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Secteur textile
.... le cluster Text’Ile Mada fête son succès après un an d’existence
Le cluster Text’Ile Mada a fêté son premier anniversaire en janvier 2006. Il s’agit d’une coopération d’entreprises liées au secteur textile à Madagascar. Les actions du cluster sont soutenues par des experts de l’Union Européenne issus du Centre pour le Développement des entreprises (CDE). Elles permettent aux membres d’améliorer leur performance et leur compétitivité et d’offrir à leurs clients une qualité et un service de premier ordre.
 « Après cette première année, je suis fier de pouvoir dire : +Ca marche !+ ». Le vice-président du cluster Text’Ile Mada, Olivier Cua, a fait preuve de beaucoup d’enthousiasme affirmant « qu’à Madagascar, il est possible d’entreprendre et de réussir si l’on accepte de se regrouper, d’échanger et de partager ». Les actions du cluster se concentrent sur trois axes principaux dont les deux premiers sont les ressources humaines et la maîtrise des coûts. Les services aux entreprises sont aussi des éléments clés de la recherche de la performance avec l’élaboration d’une charte qualité commune, une bourse d’échange de matières premières et d’échantillonnage, une tissuthèque, une assistance marketing et communication, un centre d’information et de documentation… « Il ne s’agit pas, dans le contexte actuel de la filière textile mondiale, de vouloir rivaliser avec le sourcing asiatique mais de permettre aux entreprises installées à Madagascar d’occuper des parts de marché correspondant à leurs capacités de production», explique Olivier Cua.
Par définition, un cluster est une forme spécifique de coopération inter entreprises, composée d’acteurs économiques concentrés et ancrés sur un même territoire, spécialisés dans le même métier, un même produit ou une même filière. « Pour les entreprises, il s’agit d’optimiser leurs performances par l’acquisition de savoir-faire et d’expérience, l’ouverture de nouveaux marchés, la mutualisation des coûts et les économies d’échelle ». Après un court exposé très instructif, le vice-président du cluster Text’Ile Mada rapporte que 19 entreprises du secteur textile-habillement malgache sont actuellement membres. Cela représente plus de 6500 salariés avec des structures et des tailles différentes, avec un effectif allant de 40 à 1000 personnes. « En tant que chef d’entreprise, j’y ai trouvé un espace d’échange et d’expression qui me permettent d’avancer personnellement et de faire avancer mon entreprise », a affirmé Olivier Cua.
 Depuis 2002, un programme textile pour les différentes régions en Afrique a été développé par le CDE. Cette organisation paritaire des Etats membres du Groupe ACP et de l’Union Européenne s’occupe de la mise en œuvre des actions d’appui technique pour le développement des PME du secteur privé dans les pays ACP. Il a initié le projet du cluster Text’Ile Mada en 2004. Le CDE aide à la structuration et à l’animation du cluster, il apporte son appui dans divers projet comme la participation au salon FATEX en 2005.
Selon le Gestionnaire de Programme Textile, Klaus Niederlaender, « le cluster Text’Ile Mada est un parfait exemple de cette nouvelle approche du CDE qui vise des actions innovatrices avec un impact concret et surtout en partenariat direct avec les acteurs du secteur ». Le centre travaille avec des PME et des associations professionnelles du secteur textile dans les trois grandes filières du coton, du textile et de l’habillement. « L’approche concerne toute la chaîne de valeur, c’est-à-dire, de la matière première jusqu’au produit fini en se concentrant sur les aspects techniques, marketing et de gestion », explique Klaus Niederlaender.
Toutes les entreprises du secteur textile ne sont pas membres du cluster. Rien que pour les entreprises franches, il en existe 125 qui pourraient adhérer à Text’Ile Mada. Depuis la rupture de l'accord multifibre, Madagascar est tenue de faire face à la concurrence avec la disparition des quotas et surtout la nouvelle puissance mondiale en matière de textile qu’est la Chine. Peu compétitive dans le traitement des grosses commandes, la Grande Ile a des potentialités dans certaines niches de marché, notamment dans le haut de gamme. Comme d’autres pays moins avancés, Madagascar peut jouir d’un « traitement spécial différentiel » et pratiquer un commerce international plus souple au sein de l’OMC. Si le ministre de l'Industrialisation, du commerce et du développement du secteur privé, Roger Marie Rafanomezantsoa, promet des lois sur la concurrence et sur les investissements qui devront créer un environnement plus propice, les opérateurs espèrent une révision des taxes et impôts jugés trop lourds qui rendraient les entreprises moins compétitives.
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Madagascar, Janvier 2006
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