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Universités malgaches : le présent chaotique, l'avenir incertain

Publié le 02/05/2005 19:55 par elman

Universités malgaches
.... le présent chaotique, l’avenir incertain


De mémoire d’étudiant, jamais une année anniversaire n’a été aussi noire au cours d’une période que l’on pourrait qualifier de normale, c’est-à-dire sans troubles politiques majeures. Après la grève des enseignants chercheurs, les étudiants sont entrés à leur tour dans l’arène. En face, le ministère de l’éducation nationale reste imperturbable et n’est pas prêt de céder face à la pression. Les enseignements ont repris à Ankatso mais l’année universitaire est encore loin d’être sauvée. Les parents qui ont les moyens de financer les études de leurs progénitures préfèrent nettement les universités ou les instituts privés malgaches.

Partir à l’étranger est une autre solution. Actuellement, la France est le premier pays d’accueil des étudiants malgaches avec quelque 3500 inscrits. Durant les années de gloire, les universités malgaches avaient une très haute opinion d’elles-mêmes. Elles mettaient en avant la culture universitaire que les instituts privés ne pourraient avoir. Aujourd’hui, la situation est inversée. C’est la culture des instituts qui prévaut car elle correspond plus au monde du travail. Dire que les universités produisent plus de chômeurs que de cadres serait une exagération. Toutefois, les jeunes diplômés trouvent difficilement un emploi qui correspond à leur diplôme. On reproche par ailleurs aux bailleurs de fonds dont la Banque Mondiale de vouloir favoriser les formations à courte durée et restreindre le nombre de diplômés dans les deuxième et troisième cycle.

Avec une capacité d’accueil très limitée, les universités sont devenues élitistes en instaurant le concours d’entrée comme épreuve systématique. Ainsi, de nombreux étudiants passent le test avec succès et s’inscrivent dans une filière. Or, ils sont ou seront en réalité inscrits dans un établissement privé. L’inscription à l’université leur permet de gagner un peu d’argent grâce à l’indemnité d’équipement et aux premières mensualités de la bourse d’études. L’argent, voilà un des paramètres qui déterminent la mauvaise qualité de l’enseignement supérieur public. D’une part, des étudiants qui sont payés pour étudier ne sont pas écoutés quand ils revendiquent de meilleures conditions d’études. D’autre part, des enseignants qui s’estiment sous-payés passent la moitié de l’année universitaire en grève.

Certaines filières professionnalisant font payer un frais de scolarité supplémentaire afin d’avoir les moyens et surtout être en phase avec les TIC. Malheureusement, elles ne sont pas bien vues car elles paraissent « plus riches ». De plus, les étudiants auraient tendance à exiger un enseignement et un service administratif de qualité car ils veulent en avoir pour leur argent. Cette attitude d’adulte a coûté cher aux étudiants d’une filière à qui on a reproché de faire de l’ombre aux autres. Et cela malgré le fait d’avoir un parrain au nom prestigieux : un certain Marc Ravalomanana.

Si le ministère de l’Education nationale a promis qu’il n’y aura pas d’année blanche, il a une grande part de responsabilité dans le déroulement chaotique de l’année universitaire 2004-2005. Haja Razafinjatovo a toujours fait preuve d’inflexibilité : « ce n’est pas forcément l’Etat qui doit céder » avait-il déclaré. Officiellement, les portes du ministère ont été toujours ouvertes pour la discussion. Dans tous les cas, cela n’a pas apporté une once de solution aux problèmes et aux tensions qui sévissent à l’université. Le dialogue des sourds n’a fait que rajouter une revendication à une autre, un blocage à un autre.

Le manque d’enseignant et l’absence de relève laissent planer des doutes sur l’avenir des universités. L’âge moyen des enseignants est de 55 ans. La solution de la relève ne sera pas appliquée dans l’immédiat puisque l’âge de la retraite a été porté à 70 ans, sous réserve d’une visite médicale. Sans le nouveau statut, le métier d’enseignant n’est pas du tout attirant pour les jeunes diplômés, à moins d’en avoir la vocation. Plus de huit années d’études paraissent mal récompensées par un salaire de 600 000 ariary.

Si les enseignants dénoncent aujourd’hui le manque d’effectif, ils devraient s’en prendre à eux-mêmes. Sur le 1% de malgaches qui ont la chance d’intégrer un jour l’université, moins de 10% poursuivent jusqu’au troisième cycle. Le premier barrage se trouve au niveau de la maîtrise. Cet obstacle a été encore rehaussé par le ministère de l’Education nationale en voulant limiter le nombre de travaux d’étudiants encadrés par un enseignant et le nombre d’enseignant pouvant assurer cette fonction, par le fameux décret 2005-098 dont l’application a été suspendue. Il est clair que telle mesure, si elle est appliquée, pourrait accentuer l’effet de l’entonnoir inversé dans les universités.


Maherizo - Reproduction et diffusion, même partielle, interdits
© Madanight.com., Madagascar, Mai 2005





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C"est qui le ministre de l'eucation national uk sert à rien ou quoi?!

#1 écrit par Invité le 27/04/2007 20:55

bonjour tout le monde! je suis en france depuis , presque, 2 ans et je me dis " si je suis ressté chez moi, à madagascar, comment je deviendrais aujourd'hui!!!??? c'est une bonne question car toulemonde me disais (quand j'etais encore parmis tous ces etudiants) vaut mieux quitter mada car ici il n'y a plus d'avenir!!! cela m'a beaucoup touché mais ils ont raison aussi d'avoir dit cela!! pour l'instant je ne sais pas quoi dire parce que je suis egalement en train de découvrir la vie !! je vous encourage !! !! et je vous souhaite bonne chance!!!

#2 écrit par Invité le 28/04/2007 21:19

plus payé ou pas aujourdh'ui je fini mes études en france et croyez moi je remercie de tout coeur cete filière et le corps des prof qui y ont contribuer, vous nimaginez pas fa "mahay ny gasy ee" et c dommage que pour des questions politiques .. sy futile !! d on laisse tout tomber, alors que c'était une formation même pas à la hauteur à ce que les français donne ici !! Mahay tsika éé!! faut encourager...

#3 écrit par Invité le 05/05/2007 12:26

L'état dit vouloir le développement de notre Grande Ile. Ce développement ne pourra se faire sans les futurs hommes et femmes de notre pays, tous ces jeunes, nous, qui sommes l'avenir de notre nation. On peut parler de développement à quelqu'un n'ayant pas fait d'étude, il comprendra et saura apporter sa pierre à l'édifice, y participer dans la mesure de ses compétences, mais s'il n'y a personne pour diriger ce développement, personne pour le mettre en place, personne pour vrifier à tous les niveaux si le plan d'action est respecté. Nous avons besoin de personnes ayant des connaissances techniques dans tous les domaines, pour avancer tous ensemble. Personnellement, je suis en France depuis Septembre 2006 pour mes études, et je reviendrai dès que j'aurai mes diplômes pour particper activement au développement de mon pays. Nous avons besoins des étudiants, futurs dirigeants de Mada. Mais essayez de faire comprendre ça à un gouvernement à la tête duquel, le chef de l'Etat, lui, n'a aucune connaissance technique, mais veut toucher à tout, comme un enfant avec des jouets. Un jeune engagé

#4 écrit par Invité le 20/05/2007 11:32

VIVE LA SOLIDARITE ESTUDIANTINE ET LA FRANCHISE UNIVERSITAIRE

#5 écrit par Invité le 29/05/2007 16:21

Je ne sais pas trop la cause de ce chahut car je ne suis pas a Madagascar mais en tant qu'etudiant, je pense que c'est assez normal que les universitaires font la geve. Je l'ai constater juste avant mon depart de mada. Ladite bourse que l'on donne aux etudiants est miserable. Pour un etudiant ne vivant pas dans les alentours d'ankatso, meme les frais de deplacements ne seront pas recouverts par cette allocation, pour ne pas evoquer les moyens de subsistance. Et pour ceux qui ont "la chance" de vivre dans les cites universitaires, cette petite bourse ne serait pas suffisant pour combler les besoins. J'admets que le but de la bourse n'est pas de recouvrir tous les besoins de l'etudiant mais il faut quand meme faire face a la realite. Dans cette realite, Madagascar est un pays en voie de developpement {pour ne pas dire SOUS DEVELOPPE} avec plus de 80% de la population sous le seuil de la pauvrete. Par quels autres moyens que l'aide des parents les etudiants pourraient continuer leurs etudes aisement?, des parents qui eux n'arrivent meme pas a vivre convenablement. Un autre moyen serait d'offrir un petit boulot a ceux qui n'ont pas les moyens, mais quel genre de travail? Ou plutot quel genre de travail a madagascar? A chacun de reflechir mais je suis et reste POUR les etudiants malgaches. Vive la solidarite.

#6 écrit par Invité le 21/07/2007 16:02
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