Avec la découverte des techniques du tissage, l'utilisation des
fibres végétales s'est peu renforcée. Le "lamba" constitue l'élément
essentiel du costume traditionnel malgache. Pièce d'étoffe drapée
autour du corps, confectionnée en fibres de chanvres, de rofia (ou
raphia), de bananier, de coton ou de soie. Le lamba devient facteur
d'identité et de reconnaissance sociale d'après ses motifs (le plus
souvent géométrique), sa matière, ses couleurs et la façon de le
porter... Les ambassadeurs envoyés à la cour de la reine
d'Angleterre témoignent de l'importance du lamba pour les
malgaches.
Avec l'arrivée des Portugais, qui font la
découverte de l'île, commence l'introduction de nouvelles variétés
de tissus sur le marché. Les toiles de coton sont notamment
importées d'Amérique et d'Angleterre pour se servir de lamba et de
tuniques. Les tissus imprimés, faisant partie des articles de
traite, se sont imposés pour devenir le "Lambahoany". |
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Ceux-ci imprimés de scènes quotidiennes et de devises sur
l'amitié, le travail ou l'amour font aujourd'hui partie de la
tradition vestimentaire malgache plus particulièrement sur les
côtes. Sous la règne de Radama I (1810-1828) on assiste à une très
grande influence de la mode européenne. Le roi lui-même portait des
vêtements européens lors de son couronnement. A la cour, depuis 1874
toutes les personnes qui approchent la reine doivent s'habiller à la
"vazaha". Les aristocrates et les officiers adoptent alors l'habit
ou la redingote. |
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Seuls le peuple et les esclaves conservent le costume national.
Ambohimanga était la "Versailles" d'Antananarivo, les dames de la
cour s'habillent avec profusion de crinolines, de châles, et de
fleurs artificielles pour imiter les européennes qui étaient alors
sur Antananarivo. Néanmoins ces femmes rivalisent d'élégance avec
leur "Lamba" chamarre en soie. Les bourgeois se mettaient aussi à
porter des costumes européens, ainsi que tout le corps d'armée.
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Les reines de Madagascar mettaient un point d'honneur à voir les
dernières créations parisiennes. Depuis 1896, passage de Madagascar
sous la colonisation française, le phénomène d'européanisation du
vêtement s'amplifie. Actuellement, la mode vestimentaire malgache
continue à être fortement marquée par l'influence étrangère. Les
nombreuses boutiques de mode ne sont jamais en retard de
tendances.
Mais à partir du début des années 90, un mouvement de retour aux
sources se fait sentir. Les stylistes malgaches utilisent de plus en
plus de matières locales telles que la soie tissée, rabane, jabo...
Le port du lamba revient à la mode dans les soirées mondaines. Et on
remarque une reprise de la sériciculture et du tissage. |
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Grâce à Bateau Ivre et à La Pandora, Toamasina a hébergé la mode malgache pour la deuxième fois cette année. Soutenue par une quinzaine de meilleures mannequins et le staff de l’Agence Totem, des stylistes pour ne citer que les meilleurs : Maîtrise de soie, Océane Vogue, Kala S, la Ribambelle, Compagnie de Madagascar, Dogy Mada, Arno B ont montré en exclusivité et en avant première leur création et leur inspiration de l’année. La soirée a également vu la participation du groupe de danse contemporaine Horizon de Toamasina et l’animation de Denis du Mobil sound.
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