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Francophonie : la conférence d'Antananarivo sous le signe de la solidarité

Publié le 03/12/2005 07:07 par elman

Francophonie
.... la conférence d’Antananarivo sous le signe de la solidarité


Le contexte de la francophonie dépasse largement l’usage d’une même langue qu’est le français. « Fihavanana », un mot bien malgache, a été la source d’inspiration d’une ère nouvelle pour les membres de cette organisation internationale dont Abdou Diouf est le Secrétaire général. Après les Jeux de 1997, Antananarivo est pour la deuxième fois associée à l’histoire de la francophonie avec l’adoption d’une charte nouvelle qui va redynamiser l’organisation.

 

 

 

Le renouveau de la francophonie stipulé dans la charte d’Antananarivo est principalement la fusion de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de l'Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF). Désormais, c’est la première, une entité politique dirigée par le SG Abdou Diouf, qui va être le seul organe représentant la communauté. L’agence de coopération multilatérale présidée par Roger Dehaybe a donc tenu la 37ème et dernière réunion de son conseil d’administration dans la ville des mille. Le nouveau, seul et grand patron de la francophonie a fait part de sa satisfaction après avoir vécu « un grand sommet » qui a permis de tracer la route que va prendre l’organisation pour les dix ans à venir.

 

 

 

Abdou Diouf a rappelé que l’«on a évoqué tous les problèmes importants du maintien de la paix qui sont si vitaux ». Il s’est réjoui du fait que la Charte d’Antananarivo ait été adoptée à l’unanimité. « Nous avons été très inspirés par l’accueil, la facilité qui nous ont été réservés par le Gouvernement malgache » a-t-il déclaré. L’ancien président du Sénégal a soulevé l’importance de valeurs traditionnelles comme « le fihavanana malagasy » dans le fonctionnement d’une grande organisation internationale. Les 63 pays francophones ont tous été représentés. Les 347 délégués ont pu travailler sans aucun incident.[NDLR : toute la bande passante de DTS/Telma y est sans doute passée] L’horloge malgache a bien été à l’heure.

Langue française

« Madagascar est très liée à la francophonie…. c’est ici que la première pierre de la francophonie a été posée », en 1966 quand le président Senghor a fait part de l’idée d’une organisation francophone. Après ce bref rappel historique, Marc Ravalomanana a rappelé la raison d’être de la communauté francophone. « Ce qui nous unit, c’est la langue française… ce n’est plus la langue française de référence comme elle l’était », car elle est supplantée par l’Anglais. « Nous continuons à la parler et à l’enseigner à nos enfants car la langue française véhicule une bonne partie de notre histoire et une grande partie de notre culture et de nos valeurs » continue le président malgache. « La langue française a influencé notre mode de vie, notre administration est heureusement, ou malheureusement, calquée sur le modèle français ». a-t-il continué.

 

 

 

Marc Ravalomanana a fait part de ses convictions et de ses espoirs concernant l’avenir de la francophonie. Il a parlé d’une valeur ajoutée liée à la langue. La francophonie, souvent en position de deuxième langue comme c’est le cas à Madagascar, devrait générer un avantage substantiel comme le fait d’obtenir une bourse, d’accéder au savoir... Marc Ravalomanana a rappelé son souhait de voir une bibliothèque virtuelle française qui pourra diminuer l’écart entre ceux qui ont accès au savoir et ceux qui n’ont pas, « c’est aussi important que le transfert de capitaux ».

 

 

 

« Chacun de nous doit faire des sacrifices au nom de la solidarité ». Cette solidarité francophone devrait se manifester dans le concert mondial, par exemple par le soutien aux pays en développement lors du sommet de l’OMC, l’appui aux plans et stratégies en faveur de l’Afrique. « Au-delà de la solidarité, la francophonie doit devenir une force » qui a une capacité de réaction. Se définissant comme un avocat du pluralisme, le président malgache a affirmé que le monde est riche de cette divergence entre les hommes, leur mode de pensée et d’agir. « La francophonie nos unira –t-elle à l’avenir, je crois que oui » a réitéré Marc Ravalomanana. Toutes les photos de la Conférence d'Antananarivo

Maherizo - Tous droits réservés - Reproduction et diffusion, même partielle, interdits
© Madanight.com - Madagascar, Décembre 2005





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