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Jeannot
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un passage de l’ombre vers la lumière en tout humilité
De la patience et de la
persévérance. Après une bonne quinzaine
d’années passées dans le monde de la chanson, Jeannot a
enfin réalisé son grand rêve. Il s’est produit en
concret, le premier en solo de sa longue carrière, au CCESCA en
novembre 2004. L’interprète de « Tsy anjara » a
tourné le destin à son avantage grâce à
l’appui d’un créateur d’événement reconverti en
producteur d’artiste.
On l’a découvert un peu sur le
tard car il attendait son heure patiemment. Depuis sa prise en main par
Media Consulting, la carrière artistique de Jeannot a
reçu un véritable coup d’accélérateur. Au
départ, son inclusion dans le spectacle Che Bel Canto, produit
par ce créateur d’événement et dans lequel Bodo
était la tête d’affiche, semblait usurpée.
Quoiqu’il en soit, Jeannot a pu démontrer son talent de
compositeur et d’interprète en sortant
régulièrement des chansons à succès sur les
ondes. Il lui restait donc à confirmer sur la scène.
Le chanteur a fait profil bas et n’a
pas monopolisé la scène à lui tout seul. Ainsi,
Sarah a été plus qu’une choriste. Les nombreux duos
qu’elle a interprétés avec Jeannot l’a amenée
à maintes reprises sous les feux des projecteurs. Ses nombreuses
tenues ont suscité une certaine admiration dans l’assistance.
Les éléments pour faire un grand spectacle étaient
là : du son, de la lumière, de la chorégraphie…
Jeannot essaie de diversifier avec plus ou moins de réussite. Le
saxophone de Titi et le marovany géant de Jean-Ba ont
donné une cure de jouvence à des morceaux que l’on a
presque oubliés.
Première réussie,
succès à demi-teinte. Les réactions divergeaient
après le premier concert de Jeannot. D’habitude, les gens tout
comme les critiques font du nombre de spectateurs le critère le
plus important. Le CCESCA rempli aux trois quarts ne paraît pas
une mauvaise performance par les temps qui courent. L’avantage avec
cette salle qui ne contient que 700 places, c’est qu’il existe vraiment
une proximité entre l’artiste et son public. La communication
est facile des deux côtés. L’ambiance était
tellement familiale que Jeannot a fait monter toute une ribambelle
d’enfant sur la scène à la reprise de son tube «
Mafana » qui a été joué trois fois.
Jeannot est entré dans la
variété par la petite porte en commençant en 1989,
en prêtant sa voix à d’autres vedettes. Ce qui lui a valu
de nombreuses amitiés parmi les artistes. Il a commencé
à composer à partir de 1994. Sa qualité de
choriste fait aujourd’hui que Jeannot a un penchant pour les duos. Dans
les chansons d’amour, tristes ou romantiques, ce chanteur de charme se
met en avant par rapport à sa partenaire. C’est un peu comme
Njakatiana mais, à part le côté romantique et un
brushing toujours impeccable, il y a tout de même quelques
particularités. Jeannot interprète aussi des chansons
rythmées qui sont inspirées de chant traditionnel de la
région de Mahajanga.
Jeannot s’est montré satisfait
et visiblement ému de l’accueil que lui a réservé
son public pour son tout premier concert en solo. Il a tenu à
remercier ses amis les plus proches. BoBo Mahavanona, Lola, Lucien
Randrianina et Tonton Pa de Toko Telo, Hery du groupe Njila et Do
Rajonhson n’ont pas manqué de lui souhaiter bonne chance pour la
suite de sa carrière. Ce n’était pas un aboutissement
mais un nouveau départ qui permet d’ailleurs à l’artiste
de se nourrir de nouvelles ambitions.
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