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Education nationale
.... la grande famille réunie autour de ses jeunes « raiamandreny »
C’est en famille que le ministère de l’Education nationale a fêté la nouvelle année avec la traditionnelle présentation de vœux. Le ministre Haja Razafinjatovo et son épouse sont des jeunes « raimandreny » qui ont été honorés par leurs grands enfants lors d’une journée de fête au gymnase d’Ankorondrano. Le grand patron de l’éducation nationale est satisfait de son bilan 2005 et entend bien continuer sur la même voie en 2006. Les fonctionnaires ont fait la fête vu que leur ministre n’a pas déserté la piste de danse. A part le fait d’être un bon danseur et un grand sportif, Haja Razafinjatovo est un gentil papa pour le petit Ny Haja. Il a découvert la vie de famille en étant déjà ministre.
Le ministère de l’Education nationale et de la recherche scientifique est un département budgétivore. Cela se justifie par la place de l’éducation de base dans la politique de l’Etat. L’accès à l’éducation est par ailleurs l’un des principaux indicateurs du développement. Avec un taux de scolarisation de plus de 90% des enfants en âge d’aller à l’école, l’équipe du ministre Haja Razafinjatovo peut être fière des résultats. Pas totalement. Le problème de la déperdition scolaire ne permet pas d’être enthousiaste.
Le président Ravalomanana a annoncé une solution miracle qui est la prolongation de l’enseignement primaire à sept années d’études. L’objectif est d’enlever la fracture ou l’impasse entre les deux cycles. La stratégie est en train d’être réalisée et les flous persistent. Le cycle secondaire serait de trois ans et non pas de deux ans, si on se fie à la logique selon laquelle les deux premières classes du collège d’enseignement général seront transférées dans l’école primaire. L’on pourrait donc s’attendre à l’apparition d’une classe préscolaire dans les écoles publiques.
Visiblement, le gouvernement entend bien assurer aux petits malgaches les quatre années d’études nécessaires à la maîtrise de l’alphabétisation. Par contre, il semble reléguer au second plan les jeunes bacheliers qui souhaitent avoir la maîtrise tout court en quatre ans. L’enseignement supérieur n’a d’ailleurs pas les faveurs des bailleurs de fonds. Le chantier pour le passage au système LMD sera le premier dans le but de se conformer aux normes internationales.
Si le gouvernement a du mal à recruter de nouveaux professeurs et à construire de nouvelles salles de classe et de nouveaux laboratoires, il pourrait commencer par aligner la date de la rentrée universitaire avec celle d’autres pays. Une année d’études qui commence en février et qui se termine en novembre est une spécificité malgache. Et encore, l’année a toujours du mal à démarrer à la date prévue dans les campus à cause des revendications de tous bords. L’enseignement supérieur est et sera le tendon d’achille du super-ministère de Haja Razafinjatovo.
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Madagascar, Février 2006
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