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France-Madagascar
.... une relation fondée sur l’aide au développement et l’économie
Quarante ans après l’indépendance de Madagascar, la France entretient des liens privilégiés avec la Grande Ile. Aujourd’hui, ces liens dépassent largement les domaines culturel et historique. Ils s’inscrivent dans la coopération économique et l’aide au développement. Premier partenaire, premier bailleur et deuxième communauté étrangère à Madagascar, la France se montre plus généreuse d’année en année. Les relations entre les deux pays sont au beau fixe après une courte période de brouille en 2002.
Le dernier accord en date a été signé en octobre 2005 entre Benjamin Radavidson
, ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, et l’ambassadeur de France Catherine Boivineau
. Il s’agit d’une subvention de 2,6 millions d’euros qui va servir à financer un programme de promotion des exportations étalé sur trois ans. La Chambre de commerce et d’industrie France-Madagascar va bénéficier d’une enveloppe de 0,6 million d’euros. Elle va ainsi aider ses membres à participer à des salons et autres foires internationaux. L’Office national du tourisme va bénéficier d’un fonds de 0,3 million d’euros, en passant par le projet Bamex de l’USAID, pour financer une campagne institutionnelle de promotion de la destination Madagascar en Europe.
Malgré le politique d’ouverture de Madagascar qui multiplie les relations bilatérales très développées, la France demeure notre premier partenaire et non moins premier bailleur de fonds. Elle apporte à la Grande Ile une aide annuelle de 66 millions d’euros. A cette enveloppe s’ajoutent d’autres financements dans le domaine de la coopération : pensions et aides consulaires, éducation, armée… La contribution directe de la France s’élève donc à 90 millions d’euros. Paris est aussi l’un des plus grands bailleurs de Madagascar dans le cadre d’institutions multilatérale. Ce qui porte en tout l’aide fournie par l’Hexagone à Madagascar à hauteur de 135 millions d’euros par an.
La Grande Ile a aussi bénéficié de largesses exceptionnelles comme l’annulation, en novembre 2004, de presque la totalité de la créance publique de l’ordre de 376 millions d’euros. Pour appuyer l’engagement de Madagascar dans la lutte contre la pauvreté, la France a signé un autre contrat de désendettement. L’aide publique apportée par la France sera renforcée par un fonds d’un montant de 53 millions d’euros qui est destiné à renforcer le budget du gouvernement malgache. Les dépenses publiques concernées seront la santé et l’éducation. Quelque 22 millions d’euros devront être décaissés d’ici fin 2007.
Madagascar compte près de 550 entreprises à capitaux français. Celles-ci s’illustrent dans l’industrie, le secteur bancaire, le secteur tertiaire et dans la zone franche. Elles emploient plus de 100 000 salariés. Des forums et des rencontres sont organisés régulièrement en France pour inciter les investisseurs à venir à Madagascar. Depuis 2002, l’hégémonie française a été quelque peu remise en cause. On parle surtout des entreprises privatisées qui ont échappé à la France, en particulier l’opérateur de téléphonie Telma
. En réalité, cela ne compromet pas la pôle position des intérêts français qui se sont rattrapés dans d’autres domaines.
Lors de son passage à Madagascar en juillet dernier, le président Chirac a déclaré que la France n’a pas besoin de privilège particulier par rapport aux autres pays et que les entreprises françaises n’ont pas peur de la concurrence dans le contexte économique malgache. Jacques Chirac souhaite toutefois une impartialité pour que « tout le monde soit traité de manière égale ». Il a tenu à rassurer les opérateurs français à Madagascar en rappelant que le gouvernement (français) reste attentif à la compétitivité des entreprises. En juillet 2003, la France et Madagascar ont signé un accord sur l'encouragement et la protection réciproque des investissements, qui est entré en vigueur en avril 2005. Il règne toujours un climat de confiance entre les deux pays malgré certaines incertitudes.
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Madagascar, Octobre 2005
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