L'environnement juridique à Madagascar
Publié le 17/05/2004 02:28 par elman
L'environnement juridique
à Madagascar
Séminaire UBIFRANCE du
11 Mai 2004. Intervention de M. Olivier RIBOT, avocat chez
PriceWaterHouseCoopers
, sur l'environnement juridique des affaires à
Madagascar.
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L'environnement juridique à Madagascar est extrêmement familier pour
un investisseur français, nous sommes dans un système de Droit Civil
écrit extrêmement comparable au système juridique français aussi bien
en ce qui concerne le droit privé que le
droit administratif. Et il faut noter que dans
les affaires judiciaires que les plaideurs mettent dans leurs conclusions des jurisprudence
françaises également utilisée par les magistrats à l'appui de
leurs décisions.
Les institutions judiciaires sont très proches des institutions
françaises dont elles sont héritées de la plupart des
institutions coloniales. |

Olivier RIBOT, Avocat,
PriceWaterHouseCoopers, Président de la Commission Fiscale du GEM
(Groupement des Entreprises de Madagascar) |
 | Nous sommes donc dans une
situation très proche d'autres pays en Afrique francophone. Néanmoins beaucoup de textes sont
obsolètes et méritent d’être réactualisé même si la chose juridique
en matière de droit des affaires n'est pas une priorité.
On voit encore beaucoup de contrats rédigés sur un
coin de table mais le système va changer rapidement parce que nous
connaissons à Madagascar un petit bouleversement juridique en ce qui
concerne le droits des affaires. |
Cela a commencé avec la loi du 27
août 2003 qui a permis l'accession à la propriété foncière aux investisseurs
étrangers. Les conditions à l'investissement ne sont pas négligeables certes, mais cela
a permis de déloger des freins dans certains secteurs prioritaires que sont
les secteurs industriels. C'est une première et cela va dans le bon sens.
Le guichet unique est
aussi un progrès considérable et il faut
voir l'enthousiasme des agents qui y travaillent. Mais ce guichet regroupe plusieurs
administrations et il y a encore de problèmes à résoudre puisque
derrière ce guichet travaille toute l'administration qui elle n'est pas encore réformée
sur le fond, les circuits administratifs sont toujours les mêmes. La composition
des dossiers n'a pas changé et cette réforme qui est très positive
doit être accompagnée par un changement de fond et je vais y revenir.
En janvier 2004
adoption d'une nouvelle loi sur les activités commerciales : c'est une loi
très moderne de 900 articles qui apporte un cadre juridique au droit
des sociétés et qui est tout à fait adapté au monde des affaires.
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Adoption également en janvier 2005 d'un nouveau plan
comptable aux normes internationales qui va contribuer à harmoniser par exemple le
reporting d'une filiale vers leur société-mère. Au niveau de la justice reste
encore de gros efforts a faire au niveau
de l'application des décisions judiciaires : problèmes de formation, problèmes
d'indépendance et on le constate dans des sujets sensibles par exemple au niveau
du droit des affaires. Ce sont des sujets sur lequel le
gouvernement lutte énormément et sur lequel il y a beaucoup
de choses à faire et malheureusement les |
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 |  |
habitudes sont souvent prises
et très difficiles à ôter.
Au niveau de la formation j'ai visité l'école nationale de la magistrature
et j’ai effectué une intervention pour la nouvelle génération de
magistrats qui vont bientôt prochainement. Mais c'est un domaine très sensible
et je pense que cela ne pourra pas se faire rapidement malgré
les efforts du gouvernement et des institutions bilatérales multilatérales pour
faire avancer les choses.
Les règlements d'arbitrage malgaches sont tout à
fait acceptables, transparents et professionnels. Mais les efforts
doivent être continué au niveau de la justice pour assurer plus de
sécurité aux investisseurs.
D'un point de vue un peu plus technique
la réglementation des changes mériterait également d'être réformée,
elle est de mauvaise qualité du point de vue juridique et elle
est également assez contraignante en matière de rapatriements de devises et
les formalités administratives sont aussi contraignantes et font
perdre du temps.
En matière d'immigration, les
choix effectués ne sont pas contestables, l'investisseur étranger
peut arriver à s'en sortir avec des partenariats, simplement les
formalités administratives sont épouvantablement lents et
contaignantes. Le GUIDE arrange les choses pour les nouvelles
entreprises, mais pour les gens qui sont déja là, moi j'attends toujours le renouvellement de
mon visa depuis 1 an et je vais
avoir un visa de 2 ans qui va m'être délivré et il
ne sera valable que 9 mois [NDLR : comme les visas
délivrés aux Malgaches par les Sous-Préfectures en France
alors :-) ] |
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