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Lundi de Pâques
.... tradition aquatique et spectacles
Les tananariviens essaient tant bien que mal de faire durer la tradition des fêtes pascales. Par la force des choses, la célébration est de moins en moins faste pour la couche populaire. On évite de faire de long déplacement qui risque d’être coûteux. C’est un moment où les citadins peuvent apprécier les espaces verts de la ville d’Antananarivo.
L’aire la mieux appréciée est aujourd’hui le marais Masay et ses environs. L’eau et la verdure au cœur de la ville donnent un semblant de dépaysement. En plus, les promeneurs ont le privilège de pouvoir y aller à pied. Dans le centre ville, le jardin d’Ambohijatovo et l’avenue d’Analakely deviennent des terrains de jeu. Depuis quelques années, le jour du lundi de pâques n’est plus réservé exclusivement au pique-nique familial ou en groupe. Place aux spectacles.
Les organisateurs de concerts de tout genre y voient une aubaine. Il s’agit de proposer du divertissement dans la capitale pour les gens qui ne peuvent pas ou qui ne veulent pas partir. A force de présenter une affiche exceptionnelle, Antsahamanitra devient une destination privilégiée pour le lundi de Pâques. Dadah de Fort Dauphin a récidivé avec le succès dans le théâtre de verdure. Après, la bouillonnante Mima en 2005, il a cette année partagé l’affiche avec l’explosive Vaiavy Chila
. Cette rencontre entre la culture musicale du nord-ouest et celle du sud-est de Madagascar était un événement rassembleur. Fait rare, on a dû refuser du monde à Antsahamanitra. Même la pluie n’a pas réussi à mettre la fête dans l’eau. A Pâques, il faut bien se mouiller.
Décidément, Pâques est la fête de l’eau. Si la tradition du déplacement massive vers Antsirabe tient toujours, on commence à chercher de nouvelles destinations. La solution de Vatomandry est un peu lointaine. Ampefy semble un bon compromis d’autant plus qu’un festival s’y déroule durant le week-end. Après une première édition un peu brouillonne en 2005, le Fiest’Ampefy 2 a été un succès sur toutes les lignes. Les organisateurs ont pris la peine d’aménager les lieux pour qu’un festival et une fiesta puissent avoir lieu au bord du lac, sans oublier le camping.
Bref, Ampefy devient la nouvelle destination de rêve des tananariviens pour le week-end pascal. Si l’on veut se tenir à la réalité, il ne faut pas faire 120 km pour trouver de l’eau. Momentanément déserté par les lessiveuses, l’Ikopa devient un terrain de jeu pour les enfants. On voit le fleuve jaune avec un autre regard.
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Madagascar , Avril 2006
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