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France-Madagascar 2005
.... aide au développement et francophonie
Lors de son passage à Madagascar en juillet dernier à l’occasion du sommet de la Commission de l’Océan Indien, le président Chirac a déclaré que la France n’a pas besoin de privilège particulier par rapport aux autres pays et que les entreprises françaises n’ont pas peur de la concurrence dans le contexte économique malgache.
Jacques Chirac souhaite toutefois une impartialité pour que « tout le monde soit traité de manière égale ». Il a tenu à rassurer les opérateurs français à Madagascar en rappelant que le gouvernement (français) reste attentif à la compétitivité des entreprises. En juillet 2003, la France et Madagascar ont signé un accord sur l'encouragement et la protection réciproque des investissements, qui est entré en vigueur en avril 2005. Il règne toujours un climat de confiance entre les deux pays malgré certaines incertitudes.
Quarante ans après l’indépendance de Madagascar, la France entretient des liens privilégiés avec la Grande Ile. Aujourd’hui, ces liens dépassent largement les domaines culturel et historique. Ils s’inscrivent dans la coopération économique et l’aide au développement. Premier partenaire, premier bailleur et deuxième communauté étrangère à Madagascar, la France se montre plus généreuse d’année en année.
Les relations entre les deux pays sont au beau fixe après une courte période de brouille en 2002. Malgré la politique d’ouverture de Madagascar qui multiplie les relations bilatérales très développées, la France demeure notre premier partenaire et non moins premier bailleur de fonds. L’aide fournie par l’Hexagone à Madagascar est à hauteur de 135 millions d’euros par an. La Grande Ile a aussi bénéficié de largesses exceptionnelles comme l’annulation, en novembre 2004, de presque la totalité de la créance publique de l’ordre de 376 millions d’euros.
Madagascar compte près de 600 entreprises à capitaux français. Celles-ci s’illustrent dans l’industrie, le secteur bancaire, le secteur tertiaire et dans la zone franche. Elles emploient plus de 100 000 salariés. Des forums et des rencontres sont organisés régulièrement en France pour inciter les investisseurs à venir à Madagascar. Depuis 2002, l’hégémonie française a été quelque peu remise en cause. On parle surtout des entreprises privatisées qui ont échappé à la France, en particulier l’opérateur de téléphonie Telma. En réalité, cela ne compromet pas la pôle position des intérêts français qui se sont rattrapés dans d’autres domaines.
Francophonie : charte d’Antananarivo
Le renouveau de la francophonie stipulé dans la charte d’Antananarivo est principalement la fusion de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de l'Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF). Désormais, c’est la première, une entité politique dirigée par le SG Abdou Diouf, qui va être le seul organe représentant la communauté. Abdou Diouf a rappelé que l’«on a évoqué tous les problèmes importants du maintien de la paix qui sont si vitaux ». Il s’est réjoui du fait que la Charte d’Antananarivo ait été adoptée à l’unanimité. « Nous avons été très inspirés par l’accueil, la facilité qui nous ont été réservés par le Gouvernement malgache » a-t-il déclaré. L’ancien président du Sénégal a soulevé l’importance de valeurs traditionnelles comme « le fihavanana malagasy » dans le fonctionnement d’une grande organisation internationale. Les 63 pays francophones ont tous été représentés. Les 347 délégués ont pu travailler sans aucun incident. L’horloge malgache a bien été à l’heure.
Marc Ravalomanana a fait part de ses convictions et de ses espoirs concernant l’avenir de la francophonie. Il a parlé d’une valeur ajoutée liée à la langue. La francophonie, souvent en position de deuxième langue comme c’est le cas à Madagascar, devrait générer un avantage substantiel comme le fait d’obtenir une bourse, d’accéder au savoir... « Chacun de nous doit faire des sacrifices au nom de la solidarité ». Cette solidarité francophone devrait se manifester dans le concert mondial, par exemple par le soutien aux pays en développement lors du sommet de l’OMC, l’appui aux plans et stratégies en faveur de l’Afrique. « Au-delà de la solidarité, la francophonie doit devenir une force » qui a une capacité de réaction. Se définissant comme un avocat du pluralisme, le président malgache a affirmé que le monde est riche de cette divergence entre les hommes, leurs modes de pensée et d’agir. « La francophonie nos unira-t-elle à l’avenir, je crois que oui » a réitéré Marc Ravalomanana.
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Madagascar, Janvier 2006
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