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Laetitia Benoît – Festival Manja 2005
.... « Je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi grandiose »
Après avoir été élue meilleur mannequin femme lors du festival Manja organisé à Paris en octobre dernier, Laetitia Benoît a été invitée par les organisateurs à participer au festival officiel qui s’est tenu à Antananarivo en décembre. Ce séjour à Madagascar a été plus qu’un retour aux sources pour la jeune métisse de mère malgache. Pour Laetitia, qui est plus une étudiante en stylisme qu’un mannequin de profession, le festival Manja a été vécu comme un voyage initiatique qui allie découverte et émerveillement.

MADANIGHT : Comment s’est passé votre séjour à Mada ?
LAETICIA BENOIT : En fait j’ai gagné ce voyage par l’intermédiaire du festival Manja à Paris, j’ai participé avec plusieurs mannequins parisiens. J’ai été choisie ainsi que Jean Luc pour représenter les mannequins de Paris à Mada. Je suis très heureuse d’être ici. J’ai été bien accueillie. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi grandiose. Ce que je peux dire, c’est qu’ici les créateurs sont vraiment super. Ils ont des super-modèles. Les matières sont vraiment très intéressantes, ça change de celles de Paris. J’ai bien vécu les coulisses, c’était super. J’ai beaucoup discuté avec des mannequins malgaches.
MN : Vous avez été la star ou vous vous êtes faite toute petite en coulisse ?
LB : Je mes suis faite toute petite car je suis de nature un peu timide. Il y a eu beaucoup de filles et de garçons qui sont venus vers moi et qui ont discuté avec moi. Après, ça allait.
MN : Parlez-nous de vos études.
LB : Je suis maintenant en troisième année dans une école de stylisme internationale. J’ai fait deux ans de prêt-à-porter et cette année je fais de la lingerie. J’aimerais plus tard, peut-être en 2006, faire un défilé à Tanà et présenter ma collection de lingerie. J’aimerais intégrer des produits et des tissus malgaches dans mes collections.
MN : Qu’est ce que vous avez découvert ici notamment lors du festival Manja ?
LB : Surtout les tissus, la soie, notamment des écharpes et surtout les chaussures. Je ne savais pas qu’il y avait des chaussures faites avec cette matière. J’ai découvert beaucoup de tissus que l’on ne peut pas trouver en France. D’ailleurs, j’ai fait mon petit marché pour en ramener à Paris.
MN : Est-ce que cela vous a donné des idées pour vos futures créations ?
LB : Ca m’a beaucoup apporté, les gens m’ont beaucoup apporté. Je pense que je vais pouvoir m’inspirer de tout ce que j’ai vu, transcrire ce que j’ai découvert lors de ce voyage le mieux que je pourrais.
MN : Auparavant, avez-vous eu une idée de l’évolution de la mode malgache ?
LB : Non, pas du tout. J’ai découvert en venant, je ne savais pas que ça avait autant évolué. J’ai vu quelques créateurs et quelques créations il y a quelques années. Il se trouve que ça a beaucoup évolué dans le bon sens. Franchement, je ne m’attendais pas à ça du tout. Je trouve que c’est très bien. Ils arrivent à suivre la mode que l’on peut rencontrer à Paris, Londres ou en Italie.
MN : Quels sont vos projets ?
LB : Mes projets, c’est de finir mes études, déjà. Ensuite, monter une collection afin de pouvoir la présenter à Paris, et à Madagascar, je l’espère vraiment.
MN : Après cinq ans, date de votre premier séjour à Mada, comment trouvez-vous le pays aujourd’hui ?
LB : Je trouve que le pays a évolué, en bien ; mais il fait encore du temps pour le construire. J’aimerais bien aidé tous les malgaches. Enfin, à Paris, je vais essayer de mobiliser les français et les parisiens à s’intéresser beaucoup plus à Madagascar afin que ça évolue plus vite.
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Madagascar, Janvier 2006
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