MN :
Matsubara bonjour. Une petite présentation pour les internautes?
MA : Bonjour, je m’appelle MATSUBARA. Je suis né en
1973, du signe du cancer. Je viens de la région d’ Ihorombe.
MN : Quel est l'origine de ton nom/pseudo
? Cela fait combien de temps que tu chantes ?
MA :
J’utilise
mon nom comme nom d’artiste. Quant à son origine, j’avoue que je n’en
ai aucune idée. D’ailleurs, je ne me demande plus pourquoi on m’a
donné ce nom qui me paraît plutôt comme un nom japonais.
Heu … Je suis 100% malgache. On m’a découvert sur
une scène lors d’une fête annuelle de mon collège, quand j’avais 15
ans. Les encouragements m’ont poussé à continuer dans cette voie …
MN : Tu écris toi même tes chansons ?
MA : J’ai commencé à composer mes chansons depuis l’âge
de 15 ans. J’ai toujours eu l’espoir d’aboutir à quelque chose plus
tard. A cet âge, j’ai rêvé de devenir une star, mais maintenant je
suis trop vieux pour rêver : gardons les pieds sur terre et place à
l’action.
MN
: Nous avons pu
apprécier ta chanson Valisoa, disponible en téléchargement.
Quels sont les autres
artistes (malgaches, étrangers) qui t'ont inspiré ?
MA : J’ai composé Valisoa en
1991 c’est-à-dire il y a plus de dix ans. Quant aux autre
artistes, j’admire toujours les vrais artistes, aussi bien
malgaches qu’étrangers : ils me donnent l’envie et le courage
de continuer et rester « on line ».
MN : Ton album est en chantier. Quelques
mots la dessus ?
MA : Oui, on travaille beaucoup là dessus. |
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Tout
le monde sera servi car il y aura des rythmes pour chaque
goût. Néanmoins, le public pourra quand même découvrir ma
vraie couleur.
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MN : Des concerts/spectacles en vue ?
MA : Des concerts ou spectacles dîtes-vous ? Pour être
réaliste, je pense d’abord au premier album.
MN : Que t'inspire des artistes malgaches comme
Tizy Bone de Tragédie ?
MA : Tizy Bone a beaucoup d’influence sur les jeunes
malgaches : c’est normal. Arriver au top n’est plus l’apanage des
artistes étrangers : il y a de la place pour tout le monde.
MN : Pour réussir, comme eux, sur la scène
nationale ou internationale, que faudrait-il a ton avis ?
MA: Pour réussir, il n’y a jamais de magie. Je ne
pense même pas à la chance. Il faut travailler avec une attitude
rassurante, audacieuse et gagnante.
MN : Matsubara, merci pour
cette interview. Nous te laissons le mot de la fin.
MA : Pour terminer, je trouve que contrairement aux africains,
nous les malgaches sous-estimons notre culture. Ce qui est
dommage car ce sont les étrangers qui nous convoitent et nous les
malgaches ne nous rendons pas compte que l'’on «rate» quelque chose. Personnellement,
je pense que c’est la seule chose que l’on puisse mettre
en valeur devant l’appauvrissement de notre mentalité ; sans
parler de l’autre pauvreté. |