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Capoeïra
.... l’école Espelho Capoeïra do Madagascar fait ses classes
Cela fait cinq que la capoeïra cette discipline à la fois sportive et artistique est pratiquée à Madagascar. Cet art martial qui était pratiqué par les esclaves brésiliens est exprimé par la danse communiquant ainsi des sentiments divers comme la joue, la tristesse, la détresse…
La capoeïra se danse sur des rythmes de percussions et des chants brésiliens. Ainsi, les capoerïstes sont des artistes très complets car ils sont musiciens, chanteurs, acrobates, danseurs et comédiens. A part ses aspects festifs et rituels, la capoeïra permettaient aux esclaves noirs brésiliens, au sixième siècle, de se préparer en cachette aux combats. Actuellement, l’école Espelho Capoeïra do Madagascar compte quelque 120 adhérents. Ces derniers sont âgés de 5 à 55 ans et comptent des représentantes du sexe féminin. En 2003, le passage du capoerïste brésilien Claudio Basilio à Madagascar pour une semaine de résidence de création a contribué à l’évolution de la capoeïra à Madagascar.
L’école Espelho Capoeïra do Madagascar a eu deux occasions de montrer au public tananarivien le résultat d’une interprétation d’un art afro-brésilien selon une vision malgache. Lors l’édition du mois de mars de l’événement Dihy Danse du CCAC, elle a présenté “Caa-apuera” une chorégraphie de Peninha et de Angeluc Rehava. Le spectacle a mis en scène l’essence même de la capoeïra en tant que l’expression d’une lutte mais aussi d’un rite dans lequel se mêle le chant, la danse et une certaine philosophie. Il raconte la misère vécue par les esclaves, leur stoïcisme derrière lequel se cachait une intention de révolte. Derrière la détresse se cachaient le courage et la force.
Le rythme des simulations de combats est d’abord lent privilégiant la grâce dans les mouvements. La capoeira n’est pas un sport de contact. Ainsi, le coup de pied d’un danseur et l’esquive de son adversaire sont coordonnés de manière à produire un mouvement circulaire qui monte en intensité. Les percussions ou les battements des mains des autres danseurs dictent le rythme de la danse. Sur le plan de la chorégraphie, les danseurs de l’Espelho Capoeïra s’inspirent de la danse contemporaine. Pour les combats, à l’instar des arts martiaux asiatique, les capoeïristes imitent les mouvements des animaux aux caractéristiques physiques les plus diverses : les singes, les reptiles, les félins…
Les capoeirïstes de l’ECM ont aussi participé à l’événement Fiesta Analamaitso. Ils ont présenté des séquences de danse aux allures d’affrontement mettant en opposition deux adversaires. La participation de jeunes garçons et de jeunes femmes a fasciné le public. Le freestyle met en valeur les prouesses athlétiques des danseurs. C’est un peu le hip hop à la manière brésilienne. Bien que le nombre de capoerïstes malgaches soit encore limité, la discipline commence à éveiller l’intérêt des jeunes. Il faudra attendre l’ouverture d’autres écoles.
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