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Zone Franche : la reprise

Publié le 28/09/2003 20:31 par elman

Opérateurs économiques, pouvoirs publics et représentants des travailleurs via les syndicats ont leur mot à dire concernant les entreprises franches vu que leur dénominateur commun reste le renforcement du dialogue social pour développer de plus en plus le secteur.
 
Dans le domaine de l'industrie manufacturière tournée vers l'exportation, les statistiques des dix dernières années, font état de plus du doublement en valeur de la production.
 

Zone franche Madagascar

Un an après la grande crise, la relance est nettement confirmée au sein de la Zone Franche Industrielle(ZFI), soulignent différents rapports concordants.
Cette performance s'explique par l'apparition de nouvelles gammes de marchandises, provenant pour l'essentiel des Zones Franches, au détriment des produits traditionnels comme la vanille, le café et le girofle.
Plusieurs domaines
Créée en 1989, la zone franche couvre à présent plusieurs domaines d'activité allant de la confection au traitement d'information. Presque 80% des investissements étrangers sont attirés par ce secteur à cause de l'éligibilité de Madagascar à l'AGOA.
 
Sa progression rapide et ses perspectives d'expansion au regard des atouts du pays ont fait et font de la Zone Franche un pôle de croissance important. Elle provoquera aussi un effet d'entraînement pour le développement des autres industries manufacturières, laissent entendre les experts.
 
Bien que ce secteur ait subi de plein fouet les effets de la crise pendant le premier semestre 2002, l'objectif est d'attirer davantage des investissements directs étrangers, d'augmenter le nombre d'emplois directs, d'accroître les exportations et favoriser l'intégration du système productif.
 
Pour soutenir ces perspectives, un plan d'actions est en cours et il doit être orienté vers plusieurs axes d'effort dont la mise en place d'un bureau de coordination administrative relative aux activités des entreprises exportatrices en général et des entreprises franches en particulier; l'intégration verticale et l'ancrage du secteur textile par l'amélioration de la culture de coton et la mise en place d'unités de filature et de tissage, l'intensification de la diversification des activités des entreprises exportatrices en général et des entreprises franches en particulier vers d'autres secteurs (joaillerie, NTIC, montages...)
Croissance humaine
De leur côté, les syndicalistes laissent entendre que du fait de son ouverture économique et compte tenu de son état de pauvreté, Madagascar s'est engagé dans la politique de création d'emplois, en faisant venir des investisseurs étrangers et c'est le cas pour l'implantation des entreprises franches. Ce qui contribue à la croissance économique du pays. Toutefois, ajoutent-ils, nous savons tous que, le développement d'un peuple ne se justifie pas seulement par sa croissance économique, mais celle-ci doit entraîner aussi sa croissance humaine pour un développement humain durable, ou s'allier avec elle.
 
Les deux éléments doivent aller de pair, car complémentaires l'un de l'autre parce que pour un développement authentique, le but final est l'homme. Par conséquent, la valeur d'un système économique, quel qu'il soit, dépend de la mesure dans laquelle il contribue à la promotion humaine, donc à la promotion de ses droits fondamentaux selon les fondements et les principes que mettent en évidence la déclaration universelle des droits de l'homme et ceux de l'OIT.
 
Un résultat plus négatif Les syndicalistes se posent la question de savoir si un tel concept est respecté dans la Grande Ile. Ils sont même pessimistes. "Nous tirons un résultat plus négatif que positif dans des zones franches, parce que la plupart de ces entreprises, pour ne pas dire la totalité, nous constatons la primauté du capital par rapport au travail, autrement dit, la personne du travailleur est reléguée au second plan par rapport à la recherche de la production, à la recherche du profit", font ils valoir. "Les faits sont là et ils restent pour marquer ce renversement de la hiérarchie des valeurs ".
 
Selon eux, "l'équilibre ne serait pas possible si les parties concernées, à savoir, l'Etat, l'employeur et le travailleur ne se trouvent pas ensemble dans une structure légale et légitime qu'est le système de dialogue social, au sens que l'entend l'OIT, et dans laquelle, chaque partie doit s'impliquer pour se concerter et se consulter, du haut comme au bas de l'échelle, et par là de gérer les conflits"



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