ai voulu tout apprendre
sur Internet. Je suis tombé sur un magazine
sur la création de suite. J’ai essayé d’en construire
un. C’était un site perso qui parlait très peu
de moi. Ca parlait de mes artistes préférés.
Une fois que je suis devenu animateur-concepteur
d’émission, c’est ma sœur qui s’est occupé du
site car elle a une petite entreprise dans le
secteur du web, c’est elle qui a réalisé le
site qui est en ligne actuellement sur www.rijatahiana.tk
Maherizo -
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© MADANIGHT.com., Madagascar, Décembre 2004
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